‹ L'Empire d'Allemagne et l'Italie au moyen-âgeChapitre 1 sur 4 · D'ALLEMAGNE & L'ITALIE · texte numérisé non relu

D'ALLEMAGNE & L'ITALIE

Au moyen -âge li K

Je me propose d'indiquer l'origine et de définir le caractère des rapports que l'Italie, au moyen-âge , a entretenus avec l'Empire d'Allemagne.

En exposant l'antagonisme des deux grandes doctrines politiques sur lesquelles, aux yeux de l'Italie, a reposé si longtemps le droit public de l'Europe , la doctrine thèocratique et la doctrine de la monarchie impériale, je signalerai la naissance et les développements de la théorie du droit national au-delà des Alpes.

Étudier l'influence que le Saint-Empire romain de la nation germanique a exercée sur les destinées de l'Italie, c'est mettre à nu l'une des causes qui ont empêché la péninsule de s'élever , en même temps que les autres États, à une existence personnelle et indépendante; c'est chercher dans les calmes régions de l'histoire l'explication de l'un des faits qui excitent le plus justement l'inquiète sollicitude de l'Europe.

(1) Ce fragment est détaché d'un travail qui aura pour titre : Politique et Philosophie de Pétrarque.

Quand une civilisation succombe, le principe qui l'a soutenue ne périt pas en un jour. Il unit la société qui finit à la société qui commence, et lègue à l'avenir, au nom du passé , une tradition immortelle.

Le monde romain s'écroulant , un principe se dégagea de ses ruines: Y Unité. Le christianisme recueillit ce principe et en fit le fondement sur lequel la main de l'Église allait poser le monde nouveau.

Mais si un principe ne meurt pas , les formes sous lesquelles il se développe subissent , dans le travail de l'histoire , des modifications profondes. Le génie d'un peuple consiste à saisir dans sa cause et dans son but la révolution qui s'opère ; il faut que ce peuple sache en accepter et en poursuivre les conséquences : sa fortune politique est à ce prix.

Ce fut le malheur de l'Italie de méconnaître cette loi. Le génie antique n'avait entrevu l'harmonie sociale que sous l'unité matérielle. Quand, par le sceptre de Rome, les rêves des monarques d'Orient devinrent une éclatante réalité, il formula tout le travail des siècles païens en un mot qui, peignant les résistances brisées , les volontés asservies, résumait l'œuvre de la force , Y Empire. Le génie chrétien, transportant le principe de l'unité dans le domaine des esprits, définit à l'avance l'idéal des siècles modernes par un nom qui, exprimant l'adhésion spontanée et l'union des intelligences, résume l'œuvre de la liberté : \ Église.

Or , bien que l'idée de la société spirituelle se développât précisément dans son sein , l'Italie ne renonça pas à la no-

lion païenne de l'unité. L'unité matérielle resta, devant ses yeux , la raison de l'avenir , comme elle avait été la sanction du passe. Elle puisa ses espérances à la source où s'alimentaient ses souvenirs. Elle s'égara à la poursuite d'un idéal qui devait l'amener à ce double résultat: premièrement , aspirant à ressaisir la domination du monde, elle dédaigna de devenir l'égale des autres Etats ; dans l'espoir de la souveraineté, elle accepta la dépendance; et pour arriver à l'Empire , elle abdiqua sa vie de nation. Secondement, en faussant le droit public nouveau, elle compromit les destinées générales : d'un réve d'ambition elle fit naître, pour la chrétienté, un antagonisme stérile; pour les États européens, un puissant obstacle à l'établissement d'un équilibre nécessaire; dans l'ordre moral comme dans Tordre politique, d'incalculables périls.

