RAMEAU
autres que absolument Forêt, Blan-
Elles multiplièrent avec une rapidité prodigieuse. En 1723, c'était déjà par 8, par 11, par 13, par 16 qu'il fallait compter les branches sorties depuis 80 ans d'une même souche. La population doublait en 25, en 24 en {8 ans même, suivant certains statisticiens. L'émigration percheronne serait done aujourd'hui représentée par 80,000 familles. La famille Grangnon compte à elle seule ? à 3.000 branches ! {1:.
Les familles percheronnes $'alliaient beaucoup entr'elles ; on se mariait extrémement jeune: témoins les demoiselles Couillard, mariées en 1637 à onze et douze ans.
Elles s'étaient concentrées autour de Québec. En 1723, 50 noms sur 27 des premiers arrivages se retrouvaient encore aux environs de cette ville. Les 7 autres, Tavernier, Mésange, Gaudry, Maufray, Lhomme, Gamache et Badant avaient disparu ; peut être étaient-ils fixés sur d'autres points de la colonie. On retrouve là, chez les Percherons, jusques dans leur patrie et leur vie nouvelles, quelque chose de cet attachement traditionnel au sol natal” qui est un des caractères de la race.
Mais leur honneur principal, c'est, arrivant en assez grand nombre et presqu'en bloc au Canada, à une époque où la population française n'y dépassait pas 300 âmes et était encore dans les tàätonnements et la confusion d'une colonisation naissante,
chard, Lambert, Gautherot, Beau, Lejeune, Brun, Petitpas, Doucet, Granger, Girouard, Belon, Vincent, Poirier, Gougeon, Dugas, Bertrand, Cormier, Raimbault, Richard, Lanoue, Hamon, Mouton, Dupuis, Houel, Costard, Vigneau, David, Chauvet, Mathieu, Carré, Hugon, Deslauriers, Sauinier, Lapierre, Bonnevie, Sauvage, Levron, Potel, Bourdon, Voyer, Thibouit où Thibaut, Thierry, Delorme, Hamel, Desjardins, Dufresne, Anger, Levéque, Lahave, Godbout, Dumesnil, Rouleau, Renault, Caron, Le Maître, Duval, Biré, Girard, Vivier, Beaudouin, Durand, Martel, Maignan, Chauveau, Courval, Le Sueur, Chartier, Grandmaison, Taschereau, Esnault, Saint-Aubin, Villebon, Pellerin, Tilly, Pasquier, Langevin, Bissonnet, ete
Ne croirait-on pas, en lisant ces noms, se retrouver comme en famille à 2000 lieues d'ici ?
{1} Rameau, 2° partie, p. 310, et lettre du 19 décembre 1887.
Dans une spirituelle Conférence sur le Canada à la Société des Études Coloniales et Marilimes (21 mars 1884}, M. Hector Fabre rapnorte cette jolie anecdote : « On cite un candidat qui, aux élections, fut battu par ce qu'il n'avait pas d'enfants : végligence dans son service civique Un brave citoyen lui avait dit en réunion publique: « Un député doit être comme ses électeurs, pour les représenter fidèle- « ment: nous avons tous des enfants, où sont les vôtres ? Nous voulons que notre « député s'occupe de l'avenir de nos enfants, et s'il n'en a pas lui-même, pour- « quoi s'en occuperait-il ? » (p. 3.)
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de l'avoir pour ainsi dire renouvelée et transformée; d'avoir, comme nous l’écrivait M. Rameau, dont l'autorité est si considérable en cette matière, « exercé une influence prépondérante sur son caractère, ses mœurs, ses coutumes, surtout dans les environs de Québec, à ce point qu'elle doive être regardée comme une émanation directe du Perche et portant véritablement son empreinte » (1). Influence féconde, pr'épondérance salutaire, empreinte durable, dues uniquement à l'exemple du travail et des mœurs. « L'émigration percheronne, dit encore M. Rameau (2), se distingua entre toutes les autres par ses habitudes laborieuses et sédentaires. Eile participa peu aux entrainements et aux désordres des coureurs de bois où se perdit une partie de la population canadienne. »
On trouvera dans l'histoire de provinces plus importantes et dans celle du Perche lui-même, des aventures plus éclatantes que notre émigration au Canada ; on n'y saurait lire une conquête plus honorable dans son but et dans ses moyens d'exécution, plus durable dans ses résultats, plus utile à la civilisation et dans la saine acception du mot, plus véritablement glorieuse.
Le développement industriel, agricole, politique, littéraire n'a pas été moins renfarquable au Canada que celui de la population: La valeur des terres y va toujours croissant. Les chemins de fer y ont un essor inoui. Sa marine marchande occupe le quatrième
rang dans le monde. Les fortunes s'y font autrement vite que chez
nous.., et peut-être aussi s'y défont plus rapidement. Nulle part les institutions libérales ne sont mieux compriseset mieux pratiqués ; les aspirations vers le progrès associées à un respect plus profond de la légalité.
