‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 155 sur 367 · Voir t. II, p. 98 et · texte numérisé non relu

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2. Buschen (p. 48) porte ce nombre â 3,749,559, soit 3,750,000.

masculin et 198,196 du sexe féminin1. C'est un singulier amalgame de personnes des états les plus divers, mais toutes exemptes de l'impôt général, sinon toujours du recrutement , et en partie étrangères (parmi celles-ci des précepteurs, des artistes, comédiens compris, des industriels), en partie indigènes, commis dans les administrations, facteurs des postes aux lettres, etc. Ils peuvent, sous de certaines réserves, s'occuper d'arts industriels et tenir boutique de leurs produits, sans avoir à payer patente. M. Schubert range aussi parmi eux les affranchis et les bohémiens, au sujet desquels il cite l'oukase du 28 septembre 1811.

Enfin la sixième et dernière classe est celle des artisans membres d'un corps de métiers', qui embrasse à la fois les maîtres, les compagnons et les apprentis; on les distingue en tsékovii et rémeslenniki*. Conformément à un règlement sur les métiers compris dans le statut (§ 117 et suiv.), ils peuvent confectionner tous les ouvrages qui sont du domaine de la maîtrise à laquelle ils appartiennent et où ils sont tenus d'être inscrits s'ils veulent travailler sur leur métier. Une pièce d'épreuve ou modèle est préalablement exigée d'eux; puis la maîtrise ou tribu (tsekh) prononce. Sans être membre d'une tribu , on n'a pas le droit de travailler avec des compagnons et des apprentis ; mais aucune tribu ne peut s'opposer à ce qu'un individu gagne son pain par quelque main-d'œuvre. Les ouvriers de fabriques, qu'ils soient ou non habitants d'une ville, sont en dehors des maîtrises et ne payent pas l'impôt. Les maîtrises se réunissent pour délibérer sur leurs intérêts et ont une caisse entretenue par des cotisations; indépendamment de leurs anciens

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