‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 74 sur 90 · IV. Le plan d'Abon-Bekr · texte numérisé non relu

IV. Le plan d'Abon-Bekr

Abou-Bekr comprît que le meilleur moyen de préserver i'l etc ff>:ii plt'Lor l'unité Je l'Arabie était d'eniratner ses compatriotes dans une guerre de religion. Il prêcha la guerre sainte. Il compta 12i,Ci0u Musulmans en étal de porter les armes. Quand il vit leur foi et leur élan, il ne douta pas du triomphe. Il dressa alors un plan de conquête. Avec un coup d'œil qui l'honore, il vit qu'il fallait attaquer simultanément les deux empires limitrophes de l'Arabie et rendre inutile l'alliance récemment consommée enfre le conquérant de la Croix et l'héritier de Chosroès. Abou-Obéidah remonterait le Jourdain, Khaled l'Enphrate, e( les deux généraux de l'Islam se donneraient la main au nord de la Syrie. Le kalife adressa aux chefs et aux soldais la proclamation suivante Lorsque vous rencontrerez l'ennemi, combattez vaillamment, mourez plutôt que de tourner le dos. Ne tuez ni les vieillards, ni les enfants, ni les femmes. Ne brûlez point 1rs blés, ne détruisez pas les palmiers. Epargnez les monastères, et ces hommes qui vivenl dans la retraite, voués

338 CHAI'ITRE VINGTIÈME.

au service de Dirft. Mais les membres de la synagogue de Safari qui portent la tonsure, fendez-leur la I6le et ne leur faites point do quartier, à moins qu'ils ne se fassent musulmans ou qu'ils ne consentent à priver tribut. »

Ces mots « morl aux prêtres, respect aux moines, conversion, tribut "indiquent d'une manière bien nette le caractère de ces luttes, où l'humanité se montre à coté du fanatisme et de l' intérêt.

PKHHIEBE CAUPASKB DE SÏE1E : BATAILLE d'aÏZNADIK..— HEBACLUH »*nnni AVEC LA CROIS. — ACCÈS DE FOUB

I,'armée d'Alwm-Obéidah sot-lit du désert de Pharan , divisée en douze Iribns à la manière des anciens Israélites (i). Le souvenir de Moïse, non moins que celui do Mahomet, inspirait les envahisseurs qui comptaient un grand nombre de. J iiîls dans leurs rangs. Ils suivaient un itinéraire déjà célèbre dans l'histoire de la race do Sein. Ils marchaient contre les (irecs comme leurs ancêtres avaient marche contre les Ama-

A cette nouvelle, l'Empereur sortit de sa retraite d'Édesse , et s'établit à Damas (fin 632). Il organisa la défense, mais ne songea pas à commander ceux qui allaient mourir pour lui. Il n'avait plus la Toi ardente et irrésistible qui Tanimait dix ans auparavant, lorsque

(I) Voir U Chrouksi» armlaiiuns de M. Bvhurier,

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