Mais si les Canadiens sont pour la reine Victoria de fidèles sujets (3), pour les Anglais de loyaux concitoyens, ils restent pour
(1) Lettre du 19 décembre.
(31 Mot charmant d'un bon curé à son paroïissien, le quel, invité à prier pour la reine d'Angleterre, s'informait avec inquiétude s'il était bien vrai qu'elle fût
Le) l
catholique : « Je n'en suis pas tout à fait sûr; mais Monseigneur l'Evêque m'a dit « qu'elle était trop bonne pour ne pas l'être un jour ou l'autre; prie toujours « pour elle, en attendant. » (Conférence de M. FaBre.)
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nous de véritables frères. Ils aiment toujours la France avec passion ; ils écrivent notre langue, el souvent avec une pureté et une élévation que nous pourrions leur envier (1 ; ils goûtent, ils imitent notre littérature ; ils conservent fidèlement toutes les lraditions de la patrie française.
[Il n'est pas jusqu'à leurs chansons populaires, ces chansons dont on a pu dire qu'elles sont « la moelle des os d'un peuple, le pouls qui marque les battements de son cœur »,où ne se retrouve partout le souvenir de la France. Les C'antiques de Marseille, Les refrains les plus familiers chez nous : Il était une Bergère, Le Pont d'Avianon, Marlborough, "Le Roi Dagobert, se chantent sur les rives du Saint-Laurent et du Saint-Charles, comme sur les bords de la Seine, de FOrne ou de l'Huisne, à peine modifiés par quelques variantes locales, Détail à la fois concluant et charmant : c'est avec les mêmes berceuses que la mère canadienne et la mère percheronne endorment leurs petits enfants (2.
Par un hasard étrange, aucun des écrivains modernes qui se
(li La langue française est une des deux langues officielles en usage au Canada. Dans les correspondances administratives et dans les débats parlementaires, elle est employée couramment comme l'Anglais; les lois sont pubiiées dans les deux langues.
Le Canada a conservé bon nombre d'expressions du patois normand où percharon, celles-ci notamment : batterie et lasserie, pour désigner les parties de la grange où l'on bat et où l'on fusse les gerbes; (Lécenbre, La province de Québec et la Langue française ; extraits publiés dans l'Avenir de l'Orne du 9 juillet 1885).
La production littéraire au Canad: est d'une activité et d'une variété singulières, On peut s'en faire une faible idée en parcourant le Catalogue d'ouvrages en langue francaise publiés au Canada, en vente à Ia librairie Sauton (Paris, 41, rue du Bac}, septembre 187); celui de la Bibliothèque nationale, où, grâce à l'entremise de M. Alexandre Vattemare, un système d'échange entre les productions des deux pays avait été organisé dans d'heureuses conditions; enfin, une liste d'ouvrages, la plupart historiques, donnée par M. Rameau à la fin de son livre.
Beaucoup de lettrés ne connaissent de Canada, mœurs rt paysages que par les admnirabies pages de Ghâteaubriand'; c'est le voir à travers un prise plus brillant que fidèle. En 1791, il partit pour l'Amérique du Nord, Ti allait disait-il et croyait-il, chercher le passage polaire, le passage au sud-ouest du continent américain, dont la découverte préoceupait déja beaucoup d'esprits distingués, N'y allait-il pas plutôt, comme le dit Sainte-Beuve (Chdleaubriand, * leçon), chercher des sensations, des images et un champ illimité pour ses rêves ?.,. Il ne rapporta de son voyage que des impregsions qui se traduisirent en pages immortelles, Dans l'/Æssui sur les Reévolutions, dans atulu, les Nutchez, le Voyage en Amerique, les Mémoires d'outre-tombe, t. I, les souvenirs de son voyage en Amérique ne cessèrent jamais de poursuivre Ghâteaubriand. On a remarqué, avec justesse, Croyons-nous, que dans les Mutchez, œuvre d'ai'leurs simplement cbauchée et pleine de contradictions, au milieu d'admirables beautés, il s'était plutôt inspiré de l4 mytho’ ;;jie ossianique, si fort en honneur au commencement |
de ce siècle, que de celle des sauvages du Canada.
