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' France
! France Ports turcs Beflgique
?rancs.
Poils d'Angora et crins, 73,000k.
Gratine Javne {diehri\ «t noix de galle, 837,000 kil
Peaux de bœuf, d'^agnean, de chèvre et de lièvre, £10,000 k.
Tapis, 1,096 balles.
Vins du pajrs et alcool, 13,503 b.
Sel, 19,883 loaneanx. ....
Éponges, ^7i5 caisses
Drogues et nédican. 963,000 k.
Cire, 106,000 kilog
Oomme, 174,000 kilog
Graines oléagineuses, 1,125,000 kilogrammes
Le ooffîmeroe de la Syrie tend de plus en plus à se concentrer dans \e port de BeyrouL Le mouvement de la navigation de ce port et de ses Échelles, Tripoli, Saïda, Caïffa et Latakiéh, principaux correspondants d'Alep et de Damas, a présenté, en 1855 (entrées et sorties réunies), 4,256 navires jaugeant ensemble
421,676 tonneaux. La valeur des échanges effectués par Tensemble de ces ports s'est élevée à 74,876,961 fr. , dont 35,750,341 francs pour les importations, et 39,126,620 francs pour les exportations.
Salonique, situé au fond du golfe du même nom, est la capitale de la Macédoine et le port le plus important de la Turquie d'Europe, après Constantinople. Pendant l'année 1851, 509 navires, jaugeant 59,756 tonneaux, ont importé à Salonique des marchandises pour 11,064,941 fr.; 522 bâtiments, jaugeant 61,174 tonneaux, ont exporté des marchandises pour 4,566,205 fr.
Le port de Volo, à 52 kilomètres sud-est de Larisse, est la principale Échelle de la Thessalie; c'est par ce port que s'exporte la plus grande partie des produits de la province et que se répandent dans l'intérieur les denrées coloniales et Tes articles manufacturés de provenances anglaise, autrichienne, française, etc. Salonique y envoie aussi des marchandises par la voie de terre. Volo ne reçoit d'ailleurs pas directement les chargements de l'Europe occidentale ; le cabotage qui dessert le Pirée, Syra et Smyrne, sous pavillons grec, ottoman, russe, samien et valaque, les apporte sur ce marché avec les produits manufacturés de l'Archipel et de la Turquie d'Asie. La valeur totale du mouvement commercial a atteint, en 1852, 5,460,000 francs, dont 1,040,000 fr. pour les importations et 4,420,000 fr. pour les exportations.
Les relations journalières du port de Prévésa ne s'étendent, pour la majeure partie, qu'aux îles Ioniennes et aux ports les plus rapprochés, Vonitza, Missolonghi
et Fatras. En 1851, le nombre des bâtiments (entrées et sorties réunies) a été de 777 et leur tonnage de 15,129. Depuis 1857, les paquebots du Lloyd autrichien, qui ne touchaient qu'une fois tous les quinze jours à Prévésa, visitent ce port deux fois par semaine, le lundi, venant de Constantinople et de la Grèce, en route pour Corfou et Trieste, et le mardi venant de ces derniers points pour se rendre à Constantinople.
QUATRIÈME SECTION
ltffiTl8;atloii à vapeur.
La navigation à vapeur pour le transport des voyageurs et des marchandises, soit entre les différentes Échelles de la Turquie, soit entre ces Échelles et les ports de TEurope, s'effectue parle service des paquebots de plusieurs sociétés, savoir :
La Compagnie des bateaux à vapeur ottomans.
— du Lloyd autrichien.
— des services maritimes.
— des Messageries impériales.
— péninsulaire et orientale.
— anglaise de Li ver pool.
Les bateaux à vapeur de la Poste russe.
