‹ L'empire chinois: le Bouddhisme en Chine et au ThibetChapitre 57 sur 129 · Second semestre · texte numérisé non relu

Second semestre

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celles-ci un bon mari, à celles là des enfants, à toute l'habileté dans leurs ouvrages.

La même fête se célèbre à peu près de la même ma nière au Japon.

3 e jour du 8 e mois. Fête du dieu de la cuisine.

45° jour du 8 e mois, grande fête de l'automne.

On célèbre en l'honneur de la Terre la fête de la Moisson

On expose les offrandes ordinaires devant le Tabernach du dieu du sol et de la Richesse qui est le dieu dômes tique d'un nombre immense de familles. On joue ui grand nombre de pièces de théâtre ; les Chinois les considèrent comme un divertissement pour les dieux auss bien que pour eux-mêmes, A cette époque on ne peui pas entrer dans un seul village sans y trouver en trair quelque représentation dramatique ; on se dispute le? troupes de comédiens ambulants qui ne peuvent suffire 5 toutes les demandes.

C'est aussi le jour de la fête de la Lune, patronne dfl sexe féminin et emblème du mariage. On place dans la lune six êtres ou habitants mythiques :

1° Le Vieux de la Lune ; il détermine dans la Lune les mariages qui auront lieu sur la Terre. Aussi est-il en grande faveur parmi les jeunes filles.

2° La femme de la lune, Hungo-po qui a des attributs semblables à ceux du Vieux de la lune.

3°- Le « Crapaud de la Lune ». Dans l'ancienne Chine, comme dans notre Moyen âge, le Crapaud était un animal miraculeux ; aujourd'hui en Chine, un crapaud qui a atteint l'âge de trois mille ans se reconnaît aux cornes qu'il a sur la tête.

4° Le Lièvre de la Lune. « Le lièvre est la quintessence de la Lune quand elle est claire ». Il conçoit en se léchant le poil ; il met bas en regardant la lune et vomit ses petits. — « Le lièvre de la lune, quand elle est claire, a la forme d'un lièvre. Ses pattes de devant sont longues de quelques pouces et celles de derrière de plus d'un pied. Sa queue est longue, blanche et recourbée. Il peut grimper et chasser. Il vient de la province de Chien-si.

Les taoïstes ont le lièvre de « jade », (le jade est la matière par excellence) qui, dans le miroir de « jade » préparait le breuvage « de jade » au moyen de la plante de l'immortalité qui croissait dans la Lune.

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»° L'arbre de la Lunées anciens Chinois croyaient que des arbres se trouent dans la Lune. Les taouistes et les bouddhistes ont nis l'existence dans la Lune d'un arbre miraculeux □ont haut dans l'espace» et prolongeant la vie ; on a fini l'identifier avec le cassier « la principale de toutes les ntes médicinales » dont la médecine chinoise fait ge dans un nombre infini de cas.

-et arbre est devenu pour les Chinois le symbole de la e et en même temps de l'automne qui a toujours été isacré à cet astre. Les poètes en ont beaucoup usé ; les rés également ; ceux-ci disent « cueillir un rameau de sier dans le palais du crapaud »pour: remporter le seidprix, « le cassier est le signe de bonheur pour les rés de rang inférieur ».

»° Le bûcheron de la Lune (écrit du vni c siècle).

Il y a dans la Lune un cassier haut de 500 brasses. 5Sous est un homme qui le frappe de la hache sans s'arer; mais dès qu'il y a une entaille dans l'arbre, elle se erme. Cet homme, Wou-Kang, était du Chanssi ; comme Hudiait pour devenir génie, il commit une faute et il

condamné pour punition à couper le cassier ». iivmation par la lune.

-es femmes croient que si, en contemplant la lune, es y voient quelque chose, cela leur portera bonheur, es la consultent sur l'avenir en brûlant de l'encens de-

le tabernacle du dieu ou de la déesse domestique. U y a mille manières de pronostiquer, l'avenir d'après lune, non seulement pour soi individuellement, mais core pour l'Empire tout entier.

9c jour du 9 e mois. La fête des Cerfs-volants.

L'hiver.

^uiifeme jour du dixième mois.

Troisième fête des seigneurs des trois mondes (comme

5 Précédentes).

Onzième mois. Fête du Solstice d'hiver.

°n fait une offrande de grâce aux dieux domestiques et

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aux ancêtres pour les biens accordés aux hommes peu dant les douze derniers mois. Les femmes enceintes pra tiquent la divination au moyen des boules de farines. Oi oflïe aux dieux domestiques, en même temps que de boulettes de farine et des lingots, des figures en pâte d poules, de chiens et de porcs en reconnaissance du proli qu'on tire de ces animaux. On fait aussi des offrandes la parque et aux dieux de la Porte.

Vingt-quatrième jour du douzième mois. Voyage de dieux domestiques au Ciel.

On leur olîre avant leur départ un repas comme à leu retour, à l'exception qu'une part est réservée au dieu il la cuisine et placée devant le foyer, sa résidence. On pré pare ensuite tout ce qu'il faut pour le voyage de la ma nière que nous avons décrite pour le retour.

Vingt-neuvième ou trentième jour du douzième mois fête de la clôture de l'année.

C'est pour les Chinois une féte importante. Elle s'ouvr par une offrande aux dieux domestiques, aux ancêtres aux esprits de la Porte, à la mère Directrice et à se mères ; c'est un acte général d'actions de grâce enver toutes les déités avec lesquelles la famille est en relatioi pour tous les bienfaits qu'ils lui ont accordés pendaa l'année écoulée.

Beaucoup de Chinois font de ce jour leur jour de cha rité et d'étrennes.

C'est à la lin de Tannée que les débiteurs doivent sac quitter. Ils ont pour asile officiel contre les créan« ciers la place publique qui se trouve devant le dieu urbaif patron de la ville, et pour spectacle les représentation: théâtrales qui s'y donnent en plein air pendant toute la durée des six derniers jours de Tannée. Tous les comédiens sont requis par les Mandarins pour ces spectacle* gratuitement ou à peu près.

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