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Uebersicht, p. 302, et Beilagen, p

2. Uebersicht, p. 230-237; Khanikof, p. 94-96. — En France, il y a dans ce moment, dans près de 5,000 écoles d'adultes, près de 110,000 élèves, et dans 369 écoles du dimanche, plus de 20,000 élèves.

3. Les priouth de Saint-Pétersbourg et de Moscou (voir Adress-Kalmdar, t. 1er, p. 551-557) paraissent être exclusivement ce que nous appelons des ci'èchei.

A. La seule ville de Paris leur consacre annuellement une dépense de plus de 500,000 fr. Strasbourg en possède une vingtaine.

chacun des départements de la France possède un de ces établissements fort connus en Allemagne sous le nom de séminaires d'instituteurs ou d'institutrices et aujourd'hui très-répandus aussi dans la Grande-Bretagne. Car dans ces pays ils sont regardés comme la base indispensable de toute organisation scolaire bien entendue. Sans écoles normales, y dit-on, point d'écoles populaires passables. La Russie, c'est un fait avoué de tous4, manque de maîtres capables ou qui comprennent leur sainte mission. Sous les auspices d'Alexandre II, le ministre actuel de l'instruction publique, M. Alexandre Golovnine, a entrepris de l'en doter, au moins dans une certaine mesure.

Déjà Catherine II, dont la sollicitude s'étendait à tout, y avait songé; la première, elle avait senti la nécessité d'une pépinière de maîtres. L'école populaire supérieure, fondée par elle -en 1783, et bientôt convertie en un séminaire d'instituteurs, forma, dans l'intervalle de 1786 à 1801 , de véritables maîtres d'école, au nombre de 425. Renouvelé en 1803, sous le nom de gymnase d'i7istituteurs* , cet établissement se fondit ensuite dans l'Institut central pédagogique de Saint-Pétersbourg, qui devint, en 1828, l'Institut pédagogique principal, mais ne répondit plus à son objet, car il formait des maîtres savants et non pas des maîtres du peuple; même sa seconde section (1838 à 1848) ne rendit pas les services plus humbles qu'on en devait attendre. Aussi fut-il supprimé dans la suite (1857). Dans la même

1. Nommément du minisire actuel de l'instruction publique, qui a, â un haut degré, l'intelligence de ces matières et le cœur qu'il faut pour les aimer. Il nous a été donné de parcourir l'excellent rapport qu'il a rédigé sur celte sorte d'établissements, rapport d'une haute portée, mais qui est encore à l'examen au sein du Conseil de l'empire. Voir aussi Projet de Règlement pour les établissements d'éducation générale, p. 135 et suiv.

2. Storch, Russland unter Mexander /., t. 1er, p. 198, et t. III, p.148. Cf. Reimers et Krusenstern.

année 1828, on ouvrit à Dorpat, au profit des provinces Baltiques, un séminaire d'instituteurs qui, dirigé conformément à son but, existe encore avec une utilité incontestable1. Jusqu'en 1864, il forma 175 maîtres d'école, dont 162 appartenaient à la classe bourgeoise ou à celle des paysans. Dans la Russie proprement dite, on se ressentit douloureusement de l'absence d'institutions organisées sur le même pied modeste et pour un travail sérieux : aussi depuis 1860 s'appliqua-t-on à y porter remède*. D'abord (25 juin 1864) fut fondé à Molodetchno, bourg du gouvernement de Vilna, un séminaire d'instituteurs pour les provinces du nordouest, et ensuite on fit ouvrir, par forme d'essai, des «cours pédagogiques * près d'une des principales écoles de district de chacune des circonscriptions universitaires de Saint- Pétersbourg, Moscou, Kasan, Kharkof et Odessa. De plus, on créa un établissement modèle en Finlande, et l'on prépara les bases d'un autre pour le royaume de Pologne. Enfin , par les soins de M. Golovnine fut rédigé un règlement pour les séminaires d'instituteurs et proposé au gouvernemont d'instituer dans chacune des mêmes circonscriptions, indépendamment de ces cours, trois séminaires organisés conformément à ce règlement, calqué sur celui concernant l'école de Molodetchno. Si les sages vues développées par le ministre dans le rapport relatif à ce grand, à cet immense intérêt sont réalisées , le pays peut en attendre les effets les plus salutaires, et à l'étranger on applaudira à ces généreux efforts.

Sont ensuite sous la surveillance de l'État et du ministre de l'instruction publique tous les établissements privés,

t. Woldemar, p. 204.

