‹ L'empereur Héraclius et l'Empire Byzantin au 7. siècleChapitre 77 sur 90 · CHAPITRE ÏIIIGT-TEOISIÊME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏIIIGT-TEOISIÊME

L Le kallfe Omar : son plan de campagne opposé b celui d'Heracllua.

Pendant qu'IIéraclius organisait la défense contre les Avares, Omar organisait l'attaque contre les Grecs. Le nouveau kalile avait été désigné par Mahomet lui-même, commo le plus éminent adepte de l'Islam: t Si un prophète était encore possible, disait-il avec admiration et avec espoir, ce serait Omar, » C'était o le témoin lidi'le », • le prédesliiié, «Sa conversion soudaine et miraculeuse avait fait présager un nouveau saint Paul. Eu réalité, il Tut le fondateur de l'empire musulman.

Malgré l'élan cl l'enthousiasme des Arnhes, l'Islam s'attardait a 'une conquête brillante,

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mais laborieuse el mat dirigée. Les délices du paradis de Damas corrompaient et énervaient les guerriers nui adoptaient les usages et les mœurs des Orientaux. Gomment fournirait-on l'immense carrière qui restait Et parcourir dans tous les sens? Khaled, «l'Épée de Dieu, » dont l'indiscipline rlnil proverbiale aussi bien que l'héroïsme, commettait d'atroces cruautés ; il inspirait parfois à ses plus lâches ennemis un désespoir effrayant. Rappelons l'attaque du monastère d'Abilkodos, ou furent massacrés des milliers de Chrétiens saintement recueillis autour de deux jeunes fiancés et d'un cénobite révéré (i).

Abou-Bekr comprit que le kalifat avait besoin • du Prince des fidèles. ■ Omar fut, bien malgré lui, investi de la suprême dignité politique et religieuse : il la remplit avec plus d'autorité que Mahomet lui-mairie. C'est que son fanatisme puritain le plaçait bien au-dessus des passions et des jouissances vulgaires. Tandis que la plupart évoquaient, .111 sein des combats, «les houris aux yeux, noirs), sacrifiant leur vie pour des jouissances toutes corporelles, il méprisait • les délicatesses de ia Syrie, » «les joies passa-

(I) Voir Ocklsj: ffiitbfttdu&mwwf, Liai II.

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