Chef des magiciens
s toute la Chine, on fuit la maison hantée par les prits. Le pouvoir de les en chasser appartient souveraiment à Chang-tien si, le chef héréditaire des Thaosistes, et, pan délégation, à tout prêtre thaouïste. A l'aide une épée transmise par ses ancêtres depuis la dynastie s Han, il chasse les démons, il les saisit et les renferme msdes jarres scellées avec un' charme (formule magiiej. 11 a dans sa résidence, sur les montagnes du Dra- •n et du Tigre, dans le Kian*si de nombreuses rangées J ces jarres, prisons des esprits. Le magicien lui-même t regardé comme un pouvoir magique aussi bien que la nnBle magique «t Tépée. La puissance d'un charme est i proportion des. dons surnaturels du magicien qui Ta urai. Le grand magicien de Kian-si fait payer très cher s services. Il faut donner un millier de taëls pour être tr que les démons seront complètement subjugués par ii. C'est l'homme spiritualisé, c'est-à-dire qui n'est plus >us l'empire de la passion, état supérieur à celui d'imlortel (deva indien) et inférieur à celui de saint (Ristchi idien). L'exercice de la discipline Taosséistè donne le ouvoir sur soi-même et sur la nature.
Le chef actuel des Magiciens est marié comme ses préécesseurs. lia pris femme dans Kiang si, province où ou fabrique un nombre immense d'idoles.
Antérieur au bouddhisme, le Taouïsme a conservé le triage des Magiciens ; le célibat lui est inconnu ; ils sont «dépendants les uns des autres et se font concurrence our les exorcismes. Ils ne portent de costume distinctif |ue dans les fêtes religieuses où ils figurent comme offiians du culte populaire ou du culte officiel. Us magiciens furent à leur apogée sous les Han ; ils -taient alors fort honorés du prince et du peuple, et ils M conservé une partie de ce prestige. Leur chef a le tiw de grand Mandarin ; c'est une sorte d'Empereur spiriu *l, le lieutenant sur terre de Yû Shwang ti auquel il fcfowto des mémoires dans sa résidence céleste.
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Il confère des boutons comme l'Empereur. Il a ni cour d'environ trente hauts dignitaires, Les docteurs Tac bsé viennent à lui des différentes villes et temples poi recevoir leur consécration. Il leur confère certains litre et délivre des sceaux aux titulaires, ce qui leur donne di pouvoirs semblables aux siens, par exemple d'écarter le démons en mettant sur les portes des charmes qui 1^ empêchent d'entrer. Dans toute la Chine, les formule magiques écrites sur la porte des maisons témoignent d la croyance populaire aux démons et au Tat>-sséisme.
Sous la dynastie des Han, on appelait, sarcastiquemeri peut-être, les Tao-ssés « des docteurs ailés » par allusioi à leur prétention de voler.