Voir la Statistique officielle de 1863 , p
dent (p. 254 et suiv.). Le Calendrier académique de Saint- Pétersbourg* renferme tous les ans une liste d'un millier de localités, avec indication de leur position géographique, de leur éloignement des deux capitales et du chef-lieu respectif du gouvernement, enfin de leur population2; mais ces localités ne sont pas toutes des villes, comme on pourrait le croire; il n'y en a dans celte liste qu'environ 050 qui méritent ce nom. C'est peu sans doute, mais du temps de Pierre le Grand, il n'en existait encore que 263. Aujourd'hui, comme on voit, le nombre est plus que doublé. Dans la Statistique officielle pour 1863, on a relevé 596 villes quant aux 49 gouvernements de la Russie d'Europe, et dans celle de M. de Buschen , 598. Disons en nombre rond 600 villes proprement dites, auxquelles il faut ensuite ajouter, relativement aux mêmes 49 gouvernements, 50 poçads ou gros bourgs3, et 1,326 mesletchki, c'est-à-dire petits endroits qui sont mieux que des villages. Gela ferait un total de 1,976, en nombre rond 2,000 communes urbaines, chiffres que fa Statistique officielle enfle jusqu'à 2,874, en y ajoutant certains appendices, des colonies militaires, des colonies ecclésiastiques (près des monastères, dans les poustines ou lieux déserts), des groupes entourant les usines, etc.; mais nous nous en tiendrons au total de 2,000, dont on peut vérifier encore le détail au t. II, p. 253. Ainsi 2,000 localités urbaines ou semi- urbaines, voilà tout ce que le colossal empire de Russie peut mettre en regard des