‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 102 sur 129 · Pouvoir temporel et spirituel au Thibet · texte numérisé non relu

Pouvoir temporel et spirituel au Thibet

Bien que les Lamas aient complètement la Mongolie i le Thibet entre leurs mains, par la religion, par la pos session de la propriété mobilière et immobilière et pa l'exploitation sous toutes les formes de la crédulité po pulaire, le souverain réel de ces contrées est l'Empereo de la Chine. En réalité, rien ne se fait d'important son son approbation, quoique ce soit sous le sceau et l'auto rité apparente des grands Lamas que paraissent les acte du pouvoir : comme la nomination des employés, la prépa ration, la promulgation et l'exécution des lois.

Les deux représentants de la Chine au Thibet sont deu: grands mandarins (Taschin) de même rang, sans dont pour se contrôler réciproquement. Ils doivent toujour opérer en commun. Leur inspection s'étend non seule ment aux choses apparentes, mais encore à tout oe qoi leur recommande, la cour de Pékin. On ne les laissa comme résidents que pendant quelques années afin qirïli ne puissent contracter aucun lien dans le pays, ni y su bir aucune influence. Us ont sous leurs ordres les troupe: Chinoises stationnées dans le Thibet, en même proportior numérique et en état aussi misérable que celui où elles ont été jusqu'à ces derniers temps dans le reste de la Chine. On sait qu'elles s'améliorent beaucoup aujourd'hui grâce à l'instruction que leur donnent des officiera Européens et à un armement qui vient d'Europe. I

La plus forte moitié du Thibet proprement dit, obéit spirituellement et temporellement au Dalaï-Lama qui prend le nom de Joyau. Du côté de la Chine, sa juridiction s'étend jusqu'à la frontière. |

Les Mongols du N.-E. ou moyen Thibet et du Kharasne lui sont point soumis temporellement, mais ils obéissent au Résident de L'hassa. Son autorité religieuse qui n'est guère qu'un prestige, s'étend à toute l'Asie Touranienne sauf à la Chine et à l'arrière Thibet qui reconnaît la suprématie spirituelle du Pan tschen rin po tshe. A par' sa dépendance de la Chine, le Dalaï-Lama a le pouvoir absolu, il réunit le législatif et l'exécutif. Toutefois»

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me sa spiritualité ne lui permet point de s'occuper faires temporelles, il les abandonne au Roi de la loi , \egent. « Il règne, mais il ne gouverne pas. » nomme, avec l'approbation de l'Empereur ou des réyats, le Roi de la Loi ou Régent et les ministres. Le ;ent doit toujours être un Incarné, (un deux fois né rant le langage de Manou.) Il a aussi le titre de Joyau 'inamovibilité. Une lutte entre ces deux personnages essairement rivaux ne peut se terminer que par la rt ou la séquestration de l'un d'eux. De là la fin tragii déjà citée de trois Dalaï-Lama consécutifs. Quelquefois Régent partageant ce sentiment naturel est, au fond, s opposé aux Chinois. Au Thibet comme en Mongolie, il ait souvent des efforts en faveur de l'indépendance nanale, mais il est obligé de plier devant les Résidents. Il , réduit à mettre son espoir dans l'avenir. C'est ce qui pert du récit du père Hue expulsé de L'hassa malgré le gent, par la volonté des résidents Chinois.

Au-dessous du Régent, sont les ministres choisis sur une •te de candidats ; ils sont révocables par le Dalaï-Lama r la proposition du régent. Chacun d'eux a la direction i Tune des provinces de l'état du Dalaï-Lama. Quand le ilaï-Lama et le Régent, n f ont, ni lun ni l'autre, atteint ur majorité, ce qui arrive souvent, le premier ministre mverne, comme il est arrivé lors de la catastrophe de $44. Lanomination des autres employés, chefs de bureaux, irecteurs des administrations, chefs de grandes et petites irconscriptions, bourgmestres ou maires etc. appartient u premier Ministre.

Les employés sont non exclusivement, mais de préféence, pris parmi les Lamas ; quelques petits emplois eulement paraissent héréditaires dans certaines familles.

Tous les trois ans, des envoyés portent à l'Empereur les irésents et les hommages du Dalaï-Lama.

Voici comme on procède aujourd'hui à la désignation lu Dalaï-Lama : Quand le Dalaï-Lama s'est dépouillé de ►on enveloppe humaine, on cherche de suite son incarnaion nouvelle. Il y a dans le pays un redoublement de lévotion et de manifestations pieuses. Tout le public est averti des caractères physiques auxquels une incarnation, un Chaidéron doit être reconnu.

Le Chaidéron doit être de bonne famille et descendant

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de la Race Arienne, toutes les statues du Bouddbt ont le type Aryen- Il doit avoir les 32 signes du grand homme :

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