Il n'était pas facile, je le reconnais , de se soustraire à la fascination qu'exerçait le nom de l'Empire. Au moyen-âge, l'idée qu'il représente a sa racine dans les profondeurs de la tradition , et, si l'on peut dire, dans la conscience du genre humain. Je la vois naître , au moment où la lutte contre la suprématie romaine venant à cesser , les nations se résignent à demander à la ville des Césars la vie de l'intelligence en même temps que la prospérité matérielle. Déjà Pline l'Ancien fait de Rome cet éloge singulier que « les « Dieux semblaient l'avoir choisie pour réunir tous les em- « pires, donner au monde un ciel plus serein , rapprocher « les langues discordantes et rendre à l'homme l'huma- « nité. »

Pline le Jeune est aussi dominé par cette idée de l'unité du monde, unité politique, unité administrative e! commer-

r.iale : « Nou> avons un prince qui ne nourrit pas, ne pro- « tège pas avec moins de soin une nation séparée de nous « par de vastes mers , qu'une tribu romaine... Il sait si bien « lier l'Orient et l'Occident par les nœuds d'une éternelle « correspondance, que chaque nation trouve dans ses villes « tout ce que produisent les différents climats... Dès que « les peuples sont réunis, leurs biens mêlés et confondus « sont à tout le monde (1)... » Et , devant ce triomphe de la conquête, tout Romain peut s'écrier avec le panégyriste de Trajan : « Heureux le monde d'être tombé sous notre « glaive, et d'avoir abdique aux pieds de Rome (2) I »

A son tour le rhéteur Aristide célèbre le développement harmonique de toutes les parties de l'univers, et des éléments qui constituent l'ordre politique : « Petits et grands, « riches et pauvres , nobles et plébéiens sont égaux devant « la majesté de l'empereur, qui résume tous les pouvoirs et « consacre tous les droits (3). Au sein d'une démocratie qui « s étend à la terre entière, tout vient de César et tout y re- « tourne. Ce qu'est l'empereur vis-à-vis de tous les pouvoirs, « Rome le sera vis-à-vis de toules les provinces. Rome , fo- « rum commun et foyer universel , reçoit les habitants du « monde comme la mer absorbe dans son sein tous les

(1) Plinii secundi panegyricus, XXXI, XXXII... « Quàm nuncjuvat provincias omnes in fidem nostram ditionemque venisse !... »

(2) Il faut voir, dans les lettres de Pline, jusqu'où était poussée la centralisation administrative, conséquence de lunité politique. L'empereur est consulté sur les plus minces détails.

(3) « At-ccts ri otxovpivn yjipw àxptÇcrrepov iv yOr/ytrai.... -iro Trâvtwv Si 7ravra^ov t?ov àp/erai — ro/^rj xat évo^pav iaoTvç utxpov rpôf pir/av xat rrivuro; oij rpô; tt/oOkjcov, xaî ycvvatov âycvvov;. . .

« fleuves. La terre ne se partage plus entre des Grecs et des « Barbares, mais entre des Romains et des non Romains. « La majesté de la ville plane sur l'univers, et les nations « s'unissent pour demander aux Dieux l'éternité de l'em- « pire (1). »

Franchissons quatorze siècles. Le monde romain a disparu; toute une civilisation a été engloutie; une société a remplacé une société ; mais le grand nom de l'Empire n'a rien perdu de son prestige, et l'écho qui le répète n'est pas affaibli :

Vient a veder la tua Roma che piagne Vedova , sola , e di e notte chiama :

Cesare mîo, perché non m'accompagne ?

(PlIRGAT. , C. VI. )

Comme dans l'individu, dit l'auteur du traité de Munarckid, il faut l'unité d'intelligence, dans la famille l'unité de direction , dans la cité l'unité d'administration, dans l'État l'unité de gouvernement, ainsi, dans le monde, il faut l'unité de dessein, de législation et de pouvoir : car l'unité est le seul mojen , pour l'humanité , de réduire en acte toute la puissance intellectuelle qui repose dans son sein (2). D'ail-

(1) «... Kotvn rnf/«f 5» 4 aoxp»Tta... arrv xotvov. . . wuirip nrnçyne iïoLyoçyipit ffâvraç, gvt&> xai «5e Serrai pév rovç «Ç Krrùrmç yr,ç f wtnttQ

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(2) Proprium opus humani generis total i ter accepti, est actuare seuiper totaui potenliani inlellectus possibilis, per priùs ad specu-

leurs, il faut qu'il y ait un pouvoir chargé d'exercer l'arbitrage entre les Etats, et d'imposer la paix , cette première condition du progrès des urnes ; et , pour que cet arbitrage soit juste et rigoureusement impartial, il faut que l'arbitre n'ait rien à ambitionner; il convient donc qu'il soit tout-puissant; et qu'il y ait dans le monde une force unique et souveraine, un pouvoir gardien de la paix universelle , une Monarchie , un Empire (1).

