‹ L'élimination du brome de l'organisme humainChapitre 49 sur 50 · __— SUCGASTRIQUE LEE SANG TOTAL · texte numérisé non relu

__— SUCGASTRIQUE LEE SANG TOTAL

Inscription des rapports 1000 a du suc gastrique dilué et du sang total après ingestion de 33 g. de BrNa chez Ra.

Œchelle analogue à celle de la courbe 14).

L’accroissement progressif de brome atteint 281 mg.25 le 22 août (lendemain de la dernière dose ingérée), alors que la sécrétion gastrique en chlore a été de 154 mg.,9. Il y a donc bien remplacement partiel du chlore par le brome. Puis la sécrétion bromée décroît pour atteindre le chiffre normal le 24 septembre. Durant toute cette période où l’équilibre normal

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Brome/Chlore du suc gastrique était perturbé, nous n’avons vu survenir le moindre trouble fonctionnel digestif : de fortes doses de brome sécrétées par la muqueuse gastrique sont donc ponte piement tolérées par l’organisme humain normal.

Parallèlement à l’accroissement en brome gastrique, nous avons noté une augmentation de brome sanguin : il y a une similitude remarquable des courbes des rapports Brome/Chlore du liquide gastrique et du sang. L’équilibre physiologique Brome/Chlore du sang est obtenu sensiblement au même moment que l’équilibre Brome/Chlore du suc gastrique.

Envisageant un deuxième groupe de faits, nous avons fait “varier le bilan chloré de l’organisme en l’abaiïissant.

À une jeune femme de 18 ans (cas Ti..), au régime normal chloruré jusqu’au 7 août, nous avons fait absorber, du 9 au 21 août, 33 grammes de bromure de sodium par doses progressivement croissantes de 1 à 4 grammes ; en même temps, nous la soumettions au régime lacté strict : 2 à 3 litres de lait (le lait contenait une moyenne de 0 mg.,9 de brome pour 1000 et 875 mg. de chlore pour 1000). Les résultats, obtenus comme pour le cas précédent, sont transcrits dans la courbe 14 et le tableau XIV ci-après.

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Nous observons là, comme précédemment, une augmentation considérable de la sécrétion du brome dans l’estomac ; mais il y a des différences sensibles par rapport au cas Ra...

La rétention du brome paraît ici beaucoup plus intense : alors que le taux physiologique du brome stomacal est revenu dans le cas Ra.. le 24 septembre, il n’est obtenu ici que le 15 décembre, soit avec un retard de plus de deux mois et demi.

En outre, on est frappé des taux plus élevés de chlore et de brome trouvés par rapport au cas Ra... Ceci nous incite à penser que la sécrétion stomacale joue un rôle dans la répartition de l’équilibre brome-chlore circulant, car si l’on a augmenté les quantités habituelles de brome, on a en effet provoqué une chute du bilan chloré ; tout autorise dès lors à supposer qu’une plus active sécrétion de la muqueuse gastrique permet de restituer au torrent circulatoire le chlore nécessaire à la constance de son taux dans le sang. Cette sécrétion chlorebrome plus abondante dans ce cas peut s’expliquer également par le pouvoir sécréteur plus actif, plus rapide et plus énergique de glandes plus jeunes que celles du cas Ra. Ti.. n’ayant que 18 ans.

Un accroissement exceptionnel de brome est remarquablement toléré par la muqueuse gastrique normale durant plusieurs mois.

II. — Considérations générales physiologiques et thérapeutiques.

Il existe donc incontestablement dans le suc gastrique normal une petite quantité de brome.

A la suite d’ingestion de bromure de sodium, on observe une augmentation considérable de brome dans la sécrétion gastrique.

L’accroissement du taux en brome est fonction du bilan chloré de l’organisme. Il y a, quel que soit le cas considéré, une substitution partielle de l’acide chlorhydrique par l’acide bromhydrique. Le pourcentage du brome gastrique est en général plus élevé que celui du brome sanguin. En comparant les tableaux XIII et XIV on est frappé dans le XIII de la régularité de la sécrétion chlorée, et dans le XIV de l'abondance plus grande de l'acide chlorhydrique par rapport à l'acide bromhydrique, malgré l’abaissement du bilan chloré de l'organisme.

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Nous opposerons enfin les variations des équilibres bromechlore du suc gastrique à la constance relative et remarquable du chlore sanguin malgré l’afflux de brome.

Si nous insistons sur l’existence d’une sécrétion physiologique ou normale du brome au niveau de la muqueuse gastrique, ainsi que sur son accroissement très bien toléré, à la suite de prises thérapeutiques de médications bromées par l’organisme humain, c’est que de tels faits n’ont pas qu’une valeur physiologique. En effet, toute médication bromée peut être considérée comme susceptible d'accroître ou de renforcer l’acidité gastrique ; il faudra tenir compte de cette notion lors des prescriptions chez les ulcéreux ou les dyspeptiques. De même, au cours de l’administration répétée et surtout prolongée de doses moyennes de brome (soit sous forme de sels, soit sous forme de composés organiques), comme cela se fait en pathologie nerveuse, on ne devra jamais oublier la part qui peut revenir non seulement aux phénomènes d’intolérance, mais aussi aux accidents possibles au niveau de la muqueuse gastroduodénale par une hyperacidité trop prolongée.

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