Voir sur ce corps, Brix , p
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les deux bataillons de ligne attachés aux mines de la Sibérie et du gouvernement d'Orenbourg. — Dans les simples villes de district et dans quelques autres encore, on entretient, au lieu de ces bataillons, des compagnies de districts, qui sont au nombre de 529. — Les compagnies d'étapes , placées le long des routes où l'on conduit le plus souvent des détenus, condamnés ou non, et dont il existe 198, fournissent des escortes aux convois. — Les troupes de gouvernements, etc., sont complétées, en temps de paix, par des hommes mis à la réforme et par des soldats de l'infanterie active, qui ne doivent pas avoir moins de trois années de service.
Bataillons de ligne, ou mieux de la ligne, c'est-à-dire des cordons militaires. Organisés en 5 compagnies , ces bataillons sont destinés à renforcer l'armée du Caucase et à remplacer les régiments actifs dans les contrées dépourvues d'autres troupes régulières, principalement dans les provinces qui longent les frontières de l'Asie. Au Caucase se trouvent 37 bataillons, dans le gouvernement d'Orenbourg, 4 bataillons et 3 demi-bataillons , et dans la Sibérie orientale, 6 bataillons; en tout, il y a 56 bataillons et S demi-bataillons. L'effectif diffère d'un bataillon à l'autre.
Artillerie des places. Elle se compose de 56 compagnies, 0 demi-compagnies et 4 quarts de compagnie. H s'y rattache 2 laboratoires permanents (à Pétersbourg et à Tiflis), 2 demi-laboratoires permanents (à Moscou et à Kief), 1 laboratoire mobile (à Novo-Ghéorghiefsk), et 2 demi-laboratoires mobiles (à Riga et à Kherson). Chaque laboratoire a une compagnie d'artificiers, et chaque demi-laboratoire une demi-compagnie.
Artillerie de garnison. Outre celui que son nom indique, elle fait le service intérieur dans les poudrières , les fabriques d'armes, etc.
Ouvriers du génie. Ce sont : la compagnie de l'arsenal île Dunabourg, 16 compagnies d'ouvriers, 6 compagnies d'ouvriers militaires du Caucase, 37 compagnies et 3 demicompagnies disciplinaires, c'est-à-dire de détenus militaires.
Troupes d'instruction. Parmi celles-ci on prépare les instructeurs pour toute l'armée, afin d'imprimer au service une impulsion uniforme. On compte un bataillon d'infanterie, un escadron de cavalerie, une batterie à pied, une batterie à cheval, et une division d'artillerie des Kosaks.
En somme, il y a 338,000 hommes de troupes locales, et le total des troupes régulières, sur le pied de guerre, s'élève à environ 1,170,000 hommes, avec 113,000 chevaux.
Troupes irrégulières. Elles sont de deux espèces , la principale est celle des Kosaks, mais il faut y ajouter les troupes irrégulières du Caucase.
1° Kosaks. Comme élément de la population, il a déjà été traité d'eux1 : ici, nous avons à nous en occuper exclusivement au point de vue de la force armée.
Quoique, par suite de l'extension de la puissance russe, les Kosaks aient un peu perdu de leur utilité primitive, ils n'en ont pas moins à jouer un rôle fort important encore aujourd'hui. Ils renforcent considérablement l'armée, fournissent une cavalerie légère incomparable, et rendent, en outre, de grands services comme défenseurs de la frontière, aux avant-postes et dans la guerre de partisans. Disposant de celte cavalerie irrégulière peu coûteuse , l'Etat n'est pas obligé d'entretenir autant de troupes à cheval régulières que semblerait l'exiger l'effectif de l'infanterie. On appelle armées (voïsko) les grandes divisions des Kosakss; ce sont
1, Voir plus haut, p. 415 et au t. II, p. 474-476, ainsi que Déviatma Révitiya , p. 247. L'historique qui les com erne se trouve au t, 11 , p. 437-473. t Voir t. II , p. 470 et 474.
