CHAPITRE IV
ilnoiisquestionnaitsurnoshabitudes^nousnepensioas pas qu'il avait en vue de nous faire retrouver en Chine quelques-uns des agréments de Qotre patrie. Nousavons, en général, trouvé des sentiments plus nobles et pius élevés chez lesManlchoUsque chez les Chinois ; toujours plus de généiosité et moins de fourberie. Au moment 011 les Tartares-Mantchous sont sur le point d'être chassés de la Chine, et où on les attaque si violemment dans tous les écrits qui parlent de l'insurrection chiaoise, nous croyons devoir leur rendre ce témoignage ÎDspiré par la sincérité et la justice.
Après une courte halte au palais communal, nous nous remîmes en route, et nous arrivâmes un peu avant la nuit à Kien-teheou, ville de second ordre. Nous n'étions encore qu'à notre premierjour de marche, et déjà nousavionstrouvél'occasiondenousfâchercontrenotre conducteur, le mandarin Ting ; nous eûmes bien garde delalaisser échapper. Chemin faisant, nousnous étions aperçus que les palanquins à notre usage n'étaient pas ceux qu'on nous avait montrés, avant notre départ, au tribunal du juge de paix, et qui étaient parfaitement à notre convenance. Maitre Ting avait reçul'argentnécessaire pour les acheter, mais il avait malheureusement succombé à la tentation d'en garder la moitié pour lui, et, avec le reste, de faire raccommoder et vernisser à neuf deux vieux palanquins étroits, disloqués, et si incommodes, que nous avions eu beaucoup à souffrir durant le peu de temps que nous y avions passé. Ce n'avait pas été assez pour maître Ting de spéculer sur les palanquins, il voulait gagner encore sur les porteurs. Selon qu il avait été convenu, nos palanquins devaient être à
Dg.l.z«lt,,CoOgle
184 L'EMPiae CBIN0I5.
quatre porteurs, et le rusé conducteur avait cotAbioé les choses de maDÎère à n'en mettre que trois seulement, deui devant et un derrière ; de cette façon il économisait â son profit le salaire de deux porteurs, t'ne pareille tricherie n'avait pas trop de quoi noua surprendre ; nous.savions depuis longtemps que les Chinois ne sont pas de force à suivre invariablement la ligne droite, et qu'on est souvent forcé de les y ramener; mais, dès le premier jour, commencer ainsi à aller tout de travers, ce n'était pas de boa augure.
Surle soir,comme nous prenions le théeu commun, nonsdimesà notre conducteurquenousavionsarrè té UQ projet pour le lendemain. — Oh! je comprends, je devine, dit-il avec l'air satisfait d'un homme qui se croit une grande sagacité, vous n'aimez pas la chaleur, et vous désirez partir demain de bonne heure, afin de jouir de la fraîcheur du maUn ; n'est-ce pas que c'est cela? — Pas le moins du monde. Demain tu partiras seul et tn retournerasàTching-tou-fou. — Est~«eque,par hasard, vous auriez oublié quelque chose d'important? — ^om n'avons rien oublié. Tu retourneras, avons-nous dit, à Tching-tou-fou ; tu iras trouver le vice-roi et tu lui annonceras que nous ne voulons plus de toi. Nous prononçàraescesparolesd'unemanière si sérieuse, que maitreTingnepouvaitassurémentavoirlapeaséedcles prendre pour une plaisanterie. Il se leva brusquemeol et se mit à nous contempler bouche béante, et d'un air stupéfai t. Noua continuâmes : Tu diras donc au vice-roi quenous ne voulons plus de toi etque nous le prions de nous envoyer un autre conducteur ; et, si le vice-roi te dcinaode pourquoi nous ne voulons plusde toi,- tu pour-