Ainsi, non-seulement l'idée de l'Empire renaît dans toute sa force; mais elle s'est élevée à la hauteur d'une théorie philosophique; plus encore, d'un dogme religieux.

Quand l'ancienne Rome créait l'Empire, elle se préoccupait peu de donner à ses armes l'appui de la justice et de consacrer le fait par le droit. Dans la théorie du moyen-âge, la victoire de Rome a acquis la valeur morale du duel judiciaire; la conquête universelle est devenue le jugement de Dieu (2). Qui oserait s'insurger contre la domination de la ville souveraine? N'a-t-elle pas été consacrée par l'avéncinent du Sauveur, qui a voulu naître au moment même où

l.uidum , et secundariô propter hoc ad operandum per suaiu exlen-

sionem...

(I) Genus humanum in quietc sive tranquillitatc pacis ad proprium suum opus, quod ferè divinum est, liberrimè atque facilliinè sehabet; undc manifestum est quod pax universalis est optimum

oorum quœ ad nostram beatitudinem ordinantur Si ergô sic se

habet in singulis quœ ad aliquod unum ordinantur.... et constat quod lulum humanum genus ordinatur ad unum... ergo unum oporlet esse regulans sive regens, et hoc Monarchia sive lmperator H ici débet (De Monarchiâ, lib. 1). »

(î\ Y. toute celle théorie dans le livre 11. de Monarchtà . Uanle explique les condition* de la moralité du Duel: « El si

expiraient les derniers efforts d'une résistance condamnée (1 )? Le Christ, en se soumettant aux lois de Rome, en ordonnant de payer le tribut à César, n'a-t-il pas proclamé la légitimité de l'Empire? La monarchie romaine n'est donc que la réalisation du plan divin. Quand finira l'Empire, le monde lui-même finira; et le dernier jour de la monarchie romaine verra l'antéchrist ouvrir sur le monde les trésors de la colère divine (2).

Le droit de l'Empire n'est donc ni moins sacré ni moins incontestable que le droit de l'Église (3). Aussi , quels fléaux se sont déchaînés sur le monde , depuis que, selon l'expres-

justitia in belle succumbere nequit, nonne de jure acquirilur , quod per duelluin acquirilur?... Qui, igitur nunc adèo mentis obtusus est, qui non videat, sub jure dnelli gloriosum populum coronam totius orbis esse lucratum? »

(1) Ibid. Mêmes arguments, deux siècles plus tard, présentés par /Eneas Sylvius , dans le traité De ortu et aucloritate lmperii Romani (Ap. Goldast).

(2) V. Chronica magistri Jordanis Quare Rumunum Imperium sit honorandum. 11 y est démontré que J. C. bonora I Empire romain : « Mundum ingrediens, in mundo progrediens, ù mundo egrediens. » De plus : « Honorât Dominus Romanum Imperium in hoc, quod Romano Imperio slante et durante, non veniet.... Antechristus, Christi et membrorum ejus adversarius.... Ablato au tem Romano Imperio, erit tribulatio tanta et talis, qualis et quanta non fuit ab initio mnndi. » V. aussi /Eneas Sylvius, loco cit.: « S ta t ni breviter, dit .Eneas , non quod mihi videtur, sed quod maximi auclores, tam legum interprètes quàm sancti doctores, de Casareâ sentiant potestate , in médium aflerre. »

(3) Desinant igitur Imperium exprobrare Romanum qui se Filios Ecdesiœ fingunl; cùm videant Christum illud sic in atroque termino suœmiliti* coin probasse... {de Mon., I. I). »

sion des publicistes de l'empire , la tunique sans couture a été déchirée par des mains impies ! Navire sans pilote au milieu de la tempête , à quels naufrages n'a-t-il pas été voué (1) ! Malheur à la famille humaine qui ose nier l'unité faite par Dieu sous le sceptre de Rome !

