Travail de transformation de la Chine
L'exemple des grandes villes chinoises ainsi adminis trées et dotées de tous les travaux utiles ne peut qu'êtn connu des habitants de l'Empire et les frapper. Ils tt peuvent que comparer la condition des Chinois en Chifl et hors de Chine.
Le séjour à l'étranger de tant de Chinois qui y traus forment complètement leurs idées a certainement plu d'importance pour la rénovation de la Chine que la pré
1 Si nous voulions coloniser les parties hautes et tempérée du bassin du Niger moyen entre notre Sahara Algérien et h Niger, nous pourrions y appeler des Chinois en même temp que des Espagnol*.
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tce des étrangers dans le pays lui-môme ; et on ne irra éloigner ceux-ci qu'en développant l'expansion de Chine vers l'extérieur. Observateurs patients, les Chits retiennent tous les enseignements, tous les exems.
Aujourd'hui la masse de la nation sait bien ce qu'elle it emprunter à l'Occident et ne repousse rien pour ise de provenance. Contrairement à ce qui a lieu encore as Flnde et en Algérie, les malades accourent aux hôaux Européens et abandonnent les remèdes magiques, se forme des praticiens Chinois ayant fait des études rieuses de médecine. Ils supplanteront les Taouïstes îs rapidement que ne pourront le faire les missionnaij protestants.
L'esprit d'associalion, les sociétés publiques ou secrètes ur toutes sortes d'objectifs entraîneront ou révolutionront la Chine.
Des écoles Chinoises se sont élevées sur tout le littoral les élevés comprennent tout.
Les Chinois se sont approprié des milliers de livres ientifiques malgré les difficultés de la traduction. Des journaux fondés par des étrangers dans les villes vertes au commerce extérieur, ont beaucoup de leciirs, lors même qu'ils ne s'occupent pas des affaires de Chine. Le Chun pan, journal quotidien de Shangaï qui crit les mœurs et les usages des nations d'outremer, a aucoup de lecteurs.
La foule a reconnu que les Mandarins et les lettrés ne nnaissent guère que des mots, que leur science des 5 issiques est creuse, que les étrangers, en étudiant peu, t apprennent bien plus.
Ne voulant point se laisser devancer par les Jésuites, le )uvernement chinois a établi dès 1868 un bureau de aduction pour publier les principaux traités de sciences, a fondé à Pékin un collège administratif où Ton enseiîe l'anglais, le français, le russe, l'allemand, et où des -ofesseurs étrangers font des cours de physique, de mé- F*cine, de physiologie, d'astronomie et des conférences 3 législation comparée, assistés par des répétiteurs Inigènes. La Haute administration de l'Empire se recrute ans ce collège qui comptait une centaine d'élèves en Î76. Un édit récent a institué pour les sciences des exa-
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mens qui confèrent aux diplômes les mêmes privilège que les examens sur les classiques que subissent les iet très.
Le Gouvernement chinois avait aussi fondé à Hartsfon dans le Connecticut, un magnifique établissement où un< centaine de jeunes Chinois, élevés à ses frais, devaieni passer une quinzaine d'années à étudier les sciences el les arts industriels.
Il a dissous cette école trouvant que les élèves s'étaienl trop républicanisés ; leur instruction doit s'achever en Europe Il y a des écoles militaires spéciales, une de constructions navales, etc.
Les Chinois apprennent nos sciences et notre industrie plutôt comme des rivaux que comme des élèves. Ce sentiment les conduira sans doute plus loin qu'aucun autre n'aurait pu le faire.
L'impulsion donnée par le Gouvernement est bien audessous de la situation. C'est le minimum indispensable! mais la grande initiation viendra par l'imitation que les Chinois font ou feront hors de Chine ou dans les ports de l'Empire, des procédés d'art et d'industrie pratiqués par les étrangers.
Il se formera d'ailleurs dans le Haut Commerce une classe de financiers capables qui feront abandonner les fausses doctrines économiques de l'Empire et exécuter les grands travaux d'utilité publique avec les ressources mêmes de la Chine, et sans la livrer aux Compagnies Européennes de crédit ou de chemins de fer, avec l'imprudence qu'a montrée le Japon, Le revenu public en Chine est de 800 millions qui représentent bien trois milliards d'Europe.
Sans doute, le Gouvernement Chinois comprendra bientôt que protégée en dehors de la grande muraille par une ceinture d'Etats où elle règne et qu'elle peut continuer à rendre à peu près inaccessibles aux Occidentaux, elle a un intérêt stratégique de premier ordre à développer le réseau des voies de communication et surtout de chemins de fer dans l'intérieur de la grande muraille. Avec -ce réseau elle trouverait, dans une population de quatre cent millions de Chinois qui ne manquent pas de courage, des ressources en personnel et en matériel qui la rendraient invincible dans une guerre défensive, qu'elle
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mit d'ailleurs reporter en dehors de la Chine proment dite, en mettant à profit les obstacles naturels Pentourent. Ce sont surtout les côtes qu'il lui faut mdre ainsi que l'ont prouve la guerre anglo-française, elle de la France contre la Chine pour la possession Tonkin.
ous ce rapport, elle est plus exposée aux coups de la >sie qu'à ceux de toute autre puissance, car les Etalements maritimes Russes qui, partant de l'embouxe de l'Amour, se rapprochent constamment de la ne, permettent à la Russie d'envoyer à volonté une te et une armée de débarquement près de Pékin. 11 t donc des chemins de fer à la Chine pour concentrer forces et livrer bataille à l'envahisseur. Il lui faut si fortifier ses capitales et les points stratégiques les s importants. Elle a donc besoin de créer un corps igénieurs civils, militaires et maritimes ; l'instruction entifîque s'impose à elle comme une nécessité, et cette truction ne tardera pas à prendre le pas sur les études éraires pour la plupart très vaines dont elle s'est contée jusqu'aujourd'hui.
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