Oukase du U novembre 1824. Voir Schubert, p
procès qui les concernent doivent être instruits et plaidés dans leur langue. C'est là la troisième classe.
La quatrième est celle des citoyens notables ou d'honneur, dont il a déjà été question plus haut (p. 288) et que M. de Buschen évalue à 16,838, savoir 9,074 du sexe masculin et 7,764 du sexe féminin.
La cinquième classe est celle des bourgeois, spécialement nommés ainsi par la loi (meschtchané) , et dont la situation a été modifiée par l'oukase du 24 novembre 1824, surtout en vue d'une catégorie de petits bourgeois qui, presque inconnue encore dans la Russie proprement dite, mérite d'être comptée dans les provinces baltiques et polonaises, ainsi qu'en Bessarabie1. Dans la Russie proprement dite, on assimile aux meschtchané les raznotchintzi , c'est-à-dire les gens de toute sorte que l'on désigne en allemand sous le nom de Beisassen. Le bourgeois proprement dit vit du commerce de détail ou trafic, auquel il se livre sans être membre d'une guilde, quoique toujours en vertu d'une patente ou d'un certificat qu'il a dû se faire délivrer; commerce dont sont exclus le thé et les denrées coloniales, si ce n'est dans les affaires au dehors de la ville où le bourgeois est inscrit. Les hommes de cette classe peuvent aussi tenir des auberges, des restaurants, des cafés, des débits de spiritueux et autres boissons, des bains, ouvrir des ateliers, avoir des bateaux de rivière pour le transport des marchandises, etc. La Statistique de 1863 en fixe le nombre total, familles comprises, à 3,553,293*, savoir: 1,705,846 du sexe masculin et 1,847,447 du sexe féminin. Quant aux raznotchintzi, cette rubrique ne figure pas dans le tableau de la Statistique officielle; mais selon M. de Buschen, elle comprendrait 420,406 individus, dont 222,210 du sexe