Cérémonies et superstitions communes
L'OFFICE TAOSStJQUF.
^our la fête du ciel on célèbre toujours le tsio, mot £ Ton traduit par : office taouique ».
In distingue plusieurs offices taouiques ; mais ils ne fèrent que par les prières et non par le cérémonial, isi il y a l'office « de pluie » pour rendre grâce de la île tombée ; F office « de feu » pour préserver de Tinadie etc,
^uï la façade du temple, on a affiché des listes renfermât les noms de ceux qui ont souscrit pour la cérémo- . Quand celle-ci est achevée, on brûle l'affiche ; c'est B manière de l'adresser au dieu du ciel pour qu'il la
ï* ; néralement l'office commence le malin de bonne ure. Les prêtres se mettent en marche vers le temple, uverts d'un long vêtement de soie rouge brodé avec du d or et pendant jusqu'à terre, qui rappelle la chasuble, plus agé % l'officiant principal, porte sur le dos, entre les Miles, le dessin représentatif du Taï-kih ou principe preer * entouré des huit diagrammes ou symboles fondaiûtaux de la cosmogonie et de la philosophie des Chinois e voici :
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Les deux prêtres inférieurs qui accompagnent le principal portent sur le dos les caractères Chinois qui! présentent le soleil et la lune. Chemin faisant les pi distribuent des amulettes et recueillent dans un p* porté derrière eux les prières et demandes au Dieu souscripteurs. Quand il arrive au temple, le prêtre p| ces papiers parmi les offrandes disposées à l'avance] grand nombre sur la table autel par les soins de Ta< nistrateur du Sanctuaire,
L'office entier se divise en sept actes dont trois s*acc< plissent le matin, trois l'après-midi, et un, le princîj au milieu du jour.
Le premier est « l'invitation du Dieu ». Elle cons principalement en prières à voix haute et basse et cl tées avec un accompagnement de musique et de taml L'un des prêtres inférieurs bat la mesure en frapj avec un bâtonnet sur une sphère en bois creuse.
Les prêtres tantôt s'agenouillent, tantôt se relèv^ sans interrompre des supplications très passionnées ; tôt, sur la mesure de la musique, ils parcourent le tel et font le tour de la table des offrandes en exécutant marches ondoyantes, allant et revenant en zig-zag, rond. La mesure et la marche s'accélèrent peu à peu les prêtres finissent par se mettre presque au trot, interrompent de temps en temps pour prendre quelç repos en se dépouillant de leurs ornements sacerdotal
A un moment donné le principal officiant développe s'accompagnant des incantations et des prières vouh une longue liste des noms de l'administrateur du temj des chefs, des dévots qui ont fourni les offrandes et principaux souscripteurs, et à laquelle on joint quelc fois la mention générale des habitants du quartier. On, ce document en présence des divinités et on ihvoc; celles-ci en faveur des donateurs, puis on lit les prières \ demandes écrites recueillies ou apportées. Cela fait, chefs du temple, qui étaient restés à genoux jusqu'à moment, se relèvent et (lorsqu'il s'agit de la fête duc&j Ton procède à « la présentation des offrandes » qui, fa en l'honneur du ciel, s'accomplit quand il est le brillant, entre onze heures et une heure.
C'est le clou de l'office . Le prêtre principal, aux se de la musique, prend un des plats, l'enlève comme poj
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u dieu du ciel, le passe à l'administrateur du temrépète l'acte, puis le repose sur la table. Tous les nt offerts successivement de la môme manière. En emps on récite ou chante, avec des mouvements estes bizarres, les formules obligées, ste du jour se passe en prières et en chants ; vers brûle un grand nombre de papiers d'offrande our la plupart l'apparence de petits paquets d'un e long et d'une épaisseur de 1 à 2 centimètres, on fait un feu des gardes de l'entrée du temple, equins à l'aspect terrible), des listes de sousn et des prières écrites ; le tout s'en va en fumée u dieu du ciel.
ent on joue encore le soir la comédie dans l'avant-
u le voisinage de certains temples.