Pensa che in terra non è chi governi , Onde si svia l'wnana famiglia!

Ainsi le moyen -âge a consacré, en la transfigurant, l'idée païenne de l'unité matérielle. En face du dogme de l'Église, une logique à outrance a posé le dogme de l'Empire. Or, ce dogme que les faits démentent partout, qui se brise contre la résistance de la plus pauvre cité (2) , plus nettement for-

(1) Quauter autem se habuerit orbis, ex quo tunica ista inconsutilis cupiditatis ungue scissuram primitùs passa est, et légère possumus , et utinam non videre ! 0 genus humanum , quantis procellis atque jacturis , quantiscjue naufragiis agitari te necesse est... ! (1. I).

Nave senza noecbiero in gran tempesta...

(2) Othon de Freysingen est le seul écrivain du moyen-âge qui n ait point partagé l'illusion générale sur rinamissibilité du droit impérial, et subi le prestige universel: « Regnum Romanorum, dit-il modestement , ex tôt alternationibus , raaximè diebus nostris , ex nobilissimo factum est penè novissimum; ut de urbe, Senatu, populoque Romano juxta poète dictum :

VU nagni statnominls ambra.

Ab urbe quippé ad Graecos , à Graocis ad Francos , à Francis ad Longobardos, à Longobardis iterùm rursùm ad Theutonicos Francos derivatum , non solùm antiquitate senuit , sed etiam ipsà mobilitate sui , veluti levis glarea , hàc illàc aquis circumjecta , sordes multipliées ac defeclus varios contraxit. Ostenditur igitur in ipso capite mundi, mundi miscria. »

{Chronic. Othonis Episcopi Friting). •

mulé au moment où l'Empire est convaincu d'impuissance, subjugue ceux-là mêmes qui seraient les plus intéressés à s'insurger contre sa tyrannie. Il pèse sur l'Italie comme le poids fatal qui l'empêche de s'élever à l'idée de nation. Dans quel but poursuivrait -elle l'existence personnelle, indépendante, nationale, que conquièrent peu à peu l'Espagne, la France, l'Angleterre? son peuple ne va-t-il pas redevenir le peuple-roi? Rome ne va-t-elle pas reprendre ses droits de cité maîtresse , jetant à l'univers du haut de son capitole les immuables volontés du sénat? « Viens donc, o César, diront à l'empereur Conrad III « les envoyés du sénat , relever l'Empire de Constantin et « de Justinien t que la Majesté Impériale, dans sa force, « se révèle aux fils des Romains. Dans la Ville, ta volonté « sera la loi. Viens rétablir ton siège dans cette Rome, tête « du monde... Tu régneras sur l'Italie et sur le royaume « germanique plus librement et mieux que les empereurs « qui t'ont précédé (1) ! »

Quoi d'étonnant dès lors, que, rattachant les siècles aux

(1) Discours des envoyés du Sénat à Conrad III, en 1145. après la tentative d'Arnauld de Brescia fOthonis Frising. Episcopi de gestis Friderici primij , cap. 28, lib. I : « Excellentissimo atque prseclaro urbis et orbis totius Domino Conrado, Dei gratiâ Romanorum Régi semper Augusto , Senatus populusque Romanus salulem et Romani Iraperii felicem et inclitam gubernationem... Et quidem Regnum et Imperium Romanum vestro à Deo regimini concessum exaltare atque amplificare cupientes , in eum statum quo fuit tempore Constantini et Justiniani qui totum orbem vigore Senatus et Populi Romani suis tenuêre manibus, reducere.... Quatenùs ea quai Caesari et I ni péri o deberentur per omnia et in omnibus obtineatis, vehementer atque unanimiter satagimus... Appropinquet

