‹ L'empire chinoisChapitre 144 sur 154 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Jamais, en effet, nous n'avions vu un voyage exéculé avec plus d'agrément. D'abord la route était un spectacle, un divertissement perpétuel, et nous jouissions, en outre, d'une température tolérable ; la nuit n'était pas, il est vrai, d'une eitrôme fraîcheur, mais, au moins, nous pouvions respirer et nous sentir vivre.

Vers une heure du matin, nous vîmes venir vers nous une illumination qui, sauf les torches résineuses, était assez semblable à!a nôtre. Quand eltesse furent jointes, elles se mêlèrent, se confondirent, et puis marchèrent ensemble. Nous étions arrivés aune petite ville de troisième ordre, où nous devions nous arrêter pour dîner. Le magistrat du lieu, qui nous attendait, avait eu l'attention de nous envoyer fous les porte-lanternes de son tribunal, pour nous faire la conduite. Le service avait été si bien réglé, que nous n'éprouvâmes pas une minute de retard. Nous trouvâmes le dîner servi à point ; tout le mondé fut d'un excellent appétit, et, après avoir salué les fonctionnaires qui étaient venus nous tenir compagnie^ nous reprîmes notre pérégrination nocturne.

Nous arrivâmes au relais avant le lever du soleil. Dèsque nous fumes installés dans le palais communal, nous reçûmes quelques visites des mandarins, et puis, sans nous mettre en peine de la non-coïncidence de l'heure, nous soupâmes de manière à ne pas laisser du tout soupçonner à nos amphitryons que nous avions déjà fort bien dîné à une heure du matin.

Le moment où les moustiques ont l'habitude de se coucher éiant arrivé, nous allâmes nous mettre au lit. L'observation de .Wei-chan fut trouvée extrêmement

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juste ; ces redoutables moucherons qui, après avoir vagabondé pendant toute la nuit, avaient sans doute besoin de repos, nous laissèrent dormir d'un paisible et profond sommeil jusqu'à la an du jour.

Nous suivîmes ce nouveau régime, et nous nous en trouvâmes mieux ; mais nos forces avaientété tellement épuisées par de si longues fatigues, qu'étant tombé séneusemeut malade à Kuen-kiang-hîen, ville de troisième ordre, nous dûmes interrompre noire voyage.

FIH DU TOME FBBHIBH.

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