La Compagnie du Lloyd autrichien, qui a son siège à Trieste, possédait en 1857, un effectif de 68 bateaux à vapeur de la force de 13,260 chevaux et du port de 39,176 tonneaux. Les paquebots du Lloyd desservent actuellement sept lignes dans la navigation du Levant :
1^ Ligne du Levant^ entre Constantinople et Trieste-
Échelles intermédiaires : Gallipoli, Dardanelles, Ténédos, Cap Baba, Métélin, Smyrne, Chio, Syra, Pirée, Zante, Sainte-Maure, Prévésa et Corfou. Au Pire, il existe une ligne d'embranchement sur Trieste par risthme de Corinthe, Lépante, Palras, Missolonghi, Zante, Corfou, Brindisi et Ancône.
2<^ Ligne d'Anatolie ^ entre Constantinople et Smyrne.
3^ Ligne de Caramanie, Syrie et Palestine j entre Smyrne et Jaffa, en correspondance avec la précédente. Échelles : Rhodes, Mersina (Tarsous), Alexandrette (Alep), Lataquiéh, Larnaca (Chypre), Beyrout et Caïffa.
4^ Ligne d'Egypte^ entre Smyrne et Alexandrie, en correspondance avec la ligne d'Antioche,
S^ Ligne de Thessalie, entre Constantinople et Stilida. Échelles : Gallipoli, Dardanelles, Salonique, Larisse et Volo.
6^ Ligne de la mer Noire, entre Constantinople et Trébizonde. Échelles : Imboli, Sinope et Samsoun.
7^ Ligne du Danube, entre Constantinople et Braïla. Échelles : Bourgas, Varna, Soulina, Toultcha et Galatz. A Galatz transbordement sur les bateaux de la Compagnie du Danube pour Vienne.
Les chiffres suivants indiquent l'importance et les progrès des opérations maritimes du Lloyd :
ISftO.
Mouvement des Toyagfsors. . . . 816,000
— desleures il7.000
- des marchandises. . 24,484,000 kilog.
125,385,792 Lilog.
— des groupes d^espèees 113,544,006 francs
224,5i2,7W francs
L'empereur d'Autriche, par une ordonnance de date récente, vient de porter de 3,000,000 de florins, à 4,000,000 le subside annuel du gouvernement, afin de mettre le Lloyd à même de soutenir la concurrence avec les bateaux de la Poste russe et des Messageries impériales.
La Compagnie danubienne est la plus puissante entreprise de navigation fluviale de TEurope; elle dessert le cours du Danube depuis la frontière allemande de l'Autriche, jusqu'à Galatz en Moldavie, ainsi que les trois principaux affluents de ce fleuve : la Drave, la Save et la Theiss (<). Elle possédait, à la fin de 1857, 1 06 bateaux à vapeur, de la force de 100 à 400 chevaux pour la plupart, et plusieurs centaines d'autres bateaux. Elle a transporté la même année, 605,270 voyageurs, 869,205,568 kil. de marchandises, indépendamment des voitures, des meubles, des animaux vivants parmi lesquels figurent 78,190 porcs, et des groupes d'argent s'élevant à 35,964,980 francs.
La Compagnie des Messageries impériales, qui a son siège à Marseille, entretient des services réguliers entre les principaux ports de l'Italie et du Levant. Elle possède une cinquantaine d'excellents bateaux à vapeur et fait, dépuis la guerre d'Orient, une forte concurrence au Lloyd autrichien. Les départs de ses bateaux ont lieu ainsi qu'il suit :
1° Trois fois par mois de Marseille à Constantinople après avoir relâché à Malte, à Syra, à Métélin, aux
(i) Voyez aux annexes V Acte de navigation du Danube, conclu à Vienne le 7 novembre 1857.
214 L'EMPffiE DE TURQUIE.
Dardanelles et à Gallipoli. La distance en ligne directe est de 465 liencs marines (la lieue marine, de 20 au degré, vaut 5 kilomètres 8567) et de 616 lieues avec les stations intermédiaires. Â Malte, correspondance avec la ligne d'Italie par Messine, Naples, Givita-Vecchia, Livourne et Gênes. A Syra, cette ligne a un embranchement sur le Pirée, et, de ce dernier port, sur Chalcis, Salonique, Nauplie et Calamatta.
