DES
3° Corrélativement, préciser :
a) L’élimination du brome par les fèces.
b) Les variations de la bromémié et de la chlorurie.
c) Le métabolisme intermédiaire du brome au niveau de l'estomac.
En opérant sur des sujets soigneusement choisis et parfaitement surveillés, et faisant durer les observations sur des périodes très prolongées, nous pouvions espérer apporter sur l'élimination du brome une documentation assez complète pour permettre d’en attendre des résultats nouveaux.
Si notre projet primitif paraissait important, il semblait aussi particulièrement difficile à réaliser : d’abord pour des raisons techniques, liées à la délicatesse des opérations analytiques nécessaires, ensuite parce qu’il exigeait une surveillance attentive et continue des sujets en expérience. Nous avons pu cependant aboutir et terminer ce présent travail grâce à un concours de circonstances favorables. ;
Après avoir terminé nos études de Pharmacie, nous avons continué à nous intéresser aux travaux de laboratoire dans nos fonctions de Chef du Laboratoire de l'Hôpital psychiatrique de Saint-Dizier (Haute-Marne). De plus, nous avons été très favorisée lorsque nous avons été accueillie avec une grande bienveillance par M. le Professeur A. DAMIENS, au laboratoire de Chimie minérale de la Faculté de Pharmacie de Paris. M. A. DAMIENS nous a initiée aux recherches délicates et plus spécialement à la détermination quantitative du brome des matières organiques. Ainsi, connaissant complètement tous les détails de la méthode qu’il avait antérieurement étudiée, il nous a été possible d'organiser un centre de travail au laboratoire du D' CHATAGNON, médecin en chef des Hôpitaux psychiatriques de la Seine, Chef de Service à la Maison-Blanche.
Grâce à l’organisation de cet hôpital où les malades restent en traitement pendant très longtemps, et aussi grâce à l’autorité du médecin en chef, nous pouvions être assurée que nos expériences seraient poursuivies sans aucune perturbation, même si nous jugions nécessaire de les continuer pendant presque une année sur les mêmes malades. Nous avons pu disposer de sujets parfaitement connus et définis au point de vue physiologique, les observer quotidiennement dans leurs chambres réservées, qui étaient contiguës au laboratoire.
Nous nous sommes occupée personnellement de tous les produits soumis à notre analyse, de même que nous avons