u3i.z.iit>,Coogle
ras lui répondre, si cela te fait plaisir, qiie c'est parce que tu nous as trompés en nous faisant partir avec de mouvais palanquins qne nous n'avions pas choisis, et en supprimant deux porteurs. — C'est vrai! c'est vrai! s'écria maître Ting, chez qui les esprits vitaux s'étaient un peu remisen circulation, je me suis bien aperçu, en chemin, que ces palanquins n'étaient pas faits pour des gens de votre qualité. Ce qu'il vous faut à vous, ce sont de beaux et bons palanquins à quatre porteurs; qui pourrait en douter? Ce matin j'ai bien remarqué que, dans la maison du juge de paix, il ^ avait de la confusion ; les choses n'ont pas été faîtes conformément à la droiture. Le Trésor caché est un homme qui aime le lucre, personne- ne l'ignore; mais pourquoi pousser l'avarice jusqu'à vous fournir des palanquins qui ne sont pas convenables; c'est faire preuve qu'on tient bien peu à son honneur et à sa réputation. Nous autres nous ne sommes pas des gens de cette espèce; nous allons nousappliquerà ré parer le péché du Trésor caché, nous substituerons de bons palanquins aux mauvais. Ce discoursfctaitparfaitefflentchinois, c'est-à-dire un mensonge d'un bout à l'autre ; vouloir le réfuter eût été se donner de la peine sans résultat. — Seigneur Ting, dîmes-nous, nous savons à quoi nous en tenirau sujet de cette fraude ; du reste, peu nous importe de connaître celui qui a volé l'argentdespalanquins; en aurons- nous d'autres? voilà la question. — Oui, certainement : estce que des personnages comme vous pourraient aller de cette façon? — Quand les aurons-nous? — Tout de suite... demain. — Fais bien attention à ce que tu dis; ne dilate pas ton cœur et tes paroles outre mesure. —
Dg.l.z.ilt>,G00g[c
186 L'BHPIRB CHINOIS.
Demain, sans plus de retard, vous aurez de meilleurs palanquins ; nous arriverons à un endroit considérable où le voyageur trouve tout à souhait. — Puisqu'il en est ainsi, nous partirons ensemble.
Lelendemain, dès que l'aube parut, on nous annonça que toutétait prêt pour le départ: nous entrâmes dans nos étroites prisons cellulaires, et après mille circuits à travers les rues de la ville, le cortège arriva à un grand port, sur les bords du fameux Yang-tze-kiang (fleave fils de lamer) que les Européens nomment fleuve Bleu. Maître Ting s'approcha de nous et nous dit le plus gracieusement du monde que la route par terre devant être longue, difficile, montueuse, semée de précipices et de gouffres, il avait eu la bonne pensée de louer une barque, afin de noua rendre le trajet plus commode, plus agréable et plus rapide. Au fond, cela nous allait, nous arpentions la terre ferme depuis si longtemps, qu'une petite navigation devaitnécessairementnoussourire.Le ciel pur etsereinnousprésageaitunedélicieuse journée, et nous savourions déjà, par avance, le bonheur de nous sentiremporlés parle courrantmajestueux du plusbeau ûeuve du monde, pendant que nous contemplerions h loisir les splendeurs et les magnificences de ses rives. Nous montâmes donc aussitôt sur le pont de la jonque, et nos palanquins furent logés à fond de cale.