(21 Rarueny, Chants populaires des Canadiens Français, dans le journal Le Français, 19 février, 5 et 9 mars 1874.
sont occupés de l'histoire provinciale de la Normandie, du Maine | et du Perche, n'avait, je ne dis pas découvert, mais soupçonné | l'existence de ce curieux épisode. Ni Odolant-Desnos, l'infatigable généalogiste ; ni Delestang, qui passa toute sa vie dans le | Perche et lui consacra plus de 30 volumes imprimés où manus- | crits de recherches historiques et Statistiques ; ni l'abbé Fret, qui | poussait jusqu'à la passion l'amour de son pays ; .ni Pitard, das |
RIT LS pre ven Eee mer
sa compilation Fragments historiques sur le Perche, où il a passé, pour ainsi dire, au crible tout ce qu'avaient écrit ses Nil | devanciers; ni Patu de Saint-Vincent, dans son Voyage pitto- Ul ! resque ; ni M. Gouverneur dans ses intéressants Essais historiques sur le Perche (1); nile vénérable et vaillant docteur Jousset, dont les innombrables monographies ont éclairé tant de points obscurs de l'histoire percheronne ; ni les nombreux historiens du Maine, Le Paige, Renouard, Cauvin, Pesche, Le Pelletier et {ll tant d'autres, n'avaient connu la mine cachée sous leurs pas. Quelques historiens canadiens, dans leurs recherches sur lorigine de la colonie, avaient bien découvert et signalé le rôle important joué dans lémigration‘au Canada par le Perche et
les contrées adjäcentes, mais de ces découvertes rien ou presque
rien n'était parvenu jusqu à nous.
C'est à M. Rameau qu'était réservé l'honneur de remettre en lumière les liens de famille qui unissent le Canada à plusieurs de nos anciennes provinces et particulièrement au Perche (2).
Mais ses précieuses indications n'ont pas eu chez nous le reten-
tissement qu'elles méritaient d'avoir A peine M. Reclus, dans sa
Géographie de la France, les avait-il mentionnées. M. le comte
de Charencey, notre honorable confrère, les avait signalées à
l'attention de ses compatriotes (3), avec d'autant plus d'autorité qu'il habite précisément le pays qui fut le principal foyer de
{1} Au concours hippique de Nogent-le-Rotrou, 1885, en présence des envoyés d'Amérique, M Gouverneur faisait une allusion délicate et tout à fait d'a-propos à cette fraternité des deux races américaine et percheronne,
{2} M. Rameau, déjà connu par une bonne étude sur ja colonisation de l'Algérie
(1844), a publié, en 1859, sur le Canada, où il venait de passer plusieurs années,
un livre des plus intéressants et des plus remarquables: La France aux Colonies.
Etudes sur le développement de lu race française hors de l'Europe. Les Français en
Amérique. Acadiens el Canadiens. Paris, Jouby, 1859, in-8°. Histoire, statistique,
Î économie politique, il approfondit tous les côtés de son sujet, Plus récemment, il
| a donné wne Colonie féodale en Amérique, l'Acadie, (1604-1700), Paris, 4877.
M. Derome, dans le Moniteur Universel du 27 novembre 1877 et M. G. Le Vavasseur, dans le Français du 18 janvier 1879, en ont rendu le compte le plus élogieux.
(3) Journal d'Alençon, 20 févriér 1879,
, du Maine soupçonné l'infatigavie dans le ou manusjé Fret, qui tard, dahs he, où il a Lt écrit ses yage pittoais histori- ‘ur Joussel, it de points istoriens du Pelletier et S leurs pas.
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remettre en blusieurs de ie (2).
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des envoyés ait d'a-propos
n de l'Algérie sieurs années, aux Colonies.
es Français en e, statistique, récemment, il . Paris, 1877.
Le Vavasseur, s élogieux.
