T. 11 , p. 492 et suiv
4. On n'est pas d'accord sur l'origine de ce nom. Voir t. Il, p. 560, note 2. — Sur l'état des iamtchiks, voir Engelhardt , Russische Miszellen , t. IV, p 96-98; M. Tourgbénief, ouvrage cité, t. II, p. 86 et suiv.
5. Voir à ce sujet le Mémoire de Kœppen , Die Bewtihner Russlands nach Stand™, p. ill.
corporation, c'est de fournir les moyens de transport à la poste aux chevaux, à raison de trois chevaux par sept feux ou 28 individus mâles (sauf les exceptions pour le gouvernement de Pskof et autres). Néanmoins ils ne larderont pas à se confondre avec les autres paysans. En 1838, ils présentaient encore un effectif de 41,700 individus; de près de 80,000 avec le sexe féminin. Le plus grand nombre d'entre eux se trouvait dans les gouvernements de Novgorod (1 0,573), Tver, Moscou, Saint-Pétersbourg et Koursk (3,537).
Enfin dans les tableaux officiels de la population rurale figurent encore trois rubriques dont il est nécessaire de tenir compte'. Nous les reproduisons ici avec les chiffres qui s'y rapportent.
Sexe mascuJio. Sexe féininiu. Totaux.
Paysans des mines et usines métallurgiques 129,857 137,420 267,283
Paysans de diverses autres dénominations 1,179,581 1,270,771 2,450,352
Colons militaires 571,989 547,313 1,119,302
Totaux. . . . 1,881,427 1,955,510 3,836,937
Les premiers sont renfermés dans neuf gouvernements, qui, dans Tordre de l'importance des chiffres de chacun, sont les suivants: Perm (67,946 du sexe masculin et 71,252 du sexe féminin), Olonelz, Orenbourg, Viatka, ïékatérinoslaf, Tambof, Vologda, Astrakhan et Moscou (96 du sexe masculin et 54 du sexe féminin). Nous supposons* qu'il s'agit ici d'anciens condamnés, autres que sibériens ou de leurs descendants, que l'on fait travailler dans différents services, mines, salines, etc. de la couronne, et
1. Voir, au reste, les paysans de toutes dénominations et de toutes les rubriques dansKœppen, Gesammtbevolkerunr/, p. 1 70-172.
2. La Statistique officielle de 1863 (p. 309) ne donne pas les explications dont on aurait besoin.
peut-être aussi dans les établissements des steppes. Les individus de la seconde rubrique, disséminés sur la plupart des 49 gouvernements de la Russie d'Europe, paraissent être ou des soldats congédiés, avec leurs familles, ou des paysans de l'ordre civil appartenant à l'une des catégories que nous avons énumérées à propos de la neuvième révision', réseiches et tsarancs ou cultivateurs libres de la Bessarabie, cultivateurs libres des provinces Baltiques, cultivateurs israélites", etc. Enfin les colons militaires, inscrits sous onze gouvernements3 dont les principaux sont celui d'Orenbourg (296,021 du sexe masculin et 290,238 du sexe féminin), celui de Kharkof et celui de Kherson, après lesquels figurent encore ceux de Perm, Podolie, Kief, Viatka, Tauride, Saint-Pétersbourg, Moscou et Minsk, mais les quatre derniers gouvernements pour des chiffres tout à fait insignifiants, sont un débris d'une institution en grande partie abandonnée aujourd'hui et qui pour prospérer aurait eu besoin d'être assise sur des bases toutes différentes de celles qu'un despotisme imprévoyant, mais selon le cœur d'un Araktchéïef, a cru pouvoir leur assigner. Nous parlerons de cette institution avortée dans notre chapitre sur l'armée.
En résumé, la classe des paysans offre un total d'environ 55 millions d'individus, rangés dans les catégories suivantes :
1° Dans les 49 gouvernements ou provinces d'Europe.
Totaux des deux sexes.
Paysans des domaines impériaux 20,000,000
— des apanages 2,000,000
— naguère seigneuriaux 23,000,000
A reporter .... 45,000,000