‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 13 sur 367 · ÉTENDUE POPULATION · texte numérisé non relu

ÉTENDUE POPULATION

ea mill. carr. en kilont. carr.

d'Allera.

Territoire proprement dit ou

métropolitain 151,877 8,330,974 05,000,000

Possessions 224,047 12,291,217 3,800,000

Totaux ... 375,924 20,622,191 08,800,000 La Hussie, c'est la première de ces divisions qui la constitue; la seconde, malgré sa contiguïté avec elle, n'en est qu'une annexe, un territoire colonial. Sans cette dernière, l'empire serait encore absolument ce qu'il est avec elle, à cela près qu'il n'avoisinerait plus la Chine dans tout le prolongement de la frontière septentrionale de cette puissance asiatique de premier ordre, et ne serait plus riverain de l'océan Pacifique, où débouche un de ses grands fleuves, l'Amour, et qui deviendra de plus en plus une des grandes voies du commerce du monde.

I. En comparant ces chiffres avec ceux de la population, on n'oubliera pas qu'ici la Pologne, la Finlande, etc., sont retranchées.

Au reste, dans ce qui va suivre, la distinction que nous croyons devoir faire, n'a plus la même importance que dans le calcul de la population relative ou de la production relative : c'est là surtout qu'on place la Russie dans une évidente infériorité, lorsqu'on néglige d'opérer le retranchement que nous proposons.

Nous divisons notre tableau en un certain nombre de rubriques , indiquées par des caractères d'impression particuliers.

Le nom de l'État, qui se rencontre déjà, sous la forme de Twoi'a , dans les œuvres de l'empereur Constantin Porphyrogénète, auteur du milieu du Xe siècle, a été expliqué dans le volume précédent1. Son origine peut se comparera celle du nom de la France : des conquérants étrangers ont fait prévaloir le leur dans le pays soumis par leurs armes, malgré leur immense infériorité numérique et l'infériorité non moins certaine de leur civilisation. Les conquérants varèghes venus l'an 862 chez les Slaves de Novgorod et de Kief et qu'on appelait Ross ou Rouss, ont fondé une dynastie, celle de Rurik, qui , après avoir régné dans la dernière de ces deux villes jusqu'en 4240, dut l'abandonner pour établir ses différentes branches dans des principautés secondaires qui jusqu'alors avaient servi d'apanages, soit aux cadets, soit à des princes frustrés du trône principal, le trône du grand-prince. Les plus notables de ces branches régnaient soit à Novgorod, soit à Souzdal et à Vladimir sur la Kliazma, deux villes du même apanage et qui, de 1157 à 1328, furent alternativement le siège de la grande-principauté. La dynastie de Rurik ne s'éteignit qu'en 1598. À Vladimir, absolument comme à Kief, le souverain était en-

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