Ceux qui n'ont pas une bonne dose de patience, et qui nese sentent aucune disposition àenacquérir,nedoivent pas songer àalter dans le Céleste Empire pour goûterles charmes de la navigationà bord des jonques chinoises; ils risqueraient de devenir fous ou enragés avant même qu'on fît mine de lever l'ancre, A peine le cortège fut-
Dg.l.z«lt,,CoOgle
CHAPITHB IV. J87
il parvenu au port que tout le monde s'empressa de montera bord, et là chacun chercha a s'installer de la tnaaière la plus conforme à ses goûts. Les Chinois, corps et âme, sont d'une nature qui nous a semblé beaucoup tenir de celle du caoutchouc. La souplesse de leur esprit ne peut être comparée qu'à l'élasticité de leur corps. Aussi faut-il voir comme ils savent trouver un bon coin, puis s'y faire un nid, s'y blottir et s'y arrondir comme dans un moule; la position une fois prise, en voilà pour toute lajournée. A peine arrivés à bord, nos nombreux compagnons de voyage se trouvèrent casés. Les porteurs de palanquins, car ils étaien taussi de la navigation, s'étaient arrangés les uns sur les autres dans la cuisine où l'air et le jour n'arrivaient que par une petite lucarne. Cette sorte de gens estaccoutumée à respirer sans air et à voirsans lumière. Aussitôt qu'ils furent accroupis, ils se livrèrent avec ardeur au jeu de caries. Les soldats, nos domestiques et ceuK des mandarins avaient formé plusieurs groupes dans l'entre-pont en adoptant des postures impossibles et inimaginables. Ils se régalaient de thé, de fumée de tabac et de causeries bruyantes. Nos deux conducteurs, le civil et le militaire, maitre Tinget l'of&cier Leang, s'étaient réfugiés dans une espèce d'alcôve fermée par des rideaux qui laissaient passer à travers leurs nombreuses déchirures quelques blanches vapeurs et les pâles rayons d'une petite lampe. L'odeur fétide qui s'exhalait de ce sordide réduit indiquait assez que les chefs de l'escorte en étaient à s'enivrer d'opium. Quant à nous, seuls et tranquilles sur le pont de la jonque, nous nous promenions d'un bout à l'autre, humant de tous
Dg.l.z«lt,,CoOgle
188 L*EHPtBR CBIKOIS.
nos poumons l'airfraisdu matin et nous récréantàconsidérer le mouvement du port et les figures réjouies d'une foule de badauds, pour lesquels nous étioDsle spectacle le plus étonnant qu'ils eussent jamais vu.Dq reste, pas un matelot, pas un marin, ni sur ni dans la barque. Il n'y avait qu'un vieux Chinois pelotonnée c61é de la barre du gouvernail et qui paraissait se préoccuper fort peu des choses d'ici-bas et probablement encore moins de celles de l'autre monde. Il avait te menton appuyé sur les genoux qu'il tenait embrassét de ses deux mains. Depuis que nous étions arrivés, il n'avait pas qnitté un seul instant cette belle et confortable attitude. Nous lui demandâmes si nous ne partirions pasbientôt. Alors il se leva etnousdit en regardaDl le cieh Qui est-ce qui sait cela? moi, je ne suis pas patron, je suis le cuisinier. — Où est donc le patron? m sont les matelots? — Le patron est chez lui et les mariniers sont au marché. Sur ces informations, nous reprîmes, nous, notre promenade, et le vieux cuisinier ta posture favorite. Un Européen encore novice dans le Céleste Empire n'eût pas manqué de s'impatienter beaucoup et de faire un peu de mauvais sang, l'occasion était assurément bien favorable.