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celles des Kosaks du Don, du Kouban',du Térek, de la Nouvelle-Russie, d'Astrakhan, de l'Oural, d'Orenbourg, de la Sibérie , de la Transbaïkalie et de l'Amour. Le grand - duc héritier porte le titre d'atamân de tous les Kosaks, et chaque armée ou pays a son atamàn particulier; cependant la direction des .affaires qui concernent ces peuplades guerrières est centralisée au ministère de la guerre.
Les Kosaks ne sont placés sous la dépendance des autorités militaires que pour ce qui concerne le service militaire. A cet effet, il existe une chancellerie spéciale ou étatmajor pour chaque pays, et, dans quelques-uns, tout le territoire est subdivisé en arrondissements, qui ont aussi des administrations militaires. Comme peuplades ou pays, les Kosaks ont conservé des privilèges dont ils jouissent de temps immémorial. Une certaine autonomie leur est accordée. Ainsi, un nombre plus ou moins grand (suivant les pays) de places dans l'administration est toujours occupé par des indigènes élus par le pays; tous les revenus publics, tels que le débit des boissons, du sel, du charbon de terre, etc., au lieu d'être versés au Trésor de l'État , le sont à la caisse du pays et servent uniquement à en couvrir les dépenses, fixées clans un budget spécial. Les autres privilèges sont : la possession gratuite de terres appartenant en propre aux pays des Kosaks et sur lesquelles on donne 30 décialines à chaque homme ; la liberté du commerce dans la limite du territoire et le droit de pêche dans toutes les rivières de ce dernier; enfin, l'exemption des impôts et du recrutement.
Mais, en revanche, les Kosaks sont tenus de fournir un certain nombre de régiments , de bataillons et de batteries à cheval, et de se lever en masse au premier appel du souverain. Le service est ou local, ou actif, hors du pays. En
1. Les Kosaks d'Asof d'autrefois sont maintenant réunis à ceux du Kouban.
temps de paix, une partie du contingent, ûxé par la loi est renvoyée à tour de rôle dans ses foyers. Ce roulement est rigoureusement observé, et l'on veille à ce que la charge du service soit répartie également entre tous les Kosaks et à ce que les habitants du même village ne forment pas un régiment entier. La durée du service est fixée, pour les Kosaks du Don, du Kouban et du Térek, à 22 années, dont 7 de service local; pour les Kosaks de la Nouvelle-Russie, à 25 années, dont 5 de service local; pour ceux d'Astrakhan et d'Orenbourg, à 28 années, dont 3 de service local; pour ceux de la Sibérie, à 30 années, dont 10 de service local; pour ceux de l'Amour à 35 années, dont 15 de service local, et pour ceux de la Transbaïkalie à 40 années, dont 15 de service local. Cependant ce n'est pas là un service continu , comme on pourrait le penser : car après trois ans passés sous les drapeaux , les hommes sont renvoyés dans leurs foyers sans que leurs années de service cessent d'être comptées, et ils ne retournent au régiment que quand leur tour est de nouveau venu. Par conséquent , la durée du service réel de chaque Kosak dépend du nombre des régiments que son pays est appelé à fournir. Le remplacement n'est autorisé qu'entre parents ; les Kosaks de l'Oural seuls forment à cet égard une exception : ils jouissent du droit de compléter leurs régiments par des volontaires. Tous les Kosaks sont armés et équipés à leurs propres frais et ils montent leurs propres chevaux. Les chevaux de l'artillerie toutefois sont entretenus par la caisse générale du pays, et c'est le gouvernement qui fournit à cette arme le matériel nécessaire. La caisse générale supporte aussi tous les frais d'entretien pendant la marche des régiments, des points de ralliement jusqu'aux frontières du pays. Celles-ci sont-elles franchies, les Kosaks sont aussitôt nourris, eux et leurs chevaux , par le gouvernement, qui leur donne de plus la
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solde des troupes régulières et une indemnité pour Tachât du cheval.
