CHAPITRE VIII
AnïTée k Pi-toung, Tille frontière de l> prorince da Hon-pé, — Bu- Dieii* littéraires. — Ctractère du bachelier cliinois. — CondiliOD dw écriraini. — I^angoe écrite. — Langne pariée. — Conp d'txii snr la littératnre chinoise. — Le Céleste Empire est une Immenae l)ibliDtbèqne. — Étude da cbinoia en Eorope. — EmbarqnemeDt mr le fiauTe Bien. — Douane de sel. — Haodtirin contretKUidier. — Argomentation avec le préfet de I-tchang-rou. — Cq mandarin vent aona enchaîner. — Système des douanes en Cliïne. — I-ton-hien, ville de troisième ordre. — Aimable et intéressant magistrat de cotte rills. — Connalasanees géographiques des Ciiinois. — Récit d'nn Toyagenr arabe en Chine, dans le neOTième siËcle de l'ère chrétienne.
Après avoir laissé leSsë-tchoueD derrière nous,quelques heures de marche nous cooduisireot jusqu'à Patoung, petite ville de la province du Hou-pé. Quoique n'étant plus dans uu pays soumis à la juridiction du vice-roi Pao-hing, nous fûmes reçus comme nous l'avions été dans toutes les villes du Sse-tchouen ; car notre feuille de route devait conserver sa valeur et son autorité jusqu'à Ou-tchang-fou, capitale du Hou-pé. Les autorités de Pa-toung nous traitèrent donc avec le cérémonial accoutumé ; mais, à peine arrivés, nous remarquâmes une transformation subite, une métamorphose soudaine parmi les gens de notre escorte ; mandarins, satellites, soldats, tout le monde avait changé de ton et de manière avec cette souplesse qui estle fond du caractère chinois. Nosgensétaientd'une tranquillité etd'uoe
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