LE LUXE
La toilette des cultivateurs— La toile et l’étotte du pays disparaissent—La soie, le chali et 1cs robes les plus riches.
E luxe joue un grand rôle dans l’émi-
: gration canadienne ct on peut le considérer comme une des-principales causes de cet exode déplorable. :
Depuis quelques années, les progrès du - luxe ont été vraiment remarquables dans nos campagnes, luxe: sur l’ameublement
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8 L'ÉMIGRATION 4 des maisons et luxe sur les voitures, et les ravages qu’il exerce sont on ne peut plus désastreux pour la classe agricole.
Il y a trente à quarante ans, la toilette des cultivateurs était très simple.
La laine des moutons et la toile du pays servaient presque exclusivement à la confection des vêtements. Les hommes et les femmes se chaussaient de bottes et
- de souliers sauvages et se coiffaient d’un chapeau de foin ou de paille ; en hiver, E bien entendu, ils remplaçaient les cha- L peaux par des casques de peaux de mou- :
ton teintes, ou de chien noir, ou de renard j que l’on prenaït dans des collets. La toilette du dimanche était un peu plus | soignée. Les hommes portaient des habits :
d’étoffe du pays teinte en noir, et les femmes fabriquaient au métier des. robes de petite étoffe qu’on aurait cru tissée dans une fabrique américaine ou éuropéenne.
. Un ruban noir où bleu, le plussouvent un simple padou en formait toute la garniture