Enfin, aprèsdeuxlongues heures d'attente, les marinier», s'étant sans doute souvenus qu'ils avaient une jonque dans le port, arrivèrent tranquillement les an» après tes autres. Le patron fit appel, et l'équipage s'étanttronvéau complet, on amena la planchequiallaît du pont au rivage. C'était déjà quelque chose; mais il s'en faliaitbien que nous fussions encore prêts à partir. Nosdenx mandarinsétant sortis de leur ianièpeàopium
Dg.l.z«lt,,CoOgle
vinrent trouver le patron, etalors commencèrent des disputes interminables, car on n'était pas encore d'accord sur le prix. Il n'était pas loin de midi quand toutes les difficultés se trouvèrent aplanies. Les matelots entonnèrent leur chanson nasillarde pour virer au cabestan, on déploya les larges voiles en naltesdejonc; la grosse ancre en bois de fer fut bientôt à flot, et ta brise et le courant nous poussèrent avec rapidité loin du port, pendant qu'un matelot frappait à coups redoublés sur un sonore tam-tam pour saluer la terre. Nous nous étions promis une agréable et magnifique journée. La matinée, comme on l'a vu, avait laissé beaucoup à désirer ; mais ce fut bien pis après midi. Le ciel se couvrit peu à peu de nuages, et à peine avions-nonsfaitun quart d'heure de Davigation,qu'une pluie battante nous força de quitter le pont d'aller nous réfugier dans l'intérieur de la jonque, au milieu d'un airétoufibntetd'une cohue étourdissante. A peine descendus des montagnes glacées du Thîbet, nous eûmes beaucoup à soufl'rir dans cette espèce d'étuve, où nous n'avions à respirer que les vapeurs brûlantes et nauséabondes du tabac et de l'opium. Après avoir été exposés si longtemps à mourir de froid, nous étions . menacés d'élre asphyxiés par la chaleur. Telles sont les vicissitudes de l'existence du missionnaire; mais Dieu ne l'abandonne pas, il soutient toujours son courage et sait lui faire trouver un bonheur ineffable sous les ardeurs du tropique comme au milieu des neiges de la Tartarie. Que la chaleur et le froid bénissentdonc le Seigneur i qu'ils le louent et l'exaltent à jamais ! Beftedicite, frigus et œslus^ Domino,
Dg.l.z«lt,,CoOgle
IM L'EMPIRB CHINOIS.
PeodantqueDousétions ànona calciner dans un coio
de cette grande* tabagie, nos Chinois paraissaient vlTre parfaitement à l'aise, lis soufflaient bien un pen de temps en temps ; mais on voyait bien qu'en somme ils étaient heureux, et que cette manière d'être leur allait. Maître Ting, surtout, avait l'air extrêmement satisfait de lui-même. Après avoir abondamment fumé du tabac et de l'opium et avoir avalé un nombre considérable de tasses de thé, il se mit à fredonner ses longues litanies, sans doute pour remercier son patron Kao-wang de l'avoir si bien protégé dans son entreprise. Nous comprenions à merveille qne notre conducteur fût heureux, car cette journée allait être pour lui trèslucrative, et, par conséquent^ on ne peut plus agréable. Un jeune Chinois nommé Weî-chan, qu'on nous avait donné pour domestique particulier, et qui paraissait nous être très-dévoué, sans doute parce qu'il pensait y. trouver son intérêt, nous tenait un pen au courant des manœuvres diplomatiques de nos condncleura. Ainsi cette journée de navigation n'avait été que le résultat d'une sordide spéculation. A chaque étape, le mandarin du lieu oii l'on s'arrête est obligé de subvenir à l'entretien de tout le personnel de l'escorte, de supporter ensuite tous les frais de la roule . jusqu'à l'étape suivante, de fournir les porteura de palanquin et les chevaux pour les soldats. Ces corvées leur coûtent des sommes fort considérables. Maître Ting avait arrangé ses petites combinaisons la veille même de notre départ de Tching-tou-fou, il avait envoyé son scribe sur la route que nous devions suivre, pour recueillirletributfixé, et préveuir gracieusement
Dg.l.z«lt,,CoOgle
CHAPlTnE IV. 191
les mandarins qu'on Jeur éviterait les embarras de In corvée en faisant route par eau. Il était facile, en descendant le fleuve, de faire dans une journée le trajet de quatre étapes. Le louage d'une barque coûtant fort peu de chose, les prolits devenaient énormes, et voilà pourquoi maître Ting récitait avec tant d'épanouis* sèment les litanies de Kao-wang.
