‹ L'empire de TurquieChapitre 2 sur 86 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

sentée par des ambassadeurs auprès des cours étrangères, elle passait pour n'avoir qu'une existence problématique ; à tel point que M. Ubicini, dans ses Lettres sur la Turquie y dont la publication ne date que de dix ans , a d abord cru devoir se demander : y a-t-il une Turquie? Comme solution de cette question, il arrive à distinguer la population turque proprement dite, ou les Osmanlis, des populations étrangères , deux fois plus nombreuses , amalgamées dans Tempire ottoman : cette population distincte, qui forme une masse de 11,000,000 d'âmes, il la proclame brave, intelligente, honnête surtout, merveilleusement disposée au progrès, qualités bien plus propres que les traités à lui assurer son indépendance et sa nationalité. Un jugement semblable a été plus récemment porté par un voyageur français ( 1 ) , qui m'écrivait « J'ai eu (c l'avantage de me tl^ouver en Turquie au « moment du réveil de la nationalité ottomane, (f et j'ai observé de notables changements dans « les idées, les actes et les habitudes des « Musulmans; ces changements ont surpris « autant les Francs que les voyageurs étran-

(i) M. Natalis Rondot, le même qui avait fait partie de la mission de M. de Lagrenée en Chine.

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