VALEUR (JUILLET
NOMS
DM
PIÂGBS d'or.
Pi. pa.
Vp. c.
Pi. pa.
Pi. pa.
Pi. pa.
Piastres.
Roubieh . . . .
lO(rogaé)
Adlickneof. . .
Adiick vieux . .
ii9
Yermilik . . . .
Stambol . . . .
Dbur
tf
flaineli
Mahmoodieh. .
Yazili
Youtzlik . . . .
Yermilik . . . .
Haïrieh
Da(c de l'avéneoieiit
du SuLUn i^ui H èmiii tu
NOMS
PIÈCES u'AftUENT.
VJILEUR (JUILLET 1153 )■
> ta
1187 de Phégire Abaul-QamidKban.
l^,SeUmiUiaa.
1^, Nahmoad.
l£».Ab<iul-Bledjid.
Ikilik
YuiUk
Ikilik
Allilik
Demi-altilik ....
Besehlik vieux . . .
Oeml-beschlik vieux
Besehlik de la dernière émission . .
Demi-besehiik de la dernière émission
Piastre de la dernière émission . .
AUilik
Demi-altilik ....
Medjidiéouyrmikil.
Pi pa.
Fr. c.
Pi. pa.
Pi. pa.
Pi.pa.
Pi. paras.
15àl6 00
5 10 20à^ 00 10àl2 00
Qaelques explications sont nécessaires pour Tintelligence des tableaux qui précèdent :
1^ La valeur abusive, c'est la valeur attribuée aux monnaies par les gens des bazars, par les acheteurs de marchandises européennes. C'est ainsi que la livre turque ou youtzlouky pièce d'or émise à 1 00 piastres,était donnée, en juillet 1853, en payement par les marchands; debazaràConstantinople, acheteurs de marchandises
d'Europe, moyennant 116 à 120 piastres, tandis que la valeur, au même jour, était de US piastres caïmês, ou de 101 piastres beschliks. Dans d'autres cas, l'acheteur donnait en payement des missirs d'or au taux abusif de 28 piastres. Il n'y avait pas de perte apparente, parce que le missir d'or vaut 28 piastres caïmès ; mais ces 28 piastres caïmès supposent la pièce intacte. Or, tous les missirs en circulation étant rognés, on doit faire compte pour la perte de poids, qui varie de 2 à 30 p. c.
2® Toutes les affaires, à moins de convention contraire, se traitent en caïmès, par la raison que les négociations de papier sur TEurope sont faites en caïmès; la valeur des monnaies en piastres caïmès est la plus utile à connaître, parce que les autres valeurs se règlent, à peu de chose près, d'après elle. Les monnaies s'échangent contre caïmès au cours du jour. Un yazili d'or, émis à 2S piastres, a pour contre-valeur, 5 bons de 20 piastres, soit 100 piastres papier.
3^ Valeur en beschliks ou en métalliques. Il y a, entre le caïmès et le métallique, une différence qui variait sans cesse en 1853, et qui se composait de deux éléments : l'escompte du caïmès et la prime ou agio du métallique. À ^^ ^^ ^^ ^^'^ ^^ î^^ 1853 , l's^iû en faveur du métallique était, à Ganstantinaple, de 40 p. c, contre caïmès au pair, ou de i p. c escompte^dn eaîmès déduit. En juillet 1853, l'agio étaità 14p. c, oui! p.c, escompte du caïmès déduit,«n d'autres terioep, cet agio esl le taux de la perte du papier-moniraie par rapport au métallique, et comme le métallique est luimême une monnaie avilie, qui vaut à peine la moitié
du prix pour lequel elle circule, on peut juger, par ce qui précède, de la situàtioA financière de leoipire turc. La perte était don^? de 14 p. c. en juillet 1853; elle n est peut-être pas moindre aujourd'hui. Cette dépréciation est facile à comprendre. Le gouvernement avait besoin de heschliks pour payer les soldats, les matelots, les ouvrieirs des arsenaux;, et les beschliks étaient rares. Connaissant la valeur en caïmès, on n'avait qu'à déduire i4 p. c. pour avoir la valeur en beschliks; aussi, le Aa^e/i d'or valait 1 00 piastrescaïmèset 88 p . c .beschliks .
4^ Valeur argent de banque. Les traites fournies sur l'Europe sont payées au change convenu en caïmès sous escompte de 30 p, c; le change varie, l'escompte reste fixe. Ainsi, lehaïneli d'or, qui vaut 100 piastres caïmès, égala 97 piastres aident de banque*
En résumé, la livre turque, dont la valeur d'émission était de 100 piastres, valait exactement, le 5 juillet 1853: Valeur abusive, de 117 à 120 piastres. Valeur caïmès, 115 id.
Valeur beschliks, 101 id.
Valeur argent de banque, 111 7« îd-
Ces cours variaient beaucoup. Fin juin 1853, l'agio sur le métallique était de 8 p. c. ; le 3 juillet, il était de 10 p. c. ; le 5, de 12 p. c. ; le 23, de 14 p. c.
En mai 1853,. il y avait à Salonique une différence de 20 p. c. entre le beschlik et la monnaie de compte. Le beschlik valait 6 piastres.
Les cours des monnaies étrangères ne varient pas moins; les plus répandues, en 1853, étaient les monnaies russes.
Les traites fournies sur Constântinople et payables en métallique, sont payées en espèces au cours du jour ou en caïmès, avec l'agio du métallique.
Le change se règle par paras pour les francs, par piastres pour les livres sterlings.
Au temps de l'ancienne banque, le cours de la livre sterling était fixé à 110 piastres, pour du papier à 3 mois. Quand la banque fut embarrassée, elle imposa d'abord la condition d'être couverte moitié en monnaie qu'elle prenait à un prix arrêté par elle; ensuite, elle voulut recevoir toutes les sommes demandées en métalliques également au taux de son tarif; enfin, elle ne donna plus que du papier à 4 mois. Il en résultait que le taux fixe nominal de 110 devenait du 115^ Depuis, le change a monté jusqu'à 128, et peut-être plus (i).
Il se tient, tous les mercredis, bourse à Galata, où les changes, sur les principales places de l'Europe, se règlent librement selon l'offre et la demande^. Un directeur enregistre les transactions et délivre des bulletins de change qui font foi.
Dans les principautés danubiennes, la piastre est
pareillement l'unité de la monnaie; mais ce n'est qu'une
monnaie de convention ; car elle n'existe nulle part en
réalité. La réduction des monnaies de compte en francs,
donne les résultats ci-après indiqués :
i piastre = 40 paras ou ... * . fr. 0 37
1 zwanzig (monnaie d'Autriche), = 2 "/i. piastres ou . . . 0 84
i ducat d'Autriche = 31 "Z*» piastres ou environ H 80
1 ducat hoiiandais = 31 '%. piastres ou environ ii 80
(1) Voyez aux annexes le projet de statuts d'une nouvelle banque que le gouvernement se propose d'instiluer.