"ant tout le temps consacré aux rites en l'honneur , les rues restent tendues d'un côté à l'autre de d'étoffe de mille couleurs, ornées de figurines, de
et d'inscriptions et entremêlées de lanternes brillam-
colorées *.
émonies qui se font dans les temples des dieux, les grands jours de fête des dieux qu'on y adore.
jà veille de la fête, l'après-midi ou le soir, une douzaine jeunes garçons qui servent d'acolytes dans les céré- >nies religieuses et qui, comme tout le personnel atta- ; aux idoles, sortent de la lie du peuple, se rendent au nple du dien. Ils portent les chapeaux de cérémonie liques à franges rouges (officiels pour toutes les céréiïiies chinoises) et des jaquettes de nankin jaune qui rendent jusqu'au dessous du genoux, les jambes et les s restant nus.
îacun d'eux tient, passé sur quatre doigts d'une main e d'un mouchoir de couleur, un anneau de métal tel sont assujettis des grelots en métal, s garçons se rangent en double file le long des murs
énéralement les lettrés n'assistent point à ces fêtes.
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latéraux de l'édifice et récitent et chantent en m des prières et des formules magiques en agitant anneaux qui rendent un petit son grésillant ; to quatre ou cinq mots, leur chef frappe un coup s
tronc. , , ,
Cotte cérémonie s'appelle « bien disposer les gênera Ce sont les généraux d'innombrables soldats cel représentés par les garçons à pied nus et que le Di censé envoyer pour assister ses adorateurs pend cérémonie
Le jour de la fêle les garçons à pieds nus comme dès le point du jour à réciter des incantations et* prières, et à chauler des hymnes en l'honneur du autant leurs anneaux pendant que leur chef frap gong jusqu'au moment de porter processionnelleme dieu dans le temple de son ancêtre.
Sauf quelques détails, la cérémonie de la visite au ancêtre est la même que celle qui a lieu lorsqu'on con un nouveau temple ; nous commencerons donc par dé celle inauguration.
On conduit l'idole du nouveau temple dans un aut temple consacré à la même divinité, afin de lui faire rec voir une àme du dieu qui l'habite ; on prend quelque r de cendre dans l'encensoir de l'ancien dieu «, on la rapp( sous un dais au retour de la procession qui est allée cl cher l'àme de l'idole 2 .
On place en grande cérémonie l'image du nouveau dans le temple nouveau et on termine l'inauguration temple en déposant dans l'encensoir du dieu la cen d'encens rapportée.
Reste la cérémonie « d'ouvrir les yeux » au dieu, choisit un jour heureux. Le prêtre avec l'accompagne obligé de pompe, de musique, de prières etc., m
» On croit généralement en Chine que la cendre de l'en brûlé devant une idole puissante a des pouvoirs miraculeux.
2 Si l'on fait abstraction de l'idée de l'emprunt d'une p de l'âme, qui est peut-être une pure supposition Europi: on comprend très bien que la cession de l'encens symbolise transmission par une idole à une autre du droit à l'adoration de la nature divine.
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n point avec du sang ou du cinabro, les yeux, la bou- S le nez, les oreilles, même les mains et les pieds de
^ ors qu'il s'agit d'un temple déjà inauguré, on rapporte dément du temple ancêtre une provision nouvelle de îdres et des bâtons d'encens allumés. Dans le cours de journée on célèbre l'office taoïque. On joue en l'honcir du dieu des pièces de théâtre sur la place qui est raxit le temple, de sorte que d'ordinaire la procession on retour y trouve déjà un grand rassemblement de rieux. Après midi, on organise d'ordinaire une seconde ^cession pour promener le dieu dans le ressort du nple avec un grand nombre de divinités de moindre îg. De cette sorte, les esprits malfaisants sont chassés partout. Cela s'appelle « porter de l'encens en procesn. »
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