^^ Deux fois par mois de Marseille à Alexandrie et une fois tous les vingt jours de Constanlinople à Alexandrie par les Échelles de Smyrne, Rhodes, Messines, Alexandrette, Lataquiéh, Tripoli, Beyrout et Jaffa, La distance en ligne droite est de 300 lieues marines, et, avec les stations, de 548.
Gette Compagnie est chargée du transport des lettres et dépêches à destination des pays du Levant, service pour lequel TËtat lui paye une subvention annuelle.
Les paquebots à vapeur de la Compagnie péninsulaire et orientale partent tfne fois par mois de Southampton pour Alexandrie et Constantinople, en touchant à Gibraltar, Malte et Smyrne. Ils desservent une seconde ligne établie entre TÉgypte et Malle. Là, celte ligne se bifurque : Tune va droit à Malte et l'autre à Soulhampton après avoir relâché à Gibraltar.
Les paquebots de la Compagnie anglaise de Liverpool font un service régulier entre cette ville et Constantinople, Les bateaux partent deux fois par mois et arrivent en dix-huit jours à destination, après avoir touché à Gibraltar, à Malte, à Syra, à Smyrne, aux Dardanelles et à Gallipoli. La même Compagnie dessert, en outre,
deux autres lignes : la ligne de Conslantinople à Trébizonde, Samsoun et Sinope, et la ligne de Syrie et d'Egypte, entre Smyrne et Alexandrie.
Le service de la Compagnie d'Alexandrie se fait irrégulièrement ; les bateaux arrivent d'Alexandrie à Constantinople, tantôt deux et tantôt trois fois par mois, après avoir visité File de Rhodes.
Les bateaux à vapeur de la marine impériale russe font trois voyages par mois et relient Constantinople et Galatz avec Odessa et les autres parties de lempire.
En 1859, il s'est également formé en Belgique une société anonyme pour l'établissement et l'exploitation d'un service régulier de navigation à vapeur entre Anvers et Constantinople avec échelles facultatives à Southampton^ Gibraltar, Gênes, Cagliari, Messine, Malte, Beyrout, Syra et Alexandrie, D'après les clauses du contrat, les départs doivent avoir lieu tous les mois, tant d'Anvers que du Levant (1). Les navires de la Compagnie porteront le pavillon belge et auront des machines de la force de 100 chevaux au minimumy ayant capacité pour 500 tonneaux de marchandises, trente passagers de première classe et trente de deuxième, outre l'emplacement nécessaire aux machines et aux soutes à charbons. Une loi du 5 mars 1859 accorde à la Compagnie une subvention de 330,000 francs, dont 150,000 pour frais de premier établissement et 30,000 francs pendant chacune des six premières années d'exploitation.
(1) Le premier départ a eu lieu le 12 octobre 1859.
CINQUIÈME SECTION
ffoire» et marehéA.
Pour toutes les branches d'industrie de la Turquie, les foires sont d'une très-grande importance. S'il en est de même dans les autres pays où les communications sont rares et difficiles, où les relations commerciales se trouvent encore dans l'enfance, les foires ont, en Turquie, une importance beaucoup plus grande à cause des mœurs et des usages des peuples de l'Orient. Les foires présentent également un grand intérêt pour le commerce d'exportation, mais ce n'est que depuis peu d'années qu'elles commencent à être fréquentées par les Anglais et les Français.
La foire la plus considérable de la Turquie d'Europe est celle qui se tient pendant la seconde moitié du mois de septembre à Ouzoundjaova, village de la Thrace (Roumélie), situé sur la route d'Andrinople à Philippopoli,à égale distance (environ 52 kilomètres) de ces deux villes. Les négociants étrangers y envoient longtemps d'avance leurs produits et leurs commandes, et les petits marchands du pays viennent s'y approvisionner pour toute l'année, de 400 à 500 kilomètres à la ronde. La situation de ce village est des plus favorables pour la vente des chevaux, des bœufs, des vaches, des buffles^ des chèvres et des bêtes à laine, à cause des grands pâturages qui l'entourent. Cependant le mauvais état des routes et les droits élevés perçus sur les marchandises exposées en vente, empêchent le libre développement de cette foire comme de toutes les autres qui
se tiennent en Turquie. Les fermiers prélèvent à Ouzoundjaova, sur chaque personne, sans exception, une taxe de 1 piastre, et 13 p. c. sur les marchandises qui sont apportées à la foire.
