‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 53 sur 90 · MARCHE A TRAVERS LES FAHADIS · texte numérisé non relu

MARCHE A TRAVERS LES FAHADIS

sol, et renfermant le gypse, le pétrole et le naptiie. On n'y rencontre que l'absinthe odoriférante. Des Arabes nomades, des troupeaux d'autruches parcourent ces mornes solitudes.

Cependant il j a dr.; Ihiiclies ut verdoyantes uasis dans ie voisinage des cours d'eau qui déposent sur les bords un limon qui les féconde. On les appelle, en langue persane, des paradis, c'esto-dire des jardins.

fleuve : là, en effet, il serait à l'abri de toute surprise et trouverai! l'abondance et le repos. Les paradis marquaient à l'avance les étapes de son expédition.

Il passe en loulr hûlc 1>: !>;r;m<\ Zab. Modérant son élan, alin de ménager ses troupes, il envoie en avant les cavaliers arii émeus qui surprennent plusieurs postes ennemis et quatre ponts sur le petit Zab (1). Ce second obstacle Franchi, il s'élablit dons le paradis d'Yesdem, annonce une halte de quelques jours, et célèbre avec une gronda solennité la lele de Noël, en présence

|1) Théopbane, I, p. 492. — 31 décembre.

des Muges et des sectateurs de Zoroastre.

Cependant Chosroès, qui vient d'apprendre la déroule de Ninîve, envoie deux messages, l'un à Gundarnaspe pour lui prescrire de surveiller les Romains, l'autre ù Sarbar pour le ramener de Chalcédoine vers Clésiphon. Héraclius intercepte celte dernière lettre et la supprime. Dans un billet, qu'il dicte à l'un de ses scribes les plus habiles, il annonce au Sanglier Koyal «que l'Empereur est défait et poursuivi par les Perses, et que le meilleur parti est de continuer à ravager le territoire

cachet du grand roi, et charge un transfuge do mener à bonne fin ce nouveau stratagème (1).

La ruse était fort bien ourdie, à coup sur.

Peu importait a Héraclius que Sarlïar eût la vaine satisfaction de camper devant Conslunlinople , égayée |;eut-élre de ce spectacle nouveau, de celte morgue et de celle impuissance. Mais il avait grand intérêt a ne pas se mesurer avec une armée nombreuse, dans une région inconnue.

L'approche dé Gundarnaspe le décida à Se porter du petit Zab à la Torna. II ravagea

(1] Nicépboro, p. 19.

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