‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 321 sur 367 · P. 595 et · texte numérisé non relu

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4. P. 637 et 656. Plusieurs de ces matières trouveront encoreleur place au t. IV.

6. P. 183-1 9 1 et 590-595. Au bas de la page 183, il nous est échappé une erreur inconcevable. Les mots « depuis supprimé » doivent être retranchés.

tion des cultures, direction des écoles d'agriculture et autres, ' des fermes-modèles, etc.; département des forêts, etc.

Ministère de la justice. Formé d'un département unique, il comprend, en outre, les archives du ministère de la justice à Moscou, le corps des arpenteurs, la chancellerie d'arpentage et la direction des écoles d'arpentage de Constantin ei des topographes-arpenteurs. L'École de droit , dont il sera question dans le chapitre suivant, est également du ressort de ce ministère, sur lequel nous reviendrons au chap. 111.

Ministère des voies de communication. Appelé auparavant direction générale des voies de communication (pouléïsoobschlchéniya) et des édifices publics, il est, comme on l'a vu, de création récente. Le corps des ingénieurs des chaussées relève de lui. Du reste, il se compose des départements des affaires d'art, des affaires économiques, des chemins de fer, des projets et entreprises, de la révision des rapports. L'Institut des ingénieurs des voies de communication, ainsi que l'école de construction, dépend de ce ministère. Les télégraphes en ont été détachés pour entrer dans la composition du ministère des postes. Nous dirons à la fin de ce volume (chap. IV) quelques mots des chemins de fer.

Contrôle de l'empire. Nous avons déjà remarqué qu'il est organisé à l'instar d'un ministère tout à fait indépendant de celui des finances : le contrôleur de l'empire a son conseil, sa chancellerie, ses archives, etc. Le département du contrôle a trois sections, l'un pour les rapports ou comptes civils, l'autre pour les rapports ou comptes militaires, le troisième pour ceux de la marine.

Enfin, dans YAdress-Kalendar, on place encore sur la même ligne que les ministères la direction des haras impériaux, laquelle a aussi son conseil, sa chancellerie et son département1.

I. Sur les races de chevaux, voir Révélation* , t. i,r, p. Î32-Î37.

ADMINISTRATION CENTRALE

Police générale et centrale. Dans un pays en partie neuf, comme la Russie, et où les habitudes de moralité ne se sont pas enracinées dans toutes les classes, ainsi qu'elles l'ont fait dans nos pays d'Occident , au temps où elles étaient en honneur; dans un pays d'ailleurs à étendue colossale, ayant une population d'un esprit mobile; un pays, enfin, entouré d'ennemis et fréquenté par de nombreux aventuriers, la police aurait certes la plus rude tâche à remplir, lors même qu'elle maintiendrait toujours sa sphère d'action en deçà des limites que trace cette pudeur d'honnêteté qui est inséparable de l'esprit chrétien. L'exercice de cette tâche, en Russie comme ailleurs, n'est pas toujours incriminé avec justice; la qualification de Polizeistaat, familière aux publicistes allemands, n'est pas nécessairement un terme de blâme1: ce qui le prouve, c'est cet autre terme, État policé, qui implique, au contraire, un éloge. Toutefois, en Russie, l'héritage des siècles sous ce rapport n'était acceptable à un prince juste, bienveillant et placé à toute la hauteur de la civilisation, que sous bénéfice d'inventaire. La chancellerie secrète, de terrible mémoire, ne le cédait guère en barbarie à l'inquisition d'État de Ioann IV Vassiliévitch, et pourtant elle parut fort difficile à abolir. L'affreux usage de € crier le mot,» c'est-à-dire d'accuser le premier venu de haute trahison en faisant entendre ce cri : Diélo i slovo (Fait et parole)! livra souvent à ce tyran des innocents aussi bien que des coupables \ II se maintint encore longtemps après Pierre le Grand, qui transféra cette autre inquisition d'État de Moscou à Saint-Pétersbourg.

1. Elle n'eàt justement un blftme que quand Poîixeistaat est l'anlillièse de Rechtsstaat. Voir Die Gegenwart, t. VI, p. 17. Cependant celle maxime généreuse Quilibet picRsumilur bonvs, où ne souftre-t-elle pas, où n'a-t-elle pas souffert du moins des exceptions ?

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