‹ L'Emphysème Sous-Cutané Dans Les Pneumonies De L'EnfantChapitre 11 sur 21 · STADE · texte numérisé non relu

STADE

la face, tuméfiant considérablement les paupières, le tissu cellulaire de la paroi thoracique, du dos et de la paroi abdominale. Tout le corps était envahi à l'exception du front, du cuir chevelu et des membres.

Le soir, l'enfant mourait, sans avoir présenté d’autres phénomènes dignes d'être notés.

A l'autopsie, nous avons remarqué que le tissu cellulaire était beaucoup moins distendu par l'air que pendant la vie.

Seul le tissu cellulaire du cou était fortement distendu par l'air, qui infiltrait à la fois le tissu conjonctif sous-cutané et le tissu inter-musculaire. J

A l'ouverture du thorax, les plèvres étaient saines, sans adhérences.

Aux poumons, en plus des lésions broncho-pulmonaires généralisées, avec hépatisation de tout le lobe inférieur du poumon droit, on voyait : sur le poumon droit, à la partie moyenne de la surface, trois grosses bulles d'air saillantes, de la dimension d'une amande. Sur la face médiastinale de ce poumon, trois autres traînées vésiculeuses de la grosseur d'un porte-plume.

Sur le poumon gauche, avec des lésions d'emphysème alvéolaire très étendues, il existait une seule bulle d'air saillante à la surface, du volume d’une noix. Cette bulle d'air, située près du diaphragme, se prolongeait en haut par une traînée vésiculeuse longitudinale.

Le tissu cellulaire des médiastins antérieur et postérieur était distendu par de l'air.

Il a été impossible, par l'insufflation des poumons placés dans l’eau, de retrouver la perforation alvéolaire.

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