Ibid., t. II, p. 528, la note
de Kaschau (1374), le roi Louis avait donné une nouvelle sanction aux franchises des villes et des bourgs, mais la jalousie des nobles ne les laissa pas néanmoins arriver à une véritable prospérité. Depuis 1496, les bourgeois, comme les paysans , n'eurent plus aucune part à la propriété de la terre, et, à peu de chose près, ils furent même exclus de la prélature; puis, sous les rois électifs, les troubles incessants, l'anarchie toujours croissante, en portant un rude coup à leur bien-être , diminuèrent aussi la considération dont ils jouissaient encore. Aux diètes, leurs députés n'exerçaient pas d'influence sérieuse et bientôt on s'abstint de les y convoquer. Les nobles restèrent indifférents au sort de la bourgeoisie jusqu'en 1790, où la diète constituante songea enfin à l'améliorer. Toutes les villes établies sur le terrain royal furent alors déclarées libres, et Ton admit également pour toutes les autres le droit à la liberté , au cas où les propriétaires voudraient abandonner aux habitants la propriété héréditaire de la terre sur laquelle elles s'élevaient. D'autres dispositions furent encore prises dans ce sens, confirmées ensuite par l'article 3 de la constitution du 3 mai 1791.
Mais y avait-il dans ces villes les éléments d'un tiers-état, même si on y avait compris le bas clergé? Alors évidemment, non; les villes étaient déchues, et c'est seulement sous le régime russe qu'elles recommencèrent à prospérer. Nulle part , dans le passé , l'esprit israélite n'a fondé les bourgeoisies1: or, près de la moitié des 1,216,000 individus indiqués plus haut et qui constitueraient ici le tiers-état , sont des juifs. Quant aux 6 ou 700,000 chrétiens composant l'autre moitié , ils sont en partie adonnés aux travaux des champs dans ces bourgades que l'on assimile aux villes,
(. Nous ne parlons que du passé, sans préjuger de l'avenir, car le progrès se montre maintenant partout, surtout parmi les israélites de France.