Si la navigation eût été supportable, nous eussions été heureux de pouvoir fournir à notre conducteur l'occasion de réaliseruue petite fortune; mais elle fut détestable, et plus d'une fois dangereuse. La pluie ne discontinuait pas un seul instant; et, comme nous étions partis fort tard, la nuit vint nous surprendre, que nous avions h peine parcouru la moitié de notre course. La navigation du fleuve Bleu, si sûre et si facile dans l'intérieur de la Chine, alors qu'il a acquis tout son développement et qu'il roule avec majesté ses eaux profondes à travers de vastes plaines, présente de graves difficultés dans la province montueuse du Ssetchouen. Son cours a souvent la rapidité d'un .torrent, et son lit tortueux et semé d'écueils exige, de la part du navigateur, une grande prudence et beaucoup d'expérience. Aussi, le vice-roi avait-il prescrit que nous ferions route par terre; mais il avait compté en dehors des calculs de maître Ting, qui n'avait pu résister à la tentation de spéculer sur notre vie et sur la sienne. Nous ne lui adressâmes pas un mot de plainte, pas un geste de reproche. Nous nous contentâmes de former, à notre tour, notre petit plan, pour prendre la revanche le lendemain, et lui faire perdre l'envie de suivre, à l'avenir, les inspirations de son génie spéculateur
Dg.l.z«lt,,CoOgle
192 L'EMPIRE CBINOIS.
II était minuit passé quaod nous arrivâmes au port de Kien-tcheou, ville de troisième ordre. La nuit ét^t d'une obscurité profonde, et la pluie continuait toujours. Nom allâmes jeter l'ancre le plus près possible du rivage, où nous remarquâmes un grand mouvement de lanternes qui se croisaient dans ^us les sens : c'étaientles employés des tribunauxdelavilleet le scribe de maître Tingqui nous attendaient. Le débarquement se fit avec d'effroyables vociférations et au milieu d'une confusion inénarrable. Aussitôt que nos palanquins furent passés delà cale sur le rivage, nous entrômes dedans, et nos porteurs, qui, ayant été au repos pendant plus de trente heures, éprouvaient, sans doute, le besoin de se dégourdir tes membres, oous emporlèrent brusquement et au pas de course. Au moment oîi ils partaient, maître Ting leur cria, h gorge déployée, de nous conduire à l'hôtel des Désirs accomplis.
A un détourde rue nous fîmes arrêter les portearset nousleurordonnâmesdesedirigerverslepalaiscomntunal;carc'étaitlàseulementquenousdevionslogeretnon dans les auberges. Ils en prirent aussitôt la route, pendant que l'escorte se dirigeait probablement versl'hôtel des Désirs accomplis. Nous fûmes bientôt arrivés ; mail rien ne faisait soupçonner que nous fussions attendus. Touteslesportes du palais étaientfermées.Nousdtmesà nosporteurBdeheurter,etiIfautprocIameràleurlouange qu'ilss'enacquittèrentavecuneénergiedontnous fûmes stupéfaits. Un tas de grosses pierres était là tout près; ellesvolèrentaussitôt, les unesaprèslesautres, contre la portequi fut bientôt enfoncée. Un vieux gardien parut, en costume très-incomplet, tout hors de lui et ne coni-'
Dg.l.z«lt,,CoOgle
prenant rtenà ce vacarme. Quand il fut un peu remis de sa stupeur, nous pûmes entrer dans quelques explications, desquelles il résulta que les gardiens du koungkouan n'avaient pas été prévenus de notre arrivée et qu'il n'y avait rien de prêt pour nous recevoir. Évidemment c'était encore là une manœuvre chinoise île maître Ting. Il fallut donc nous acheminer vers le susdit hôtel des Désirs accomplis dont l'enseigne était, du moins pour nous, une véritiible dérision. Nous y trou< vàmes tous les gens de l'escorte déjà réunis. Maître Ting et l'oflicier Leang s'empressèrent de nous dire que, si personne ne s'était noyé en route, on le devait à notre mérite, et que tout le monde avait été abrité BOUS notre bonne fortune ; puis, ils essayèrent de nous expliquer comment il était impossible de nous loger au palais communal. — Nous avons faim les uns et les autres, leur répondîmes-nous ; nous sommes tous fatigués ; prenons d'abord quelque chose, nous irons nous reposer ensuite, et, puisqu'il est déj^ plus de minuit, nous prendrons la journée pour régler nos comptes.
Dg.l.z«lt,,CoOgle