‹ L'Emphysème Sous-Cutané Dans Les Pneumonies De L'EnfantChapitre 19 sur 21 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic de l’emphysème généralisé est grave, nous devons même dire très grave, puisqu'il se termine, le plus souvent, par la mort.

Roger, qui rapporte une vingtaine de cas d’emphysème sous-cutané, dans diverses affections thoraciques, ne signale que 4 cas de guérison, dont un seul au cours de broncho-pneumonie. Plus tard, Natalis Guillot en rapporte également 3 cas, tous trois mortels.

«our une dizaine d'observations d’emphysème souscutané, ‘au cours de broncho-pneumonie ou de pneumonie que nous avons pu réunir dans la littérature médicale contemporaine (Baudelocque, Merklen, Huchard, Gaillard), nous avons trouvé 6 cas mortels. Par conséquent, l'observation de M. Aubertin est des plus intéressantes par le fait de la guérison fout à fait inespérée du malade, malgré la généralisation de l’emphysème et l’intensité de la broncho-pneumonie. Cette gravité toute particulière tient-elle à l’emphysème lui-même ? Nous ne le croyons pas. Nous né pensons pas que la complication de l’emphysème aggrave à ce point la situation. En effet, les symptômes généraux ou locaux observés ne sont pas suffisants pour ‘expliquer à eux seuls la mort qui est due certainement. plus à l’extension de la broncho-pneumonie ou

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de la pneumonie, qu'à la pénétration de l’air dans le tissu cellulaire. D'autre part, les cas d’emphysème généralisé, d’origine traumatique, terminés par guérison, Sont fréquents et nous donnent la preuve de la bénignité propre de ce symptôme.

On peut donc dire, avec Roger, que, le plus souvent, ce n’est pas l’infiltration aérienne qui tue, mais l'affection pulmonaire; qu’en tout cas on la rencontre dans des affections très graves par elles-mêmes et que l’emphysème ne fait que hâter la terminaison fatale.

Enfin, Fritz Fôrster déclare que, dans les cas mortels, il ne se passe pas plus de quarante-huit heures entre l’apparition de l’emphysème et la mort. En effet, dans les cas où la maladie s’est prolongée, l’emphysème s’est complètement résorbé; et cela va avec l’opinion de Roger que l'espoir d’une issue favorable est toujours meilleur si l’emphysème dure plus de quatre jours.

Nous devons maintenant nous demander ce que deviennent ces gaz et s’ils ont une action nuisible sur nos tissus ? Le plus souvent c’est l’air atmosphérique qui constitue l’emphysème et l’expérience journalière a démontré sa parfaite innocuité. Done, ni inflammation, ni gangrène êt l’air infiltré disparaît peu à peu sans laisser de traces considérables de son passage. ?

La raison de cette facile résorption est, sans aucun doute, son asepticité et tout au moins s’il est septique, au point de pénétration, il se fait une sorte de filtration microbienne qui l’empêche d’être nocif pour ies tissus situés au delà.

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