CHAPITRE Vil. 3Î
< voisine, on y forma un lac et on lâcha l'eau tout à
< coup ; elle vint en quantité, avec beaucoup d'air, [< et éteignit le feu. Ce fut une dépense d'environ :< trente mille francs, somme considérable en Chine.
« Aun pied sous terre, sur les quatre faces du puits
< sont entés quatre énormes tubes de bambou quiconi< duisent l'air sous les chaudières. Un seul puits fait i< cuire plusde trois centschaudières; chaque chaudière M a un tube de bambou, ou conducteur du feu ; sur la u tête du tube de bambouest un tube de terre glaise, « haut de six pouces, ayantau centre un trou d'un pouce « de diamètre; cette terre empêche le feu de brûlerie « bambou; d'autresbambous, misendehors, éclairent « les rues et les grands hangars. On ne peut employer (f tout le feu ; l'excédant est conduit par un tube hors « de l'enceinte delà saline, et y forme trois cheminées, « ou énormes gerbes de feu, flottant et voltigeant à deux « pieds de hauteur au-dessus de la cheminée. La surit faceduterraindela cour est extrêmement chaude, et M brûle sous les pieds ; ea janvier même tous les ouït -vriers sont à demi nus, n'ayant qu'un petit caleçon M poursecouvrir.J'aieu, comme tousiesvoyageurs, la t< eu riositéd'allumerma longue pipeau feu du volcan; « ce feu est extrêmement actif. Les chaudières de fonte « ont jusqu'à quatre ou cinq pouces d'épaisseur ; elles « sont calcinées et hors d'usage au bout de quelques a. mois. Les porteurs d'eau salée et des aqueducs en tu- « bes de bambou fournissent l'eau ; elle est reçue dans « une énorme ciieroe, et un chapelet hydraulique, << agité jour et nuit par quatre hommes, fait monter « reau,(lan8 un réservoir supérieur, d'où elle est con-
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32i L'EMPIRE GBINOIS.
Il duite par des tubes et alimente des chaudières.
« L'eau évaporéee en vingt-quatre heures, forme un f pâté de sel de six pouces d'épaisseur, pesaut environ « trois cents livre; il est dur comme de la pierre. Ce sel « est plus blanc que celui de Ou-tong-kîao, et prend « moins au gosier; sans doute que le charbon qu'on << emploie à Ou-tong-kiao ou même la différence de <( l'eau salée, produit ces variantes. L'eau de Tse-liou- II tsîng est bien moins saumàtre qu'à Ou-tong-kiao; « celle-ci produit jusqu'à trois onces et même quatre « onces de sel par livre; mais à Ou-tong-kiao le charbon « est cher, an lieu qu'à Tse-Iiou-tsing le feu ne coule <( rien ; d'ailleurs ces deux pajs vendent leur sel dans « des villes différentes, et des douaniers empêchent de Il troubler cet accord approuvé par le gouvernemenl.
« J'oubliaisdevousdirequecefeuueproduitpresque « pas de fumée, maisune vapeur très-forte de bitume. Il que je sentis à deux lieues loin du pays ; la flamme « est rougeàtre comme celle du charbon ; elle n'est « pas attachée et enracinée à l'orifice du tube, comme Il le serait celle d'une lampe; mais elle voltige environ H à deux pouces de l'orifice, et elle s'élève d'environ « deux pieds. Dans l'hiver, les pauvres, pourse chauf- (I fer, creusent en rond le sable à environ un pied de H profondeur ; une dizaine de malheureux s'asseyent II autour; avec une poignée de paille ils enflamment « ces creux, et ils se chauffent de cette manière aussi « longtemps que bon leur semble; ensuite ils comblent « ce creux avec le sable, et le feu est éteint. »
D'après cette relation, on peut se faire une certaine idéedu caractère de l'industrie des Chinois; les sciences
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