T. II, p. 376. Cf. Meiners, t. H, p. 11 et passim
4 et 5. Voir Oulojénié , chap. x, art. 94; chap. xix , art. 34.
sotnyié lioudi ou tiaglyié lioudV), etc. En somme, il n'y avait pas encore, concernant les villes, d'organisation régulière. Catherine II, dans sa haute intelligence et son zèle pour les intérêts de la civilisation , résolut de combler cettelacune et de créer le meschtchanstvo, l'ordre des bourgeois ou meschtchanines , nom qui désignait anciennement la classe moyenne tout entière, mais qu'elle réserva ensuite elle-même à la seule petite bourgeoisie, et qui resta exclusivement affecté à une section spéciale de celle-ci, composée de gens de basse condition, marchands sans faire partie des guildes et de même en dehors des maîtrises d'arts et métiers. Sous l'empereur Nicolas, beaucoup moins contraire aux réformes qu on ne le croit généralement*, on fît ensuite un pas de plus. Résolu à réorganiser les conseils de ville d'une manière qui les mît le plus possible sur la même ligne que nos conseils municipaux , il accorda à la cité de Saint-Pétersbourg, pour servir de modèle aux autres, une municipalité composée de députés de tous les propriétaires, nobles héréditaires, nobles personnels, bourgeois notables, héréditaires ou personnels, marchands de trois guildes et communs bourgeois. La même réforme fut depuis appliquée à Moscou, mais non encore aux autres villes de l'empire, auxquelles le statut est resté applicable.
Voici quelles sont les principales dispositions de ce dernier3. Dans toute commune urbaine on tient un livre des habitants {gorodovaïa obyvatelskaia kniga), où sont inscrits, suivant l'ordre alphabétique, tous ceûx d'entre eux qui y possèdent des immeubles ou qui y exercent un état