‹ L'émigration, ses principales causes [microforme]Chapitre 24 sur 25 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

en faisant cesser les maux qui se sont glissés dans la classe agricole.

Aujourd’hui, nous le reconnaiïssons

avec bonheur, les causes que nous avons signalées dans le cours de cet ouvrage,

exercent beaucoup moins de ravages qu’autrefois. Les cultivateurs ont compris, pour la plupart, qu’ils devaient s’instruire dans l’art agricole pour arriver au succès ; ils ont compris que la paresse leur a été bien préjudiciable ; enfin, ils ont compris qu’ils devaient pratiquer l’économie pour entrer dans la voie du progrès et de la prospérité. Et quelle a été la conséquence de toutes ces améliorations ? C’est que l’émigration a diminué et qu’une ère d’aisance a commencé à luire pour la classe agricole.

Comme conclusion, nos cultivateurs se sont dit : Restons au pays et nous y

serons plus heureux que sur la terre étran-

gère.

--Le Canada n’a rien à envier aux autres 7É

pays, et nous avons un vaste champ à exploiter. Que de. millions de colons pourraient s’établir dans les belles vallées du lac St-Jean, du lac Témiscamingue, du lac Nipissing et dela rivière Matapédia, dans le Manitoba et le Nord-Ouest !

Quittons donc les manufactures américaines où notre santé s’étiole comme une fleur privée des rayons bienfaisants du.

soleil, et emparons-nous du sol, si nous voulons être un peuple fort, grand, heureux et prospère. :

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