siècles , comme les anneaux d'une chaîne brisée , oubliant ces interrègnes néfastes par lesquels le malheur des temps avait séparé Augustule de Charlemagne , et Bérenger d'Olhon le Grand, les empereurs inscrivissent sur leurs sceaux et sur leurs monnaies cette devise qui maîtrisait l'histoire : Renovatio Imper ii Romanorum; que Conrad 111 , au milieu des misères d'un règne impuissant, se vantât de voir la France , l'Espagne , l'Italie , l'Angleterre , le pays danois disposés à reconnaître sa suzeraineté et à s'incliner sous les lois de l'empire (1) ; que Frédéric I er promulguant les décrets impériaux , se fît gloire de marcher sur les traces de ses prédécesseurs , les divins empereurs Constantin le Grand, Justinien, Valentin, Charles et Louis (2)? Quoi d'étonnant surtout que les chefs de la féodalité germanique,

iuque nobis imperialis celeriter vigor... Potentcr in urbo quœ caput mundi est, ut optaraus, habitare, toti ltalia; ac Regno Teutonico, onini clericorum remoto obstaculo, liberius et meliûs quàm omnes ferè antecessores vestri , dominare valebitis »

(1) Lettre de. Conrad h Jean Coninène , Olto] Frising, lib. I, cap. 23 : « Novens igitur quod omnes qui Important nostruin attendisse videbantur, coopérante Deo, potonter in noslro Imperiali jure inclinavimus... Ad hoc Francia et Hispania, Anglia, Dania, cœteraque régna Importa nostro adjacentia , quotidianâ legatione suâ , cum debitâ reverentiâ et obsequio . nos fréquentant, ad ea quaj Iiuperii nostri mandata sunt se prompta esse tam obsidibus quàm sacramentis affirmantes.. Dominus Papa, totaque Apulia, ltalia et Longobardi, de die in diem adventum nostrum desiderant... »

(2) « Nos igitur prœdecessorum nostrorum Impcratorum , magni Constantini videlicet et Justiniani et ValenUniani, nec non Karoli et Ludovici vestigiis inhaerentes, et sacras logea corum tanquàm divina oracula vencrantes (Apud Perlz, leg. 11, p. 139, cite par

princes de la maison de Souabc , héros de la noble race de llohenstaufen ou chevaliers de la famille de Luxembourg, se proclamassent perpétuellement les vengeurs de la Home d'Auguste (1), les maîtres couronnés et les dominateurs de la ville et du monde (2) ; quand , mettant l'Italie à leurs pieds , lui imprimant au front , pour la gloire de l'étranger, de sanglantes flétrissures (3) ; lui infligeant le fatal honneur detre appelée le jardin de l'empire (4) , ses plus illustres citoyens invoquaient César pour maîtriser les rebelles et serrer le frein qui domptait son indépendance :

Che val perché li racconciasse'l freno Giustiniano, se la sella è vota....

0 Alberto Tedesco, ch'abbandonni Costei ch'è fatta mdomita e selvaggia (5)/...

M. Ilmily, De sancti Romani Irnperii Nationis Germanicœ indole atque juribus , p. 12). »

Frédéric 1" écrit à Othon de Freysingen : « Divins; Providenti® clenienUà, urbis et orbis gubernacula tenemus (De gest. Frid. I, lib. II, cap. 31). »

(1) Henri VII descendant en Italie, dit encore aux Romains : « Quid me... in hanc Italiam eduxerit, nisijhm désuet i extollendi amor Irnperii. .. ? (Raynald., Ann. 1312, § XXXIV.) »

(2) Urbis et orbis coronû et dignitate perceptâ (Ann. 1156. Ap. Pertz. leg. H, p. 103).

« Eam quam decerel romanum principem et urbis ac orbis dominalorem, rêver entiam... (Radevic. L. 1, c. 6).» 11 s'agit de Frédéric 1 er .

(3) Abi sur va Italia, di dolore Ostello....

Non donna di Provincie, nia bordeilo !

i < lie I Mardin deli lmperio sia déserte.

(5) Purgat. Cant. VI.

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