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“ Eh bien ! Canadiens de la mère-patrie,
qui nourrissez l’intention de venir ici à la recherche de travail manuel, renoncez à vos projets, car vous n’en trouverez pas à votre, disposition ; et même il est défendu à toute personne, société ou corporation de vous en procurer.
‘ Cette restriction ne s’applique pas cependant aux matelots ou autres employés de marine et de chemins de fer qui sont obligés de passer la frontière ponr attein dre :: terminus de leur ligne.
‘ Une taxe de 50 centins est aussi imposée à tout émigrant comme droit d’entrée. Et tout citoyen qui part d'ici pour retourner demeurer au Canada perdra ses droits de citoyen, et, s’il revient, il sera considéré comme “ misdemeanor ” c’est-àdire coupable de contravention pour cette offense,
“ La section 6 porte que toute violation à
ces actes devra être punie par une amende
de $600 ou par un emprisonnement d’une
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contrevenu à cette loi devra être renvoyée au lieu d’où elle vient.
4 Telles sont les restrictions que com-
porte la nouvelle loi contre l’émigration.
Que ça nous décourage, ot il y a tant de
‘“ Cette loi est-elle juste, opportune, n'est-elle pas quelque peu draconienne ?
Qu'elle soit ce qu’elle voudra, c’est la loi du pays ; il faut s’y soumettre, surtout nos compatriotes du Canada, qui y sont spécialement concernés.”
À la date du 10 avril dernier, une jeune femme canaGienne qui demeure aujourd’hui à Manchester, N. H., écrivait à ses parents du Canada une lettre vraiment touchante, dont nous reproduisons le passage suivant :
‘Je vous assure que c’est bien décourageant :il n’y a pasla moitié des moulins qui travaillent, et ils parlent d’arrêter le reste pour l’été encore. Je vous assure
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