Voici une indication sommaire des principales marchandises étrangères mises en vente à cette foire, en 18o7 :
Fourrures supérieures, 200 boutiques d'une valeur
moyenne de 100,000 piastres. Draps de Saxe, d'Autriche et d'Angleterre, 38 boutiques dont la valeur variait de 100,000 à 400,000 piastres. Étoffes de coton, anglaises, allemandes, suisses et françaises, environ 200 boutiques; la valeur des marchandises exposées dans toutes ces boutiques, peut s'élever à 30,000,000 de piastres (6,900,000 fr.). Produits coloniaux, environ 40 boutiques, dont 15 d'une valeur variant de 100,000 à 400,000 piastres; le reste variant de 10,000 à 50,000 piastres. Fers (du pays et étrangers), 28 boutiques, représentant une valeur de 700,000 piastres.
La grande majorité des articles d'importation étrangère appartient à TAutriche; viennent ensuite l'Angleterre, la France et la Prusse.
Les foires de Nevrocop, village dans le Rhodope, et d'Islivné, ville située dans un cul-de-sac des montagnes du Balkan, sont également renommées.
Les principales foires de la Bulgarie sont celle de Scharkeni (le Pirot des Bulgares) qui se tient le 27 août; celle d'Eski-Djoumaa, ville aux environs de Schoumla, située dans une plaine favorablement disposée pour la
nourriture des bestiaux ; celle de Karasou, non loin de Rasgrad, à 40 kilomètres nord-ouest de Schoumia. Les échanges qui se font sur cette dernière foire sont évalués à un million de piastres pour le grand commerce, et à 800,000 piastres pour le commerce de détail.
En Macédoine, de grandes foires se tiennent , en été, à Prilip et à Janina; mais la foire la plus considérable est celle de Seres. En 1852, la valeur des marchandises manufacturées et des denrées coloniales envoyées à celte foire, s élevait à 4,803,000 francs, dont 1,292,000 francs pour TAutriche, 4,260,000 fr, pour l'Allemagne et 1,950,000 pour l'Angleterre.
Parmi les foires de la Thessalie, il n*y en a que deux qui soient renommées : celle de Kumi, près de Turnawo, qui a lieu le 23 avril, et celle de Pharsale, qui se tient le 30 août; sur l'une et l'autre de ces foires la vente du bétail forme l'objet principal des transactions, notamment la vente des mulets et des chevaux. On y vend aussi beaucoup de laine; la quantité en est évaluée à 400,000 oques par an, qui s'exporte par Janina, Prévésa, Corfou et Volo, en destination pour Trieste et une petite partie seulement pour la France.
Dans les principautés danubiennes, la foire la plus renommée est celle qui se tient au mois de juin à Folticzeni, chef-lieu d'un district de la Moldavie.
Il se tient également deux grandes foires dans l'Asie Mineure, l'une dans une ville appelée Zilès, située à six lieues de Césarée : elle a lieu en octobre et dure une semaine entière; l'autre à Yapardi, dans les montagnes de la province de Césarée, à quatre journées de marche
COMMERCE. âî9
de la ville de ce nom, elle a lieu au mois d'août et ne dure que trois jours. Ces deux grandes foires sont fréquentées par les habitants de presque toutes les villes de l'Asie Mineure et de plusieurs villes de la frontière de Perse. La foire de Yapardi réunit quelquefois jusqu'à 40,000 âmes,, composées de Persans, de Grecs^ d'Arméniens, de Kurdes et de Turcs.
