LE POÈME DE IA CREATION
Les tâtonnements, les hésitations de ce penseur lui font pitié (1). » Ne sais- tu pas, ô incomparable écrivain, que si lu osais dire la moindre chose d'un moucheron , un seul de ses frémissements, une seule de ses piqûres te mettrait en fuite I n «Décidément, c'est aux Proclus de se taire et aux paysans île parler ! » (2} Porphyre « a une langue aisizai«iiisé(;, mais il est rempli de contradictions; il donne en plein dans des fictions mensongères ; il rencontre des prés verdoyants, mais il moissonne des ronces (3). » On expose, pour la livrer au ridicule, la théorie d'Arislole sur la grêle, dont on l'accable avec une joie mal dissimulée (4], On le noieudans (e flotde ses syllogismes Oi}. » Onlerenvoie, comme un écolier, à Platon . honteux de son plus bel ouvrage 1
Celte critique irrévérencieuse des plus beaux génies est un signe des temps. Mais la fin explique les moyens. Parfois, les vues de Pisidès sont
(l) Efoi., tmmtl, ioruTipi i.crjiîtr.:.
HsroEffltrsn, v. 68.
(1) hfMl OfAlJlM Ht klÛAm «-[fiTM.
Id., i. 69.
(3) Id., V. iOiicI suivants.
. (5) O mO,i-iioji;.v fum'liiîi m juin,