‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 124 sur 129 · Un Lama avec un bâton sacré · texte numérisé non relu

Un Lama avec un bâton sacré

Un rectangle est divisé en 24 cases cotées avec les 24 premiers chiffres ; on remarque surtout les cases suivantes :

N os 1,2, 3, 4, remplis des figures des 12 animaux cycliques par groupes, disposés de telle sorte qu'un animal est monté par trois autres. — 5, deux arbres conifères. - 6, des édifices inondés. — 11, un arbre avec la sentence: « l'arbre de vie sera brisé maintenant ou plus tard ». Même sentence pour: 13 l'arbre couleur de turquoise. - 14 l'arbrequi accomplit tous les souhaits. — 15 les maisons et clôture» illustres.

Le n° 12 porte la sentence : « l'arbre d'or sera brisé maintenant. »

Le n° 16 la sentence : « Maintenant ou plus tard les yeux de la mort s'arrêteront sur vous. » Avec ce n° 16 la mort du malade est certaine.

4 e Tables de mariage.

La principale est un carré divisé en exagones de deui grandeurs par de petits rectangles portant les chiffres romains de I à X. Chaque sous division est un trapèze qui porte l'un des chiffres arabes de 1 à 9.

Les parents des fiancés jettent un grain sacrô ; le chiffre arabe de la figure sur laquelle s'arrête le grain donuela réponse.

Si les éléments sous lesquels les fiancés sont nés ne s'accordent pas, c'est un présage de discordes et de querelles.

Une autre table renferme, assemblés par couples pour

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la possibilité d'aversion, les 12 animaux cyclifable de divination.

planche XXXVII du Tom III, annales du musée Guipilonne environ 75 figures très variées, animaux, >s, dieux, armes, éléments d'architecture. Il y a en nne table de nombres qui correspondent à 63 noms itences réunies dans une liste ; en voici quelques- La chaire céleste, elle est vide ou elle ne Test m — 2. Un lion. — 8. Le paon sur un lion ; c'est le le du trône des lions. — 10. Un chapelet de grains lisant des crânes humains. — 16. La pourbou. — ux instrument* astrologiques. — 25. Le Trident oie du pouvoir sur les démons. — 28. Les murs d'un e religieux. — 30. Un Lama. — 32. Un prêtre Bon t un glaive et un bouclier. — 33. L'excellent cheval gta, cheval aérien) et l'homme partiront-ils dans des ions différentes ? — 38. Deux souliers sur le pend'une colline. — 43. Eau, la source de l'univers t-elle desséchée ou non ?» — 51. Le miroir magique aîtra-t-il ou non ? — 56. Trois vases à offrandes sur table. « Les piliers de la foi bouddhique et les mille des seront-ils dispersés ou non ?» — 61 . « Le génie c de l'excellente terre sera-t-il desséché ou non ? » — ; Une conque avec laquelle les Lamas sont appelés à la 1ère.

Qutre les livres imprimés, les Thibétains ont encore aucoup de manuscrits que leurs auteurs sans doute 'ont pu faire imprimer. Peut-être pourrait-on y puiser ne notion exacte du génie de la langue et de la littéraire thibétaine que les traductions du sanscrit ne peuvent ous procurer. Aujourd'hui ces manuscrits coûtent cher, 'est un aliment réservé aux érudits de l'avenir. Il est robable qu'on y trouverait beaucoup de documents préieux qui jetteraient un grand jour sur l'histoire politique t religieuse de tous les peuples auxquels s'étend aujouri'hui le Lamaïsme, histoire dont les détails nous échap- >ent, et dont, par conséquont, les grandes lignes ne sont >as encore complètement fermes.

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8 Institution religieuse des Laïques.

Les systèmes Vaïbaschika, Sautrantika, Yogartcherij Madhyamika sont connus d'une partie du petit noi de gens instruits que renferme le Thibet; mais la pluj ne les connaissent que de nom et préfèrent, comme facile, la lecture des Tantriques. Les Thibétains coni sent assez bien le dogme des trois véhicules qui leur enseigné dans des compendium thibétains, appelés rim, et dont le plus célèbre est celui de Tsong-ka-pa nous avons parlé. La thèse commune de ces livres est Bouddha a émis des dogmes pour trois degrés de cité.

On a résumé la religion pour le peuple dans un so maire ainsi conçu :

1° Prendre refuge seulement dans Bouddha ;

2° Prendre dans son esprit la résolution de s'effor d'atteindre le plus haut degré possible de perfection, d'être uni à l'intelligence suprême ;

3° Se prosterner devant l'image de IBouddha, l'adoi

4° Lui faire des offrandes (dont on a le détail ailles

5° Faire de la musique, chanter des hymnes, profd| les louanges de Bouddha, de sa personne, de sa doctrii de son amour, de sa miséricorde, de ses perfections,! ses attributs, de ses faits et gestes pour le bien de ta les êtres animés ;

6° Confesser ses péchés d'un cœur contrit, en deraam pardon et faire un ferme propos ;

7° Se réjouir des mérites moraux de tous les êtres aï més et souhaiter leur délivrance ;

8° Prier et supplier tous les Bouddhas aujourd'hui ce monde de tourner la roue de la loi (c'est-à-dire d'ei seigner la doctrine et de ne pas abandonner ce monî trop tôt, mais d'y rester pendant plusieurs âges ou Kalf (Schlagenweit the Buddhism in Thibet).