ot
l'émigration Percheronne. Un autre de nos confrères, M. Guslave Le Vavasseur, ami de M. Rameau, avait bien voulu me communiquer son livre et appeler mon intérêt sur ce point de notre histoire. J'ai suivi cette voie. J'ai réuni quelques documents imprimés où manuscrits ; j'ai écrit au Canada ; je me suis mis en rapport avec MM. Rameau, Fabre, Trudelle, avec plusieurs de nos confrères de la Sociélé ITistorique et les autres personnes que je pouvais supposer en mesure de me renseigner ; partout, chez tous, j'ai rencontré la plus courtoise obligeance, mais aussi le regret de ne pouvoir lever qu'imparfaitement le voile qui couvre les origines et les développements de lémigration Percheronne. J'ai trouvé un grand charme, je l'avoue, à étudier l'histoire de nos rapports fraternels avec ces populations si intelligentes, si laborieuses, si françaises, pour lesquelles la mère patrie n'a pas fait dans le passé et ne fait peut-être pas encore aujourd'hui tout ce qu'elles auraient droit d'attendre d'elle. Ce charme, les sympathies pour le Canada que j'ai ressenties plus vives à mesure que j'apprenais à lë mieux connaitre, J'aurais voulu vous les faire partager, mes chers Confrères. De là, l'ébauche improvisée, décousue, bien indigne de vous et du sujet, que vous venez d'entendre,
Ce n'est ni un tableau complet, ni mème une esquisse arrêtée. Je me suis borné à réunir quelques traits épars, à signaler à votre attention les principaux éléments à l'aide des quels il serait possible d'en reconstituer l'ensemble. Ces éléments sont partout autour de nous, et l'on peut promettre à l'avance à ceux qui voudront se donner la péine de les chercher et qni y apportèront un peu d'initiative et beaucoup de patience, des résultats qui dépasseront leurs espérances, de ces surprises heureuses qui sont le
charme et la récompense des labeurs, parfois arides, souvent ingrats, de l'antiquaire. Plus heureux que M. Rameau et moimème ne l'avons été jusqu'ici, ils retrouveront la famille, la naissance, les antécédents de Robert Giffard, ce promoteur de nos émigrations, au quel le Perche et le Canada, ses deux patries, devraient également payer le tribut public et tardif de leur juste reconnaissance. Les Archives départementales et municipales
n'offriront sans doute guère de ressources pour l'étude de ces émigrations. Si elles furent souvent collectives, elles n'eurent du moins rien d'officiel ni d'administratif; elles gardèrent du commencement à la fin, un caractère familial, patriarcal si l'on peut se servir de cette expression, féodal, privé ; elles n'en sont que plus curieuses. C'est dans les anciennes minutes des notariats de ville et de campagne qu'il faut chercher les contrats sur la foi desquels tant de nos compatriotes allèrent chercher si loin une fortune et une nouvelle patrie. Les vieux actes de mariages, de baptèmes ou de décès ne mentionneront que bien rarement les départs ou les retours ; mais parmi ces actes, ou sur les marges el les gardes des registres qui les contiennent, il est impossible de ne pas trouver quelques-unes de ces notes où le vieux curé mentionnait parfois les événements importants dont sa paroisse était le théâtre, longéfités, froids rigoureux, inondations, pestes, famines, passages de troupes, constructions et réparations d'églises ou de chapelles : source d'information trop négligée et souvent bien précieuse. Les gardes des registres notariaux offrent assez souvent des notes du mème genre. Dans les archives des vieilles familles, non pas seulement seigneuriales, mais modestement bourgeoises, on trouvera des actes, des documents concernant l'émigration de leurs ancêtres, peut-être des correspondances de ces Francais, de ces Percherons d'outremer qui gardaient chèrement, tout le prouve, dans les forêts de l'Amérique, au milieu des dangers et des travaux de leur vie nouvelle, le souvenir de la France lointaine, du Perche et de la paroisse natale. On peut aussi supposer que dans les Archives des Missions, dans celles de nos maisons religieuses d'hommes ou de femmes, dorment ignorées quelques correspondances de ce genre.
Permettez-moi, mes chers Confrères, de vous citer, en terminant cette lecture, un passage d'une conférence sur l'activité humaine, faite à Québec par M. Étienne Parent, un de nos compatriotes, un de nos frères d'outre-mer. Ce sera tout à la fois le complément de l'hommage que j'ai essayé de leur rendre, la justification de ce que je vous ai dit de la manière haute et ferme avec laquelle ils continuent à parler et à écrire notre langue, et
tude de ces n'eurent du nt du comsi l'on peut elles n'en ninutes des les contrats chercher si es de mariae bien rares, ou sur les uent, il est notes où le ortants dont ux, inondatructions et mation trop es registres wenre, Dans igneuriales, s, des docueut-être,des ns d'outreles forèts de de leur vie the et de la s Archives
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ire, la juse et ferme langue, et
enfin un éloquent appel à ces sentiments d'union, de prosélytisme,
de dévouement à la science el au progrès que, dans sa modeste
sphère, notre Société Historique essaie de mettre en pratique : « Dieu en nous donnant une intelligence capable de pénétrer
jusqu'à un certain point dans les secrets de la nature et de s'éle-
ver jusqu'à l'idée de l'Étre suprême, a voulu que l'homme l'étudiàt lui-même ainsi que ses œuvres. De plus, en implantant dans le cœur de l'homme le germe de la bienveillance, Dieu a voulu que l'homme fit du bien à ses semblables, et en lui inspirant'le sentiment et l'amour du beau, il a voulu que l'homme cultivàt les arts ; il a voulu en un mot que l'homme fut savant, bienfaisant et artiste. Sans cela, le plus bel œuvre du créateur, l'homme aurait été créé ce qu'il est, sans but, sans fin, sans objet. Le travail, l'obligation du travail expliquent seuls la présence de l'homme sur la terre, quant à son existence terrestre. »