La foire de Balukhissar, bourgade à trois journées de Smyrne, dans la direction de Constantinople, était autrefois le rendez-vous des grandes caravanes de la Perse, de Bukara, de Damas et d'Alep. Le commerce direct qui s'est établi dans les ports de la Syrie et à Alexandrie, l'essor qu'a pris le commerce de Constantinople et de la mer Noire, a diminué l'importance de cette foire. Cependant il s'y fait toujours des affaires chaque année et les marchands de Smyrne y trouvent encore un débouché avantageux pour leurs marchandises d'Europe.
SIXIÈME SECTION
Poldft et meftares.
Les renseignements suivants concernent les poids et les mesures actuellement en usage dans la capitale de Tempire.
Poids. — L'oka (oque), unité du poids en Turquie, est compté dans le commerce pour 1 kilogr. 28556 (i). L*oque se compose de 400 drammes ou drachms (drachmes) et compte 64 grains qui valent 3 g. 2139; le grain = 50 mg. 2.
(i) D'après ud poids aotheotique, vérifié à la monnaie de Londres en 1821, Toque vaut 1 kilogr. 2829.
Le cantaro ou kantar (quintal) se compose de 44 oques ou rottel et pèse 56 kilogr. 565.
Dans le commerce du coton filé ou étoffe de coton, le cantaro, compte 45 oques, et pèse 57 k. 850.
Le rottel (poids fictif), 1 centième de cantaro, vaut 0 k. 56565.
Le batman compte 6 oques et vaut 7 k. 713.
La tonne compte 136 batman et vaut 1049 kilogr.
Le métical ou miscaly pour les essences de -rose et autres, égale 1 Vj dramme et vaut 4 g. 8208.
Le tchekiy pour Topium, égale 250 drachmes et vaut 803 g. 475.
Le tchekiy pour le poil de chameau, égale 800 drammes et vaut 2 k. 571.
Le te^y pourla soie de Brousse, égale 610 drammes et vaut 1 k. 610.
Le tckekiy unité des poids pou» l'or, l'argent, la pharmacie et les pierres fines, égale 100 drachmes et vaut 321 g. 39 ou 16 kara = 3 g. 2139.
Mesures de longueur. — L'aune des Turcs, appelée piCy se divise en 16 parties ou roupes. On distingue le grand pic, égale 0 m. 6858, pour les étoffes de laine, les draps et les tapis; et le petit pic, égale 0 m. 6528, qui sert au mesurage des étoffes de soie, de fil et de coton. Les deux pics sont invariables dans tout l'empire.
Vagatsche ou farsang^ mesure itinéraire, compte 3 berris et a 5,001 mètres; le berri vaut 1,667 mètres.
Mesure agraire. — Uhalebi égale 0 m. 7086. Les Turcs ont encore une autre mesure de superficie qu'ils appellent downowm, valant environ 45 pieds carrés. La
mesure agraire des Slaves s'appelle joutro; c'est l'espace carré qu'on peut labourer, avec une paire de bœufs, en un jour. Les Grecs ont une mesure agraire qu'ils appellent stremo, valant 65 mètres 95 centimètres carrés.
Mesures -de capacité pour les liquides. — Les liquides se vendent au poids comme les marchandises sèches, l'oque en est également l'unité; mais, dans le commerce de détail, on fait usage de mesures ayant des capacités correspondantes au poids des liquides qu'elles peuvent contenir.
Mesures de capacité pour les grains. — LeWZo de Constantinople est la seule mesure de capacité pour les grains dont lusage soit légal dans tout l'empire; il contient 35 litres 266 ; le fortin égale 4 kilos et vaut 141 litres 064. Le kilo se divise en 2 olchéks et compte généralement dans le commerce pour 22 oques.
Il est essentiel de faire remarquer que dans presque toutes les provinces de l'empire, on emploie des mesures dont les dénominations et les valeurs diffèrent avec celles indiquées ci-dessus. Le tableau suivant (i) des poids et mesures usités dans la principauté de Yalachie, en donne un exemple :
Poids.
i oka » 4 litres » 400 drammes 1 kilogramme 287
i litra= '/4oU«»iOO drammes SdécagrammesliO
1 dramme 3 centigrammes il9
i kaotar « 45 okas 57 kilogrammes 517
(1) Extrait dn rapport de M. Jacques Potimay, consul de Belgique à Bucbarest, adressé au ministre des affaires étrangères, sous la date du 3/15 octobre 4858.