Ce sommaire est le document le plus propre à nous éclairer sur la nature réelle du sentiment religieux cher les Lamaïstes,

Si on substituait au nom de Bouddha celui du Christ

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&|fcus les articles, sauf les n os 2 et 8, on aurait des jpp&es chrétiens.

fr .n° 2 est essentiellement brahmaniste ; mais son jb j&dien n'est compris évidemment que par des gens ts ; pour le commun, il signifie seulement prati- Ia vertu pour être réuni à Dieu ; c'est à peu près iment du commun des chrétiens chez lesquels on beaucoup d'expressions telles que celles-ci : se à Dieu, aller vers Dieu, etc. Par la communion, escend dans l'âme chrétienne, qui le possède tant *en est pas chassé par le péché.

union qu'indique le nom de l'acte sacramentel e sorte d'incarnation, quelquefois passagère et tourenouvelable.

rticle 8 est essentiellement et exclusivement boude, mais il n'a trait qu'à l'enseignement de la religion Iton à la piété et au sentiment religieux ; il pourrait je rattaché aussi à l'amour du prochain.

somme la piété Lamaïste diffère fort peu de la piété ienne, au moins comme précepte. Les différences en ['doivent tenir à l'infériorité de la race et surtout de ij&t de civilisation, but le peuple, tout laïque se range de lui-même dans rnier degré de capacité et limite ses vertus et ses asjfctions à celles de ce degré ; il travaille à acquérir des ites pour obtenir la récompense de ses actes, dés ce de d'abord et ensuite une heureuse transmigration et jl délices des paradis passionnés ; surtout il craint le jal et les tourments que les mauvais esprits, les démons j&uvent lui faire endurer dans ce monde et dans l'autre. Les dix défenses ou commandements qu'il doit obsersr sont les suivants : 1° ne pas tuer les êtres vivants ; * ne pas prendre ce qui ne nous a pas été donné ; 3° ne as commettre d'actions impures ; 4° ne pas dire des hoses vaines, inutiles ; 6° s'abstenir de médisances ou le malédictions ; 7° de paroles déshonnêtes ; 8° ne pas tenser à nuire aux autres ; 9° ne pas désirer le bien ['autrui ; 10° ne pas regarder les choses impures.

Ces prohibitions sont comprises dans les 6 derniers ïommandements de Dieu, donnés dans le catéchisme catholique.

Le 2 e commandement : « Dieu en vain tu ne jureras ni

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autre chose pareillement », ne pouvait exister chez le Bouddhistes. Leurs principaux serments se font : par I Ciel Bleu, par Bouddha, par le grand Lama, par ma tête Mais, de même que tous les Orientaux et aussi les Arabes ils se parjurent avec une prodigieuse facilité.

En général, les Thibétains et les Mongols sont for ignorants- L'abbé Desgodins cite ce fait : « Dans tout h pays de Bathang, sur une population de 35 à 45 mill< âmes, comprenant 4.000 religieux, on citait seulemen deux ou trois religieux et autant de laïques capables d'écrire une lettre sans faute d'orthographe et de donne] quelques raisons de leur religion. Jamais les Lamas n'ins^ truisent le peuple, la plupart ne le pourraient pas, car ilsf apprennent à lire sans comprendre et à écrire des sons plutôt que des mots.

On doit conclure de cette ignorance et de la légèreté d'esprit des Thibétains que leur dévotion a plus de surn face que de profondeur. Cela n'exclut pas une certaine ferveur, ainsi qu'on le voit chez les Musulmans d'Algérie qui sont fanatiques bien que fort ignorants.

D'après les détails donnés sous le titre V, nulle part l'étude et l'art des choses occultes n'ont été poussés aussi loin qu'ait Thibet. Aussi est-il aujourd'hui le siège principal d'une société secrète qui étend ses ramifications sur tout l'Orient (lire le chapitre III, du livre XI de notre Inde après le Bouddha.) Elle' prétend expliquer tous les faits et les pouvoirs anormaux par VAkas % agent occulte plus subtil et plus puissant que l'électricité.

Il serait à désirer que cette société, au lieu de partir d'un principe unique dont elle a seule le secret, étudiât au grand jour et scientifiquement les phénomènes anormaux bien constatés, comme le font en France et en Angleterre des physiologistes et des philosophes éminents dont les Annales des sciences physiques nous font, connaître les travaux. Nous sommes encore peu avancés dans l'explication rationelle d'un certain nombre de faits dits surnaturels dont il faut rechercher l'origine dans Tétat psychologique des êtres qui les ont accomplis, ou en ont bénéficié ou en ont été les témoins- A cet égard, le 1 Thibet offre aux vrais savants un vaste champ de curieuses in* vestigations. L'histoire du surnaturel et celle des facultés des mystiques gagneraient infiniment à une pareille étude.

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