‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 161 sur 367 · T. IX, chap. v (p 256 et · texte numérisé non relu

T. IX, chap. v (p 256 et

guerre et ensuite augmentés par l'achat et par les générations successives1. On ne voit pas clairement, dit le professeur Reutz, si les dettes devinrent aussi une cause d'esclavage. Moins circonspect, M. de Géreb'tsof a, qui parle plus longuement du servage (kabala), affirme qu'il n'était qu'une servitude temporaire, t conséquence d'un accord volontaire ou d'une condamnation pour dette, prononcée par l'autorité judiciaire. » L'ancien Droit russe renferme de nombreuses dispositions concernant les kholops ou khlops. « Un homme libre, dit encore M. de Gérebtsof, avait le droit de mettre ses enfants en servage pour un terme fixe ou jusqu'à la mort de celui qui acquérait le serf (l'esclave) ; les conditions devaient être stipulées dans l'acte qui s'appelait kabala (écriture, contrat)'. Le contrat que l'homme libre avait la faculté de consentir pour ses enfants, il avait à plus forte raison le droit de le faire pour lui-même.» Le paysan (krestianiné) était donc bien dûTérent du khlop ou esclave. Les hommes de cette dernière catégorie n'étaient pas nombreux comme ceux de l'autre. Encore une fois, le paysan n'était pas attaché à la glèbe , il n'était pas la chose, la propriété du seigneur4. Mais son existence, sans propriété , était misérable et sa position souvent de beaucoup inférieure à celle du khlop, entretenu aux frais du maître, quand luimême avait non-seulement à fournir à ses besoins et n'y pouvait suffire qu'à grand'peine, mais aussi à payer de lourds impôts8. C'est par cette raison que souvent il se voyait ré-

Page 1