Voici l'état officiel de cette force militaire spéciale.
Homme* m état de porter 1rs ariii»».
Nombres à fournir.
ss m
se
Nombre au
Kosaks du Don 105,000
— du Kouban . .
- du Térek . . .
— de la Nouvelle-
Russie
— d'Astrakhan . .
— de l'Oural. . . .
Garde Armée j Garde [ Armée Garde Armée
— d'Orenbourg . . 40,000
— de la Sibérie. . 20,000
— de la Transbaï-
lv ci 1 1 6* • • • • • i
— de l'Amour. . . ?
{ Garde . • • 15,000 A .
I Armée . 12 .
actuellement «ervii.-e.
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Totaux 268,000'
Sur le pied de guerre, l'effectif est d'environ 190,000 hommes, avec 155,000 chevaux; sur ces chiffres, 63,000 hommes et à peu près autant de chevaux se rapportent aux Kosaks du Don , 42,870 hommes et 38,000 chevaux aux Kosaks du Kouban, 18,000 hommes et 5,700 chevaux aux Kosaks de la Transbaïkalie , près de 18,000 hommes et 11,500 chevaux à ceux d'Orenbourg, environ 12,000 hommes et 11,500 chevaux à ceux de la Sibérie, 11,000 hommes et autant de chevaux à ceux de l'Oural, etc., etc.
2° Troupes irrégulières du Caucase (pastoîannaia militsid). Elles se composent des éléments suivants : 3 régiments (chacun de 6 escadrons) formés d'indigènes , régiments du Térek, du Daghestan et de Koutaïs, 2,400
1. Plu» les hommes des lacunes représentés par les points d'interrogation.
hommes; escadron du Kouban et escadron de la Laba. 256 hommes ; sotnia ou compagnie du Gouria ; milices permanentes du Daghestan et de la province du Térek, bataillon irrégulier de Géorgiens. En tout, 4,000 hommes'.
Tout l'ensemble des troupes irrégulières est de 188,000 hommes avec 155,000 chevaux.
Le tableau suivant offre un aperçu général et récapitulatif de toute l'armée russe sur le pied de guerre.
Etat officiel de f armée russe sur le pied de guerre.
I. TrOlipeS régulières. ,nfanterif, c.™lerir. Artillerie. Génie. *^ ToU«.
Troupes active*. . • „ „ '
. . i rég. d'infant. . 655,471 • ,
ln"""- (taLdalimill. . 37,5« I m'm
Cavalerie 49,996 - 49,99*
Artillerie à pied < 44,959 1,184
Artillerie à cheval ... 6,918 144 f
Parcs d'artillerie 14,526 . .
Artillerie de siège 4,128 208
Bataillons de sapeurs . . ■ • 13,903
Demi-bat. de pontonnier* » < 2,796 . /
Parcs de campagne .... 274
Parcs de siège 550 . *
Tôt. des troupes actives. 692,998 49.996 70,531 17,523 1,536 881,04*
Troupes locales.
Troupes de réserve ... 95,520 18,312 4,864 3,787 64 122,433 Régiments et bataillons
déplaces 24,152 . . • 24,152
Bataillons de gouvernements, compagnies de
districts et d'étapes . . 103,500 • ... 103,500
Bataillons de la ligne. . . 60,700 ■ ... 90,700 Artillerie de places et de
garnison • > 22,681 • 22,681
Ouvriers du génie .... - • 3,900 • 3,yoo
Troupes d'instruction . . 413 201 202 . ■ 815
Tôt. des troupes locales. 284,285 18,613 27,747 7,637 64 338,ia
Total des troupes réglll. 977,283 68,509 98,278 25,160 1,600 1,169,230
1 . Nous ne savons pas si les escadrons tcherkesses de la garde sont compri* dans ce chiffre. Voir sur les Tcherkesses, Révélations , t. II, p. 299.