Dans le commerce, on compte 79 okas pour 400 kilogrammes ou 1 oka pour 2 *U Wvres de Vienne.
Heflureu de capaelté pour lem llqatdea*
1 oka = 4 litres = 400 drammes 1 litre 095
1 litra= '/ft oka « 100 drammes 2 décilitres 799
4 dramme 0 décilitre 027
1 vadra ou vedro ^ 40 okas 4 décalitre 095
Heaurca de capaelté pour les mailèrea sèehefl.
4 banitza boisseau ( ** ^'^'"^^ ^ ^^ ""^^^ ^* "^'®' *^
1 banitza, boisseau, | ^^ ^^^.^^^ ^^ ^^^^^ ^5 litres 26
4 klla ou kilo = 400 okas 5 hectolitres 14
4 oka 0 hectolitre 012
Mesnrea de longueur»
4 stingène, toise 4 mètre 962
4 palma, palme = V<oStingène 4 décimètre 962
4 detjète, pouce = V.ooStingène 4 centimètre 962
4 linié, ligne = '/.oo. de stingène 4 millimètre 962
Hennres Itinéraires.
4 mille = 2 heures de marche = 4,000 stingènes. . . . 7,7848 mètres. 4 poste = 2 milles 45,696 mètres.
Menureu de anperfiele.
4 pogoune, arpent = 4,296 stingènes carrés.
SEPTIÈME SECTION
Monnaies.
La monnaie turque se compose de pièces d'or, d'argent et de cuivre. La piastre, monnaie courante d'argent, en est lunité : elle se divise en 40 paras, le para en 3 aspres (aqtchès); l'aspre est le Vmo de la piastre.
La piastre turque fut battue sur le modèle de celle d'Espagne et valait, dans le principe, environ 5 à 6 francs de notre monnaie actuelle. Les altérations
successives des monnaies turques ont causé, au commerce européen, des pertes considérables: en 1774, la piastre turque ne valait plus que 2 francs 60 centimes; en 1780, sa valeur était descendue à 2 francs; en 1811, à 1 franc ; en 1828 et 1829, elle était tombée à 20 centimes, somme qui était encore supérieure à sa valeur intrinsèque, laquelle n'atteignait pas même 13 centimes, La piastre turque est comptée aujourd'hui dans le commerce pour 23 centimes.
On classe les monnaies turques en trois catégories :
1° Les monnaies d'or et d'argent frappées sous les anciens Sultans et sous le Sultan Mahmoud jusqu'à une certaine époque; ces monnaies son ta des titres variables, mais acceptables.
2^ Les monnaies émises par le Sultan Mahmoud pour payer à la Russie les contributions de guerre stipulées par le traité d'Andrinople, et dont l'émission a été continuée par le Sultan Abdul-Medjid jusque vers 1842. C'est à cette classe qu'appartiennent les beschliks (1).
3^ La monnaie d'or et d'argent de bon aloi, frappée par l'ordre d' Abdul-Medjid.
La monnaie ottomane ne reçoit pas, comme dans les autres pays de l'Europe, l'effigie du souverain, mais seulement le chiffre impérial (toughra) en lettres s'enveloppant les unes les autres, mots composés des nonas et titres du Sultan, avec l'année de son avènement et l'indication de la valeur en piastres ou en paras. Pour les sommes importantes, les Tiircs comptent
(i) Bech-'lik veut dire cinq piastres»
par kis ou bourse de 500 piastres ; le kitze on chise (bourse d'or) représente une valeur de 30,000 piastres ou 15,000 secchini; le juk représente 100,000 aspres ou 833 Vt piastres.
Le seul hôtel de la monnaie est à Constantinople, dans Tenceinte du sérail et sous la direction de fonctionnaires très-entendus.
Voici la nomenclature des nouvelles monnaies d'Abdul-Medjid qui y ont été frappées :
IfOHS
DM