2. Khanikof, p. 91; Woldemar, p. 149; Uebersicht, p. 222-228.

tant ceux qui dépendent d'églises des cultes des différentes minorités que nous avons passées en revue, que ceux qui relèvent de simples particuliers.

Parmi les premiers, 9, dont 6 écoles de jeunes gens et 3 de filles , ont le rang des gymnases ou peuvent leur être assimilés. Ce sont, en première ligne, l'école principale près de l'église luthérienne de Saints-Pierre-et-Paul, fondée en 1762 et l'école principale près de l'église luthérienne de Sainte- Anne, l'une et l'autre à Saint-Pétersbourg et se rapportant aux deux sexes; puis celle de l'église réformée de la même ville, celles des deux églises luthériennes de Moscou (Saint-Michel pour les deux sexes, Saints-Pierre-et-Paul pour les garçons seulement), celle de l'église réformée de la même capitale pour les garçons. Ces 9 écoles donnent l'enseignement à environ 2,500 élèves des deux sexes, parmi lesquels plus de 1,000 appartiennent à la jeunesse russe , professant le culte national. A raison de leur organisation et de la qualité de l'instruction qu'on y donne , elles sont , dit l'ouvrage officiel intitulé Uebersicht, etc., du nombre des meilleures de toutes celles qui ont pour objet l'enseignement moyen. Les mêmes confessions entretiennent de plus 19 écoles primaires supérieures, assimilées aux écoles de district, avec 1,369 élèves du sexe masculin ët 754 du sexe féminin (total 2,123), et 102 écoles du degré élémentaire, avec 22,163 élèves, savoir 11,892 garçons et 10,271 filles. Seulement il faut observer que 59 de ces écoles , celles des colons allemands du gouvernement de Saratof, sont du ressort du ministre des domaines et que le ministre de l'instruction publique n'a sur elles qu'un droit d'inspection.

Au total, les confessions dont nous parlons ont 152

1. Voir sur cette excellente école le livre déjà cité de Lemmeiich, t. Il, p. 1 et suiv.

écoles, avec 27,803 élèves, dont 15,360 du sexe masculiu et 12,423 du sexe féminin. Ces écoles peuvent servir de modèles à la plupart des autres du pays*.

Les écoles des particuliers, également des deux degrés, ou, si Ton veut, des trois, savoir moyennes, primaires supérieures et élémentaires, sont au nombre de 800, avec 22,814 élèves, savoir 8,986 garçons et 13,828 filles \ Dans la seule circonscription de Saint-Pétersbourg on en trouve 315, avec environ 8,000 élèves; dans celle de Moscou, seulement 94, avec environ 2,700 élèves; dans loutes les autres, beaucoup moins.

L'éducation domestique est également sous le contrôle du ministre de l'instruction publique. Elle employait, en 1864, 1,394 personnes, dont 61 gouverneurs proprement dits, 854 précepteurs et gouvernantes, et 479 maîtres donnant des leçons particulières 8.

Établissements en dehors du ressort du ministère de l'instruction publique. Nous nous bornerons ici à leur égard à une simple énumération, mais non sans indiquer pour chaque catégorie les ouvrages ou documents où le lecteur curieux de détails pourra en puiser*.

1. Voir sur elles, Uebersicht, p. 3U, et lie U âge n , p. 333; Woldemar, p 150, 101 et 203; Khanikof, p. 103.

2. Pour les détails, voir Uebersicht, p. 315; Woldeuiar, p. 150, 183et203; Khanikof, p. 07 et suiv.

3. Uebersicht, p. 318 , et Beitayen, p. 333; Khanikof, p. 106. Cf. Knisenstern, p. 1 U- 120, et l'ouslaf du 1er (13) juillet 1834, dont nous avons sons les yeux une traduction allemande (32 pages in-8°). L'éducation hors du pays a été interdite par oukase du 18 février 1831 , en ce qui concerne les jeunes gens au-dessous de 18 ans. Voir Oldekop, Der Russische Merkur, t. I", p. 150.

L Des renseignements généraux se trouvent dans les ouvrages suivante : Kmsenstern, p. 205 et suiv.; Woldenw, p. 3 et 4, et p. 242; Khanikof, p. 151.

1° Ressort du saint - synode1. Il a déjà été (juestion , à l'occasion de l'Eglise (p. 545), des écoles ecclésiastiques de tous les degrés; cependant comme, dans les nombres indiqués , plusieurs paraissent faire double emploi avec les écoles que nous venons d'énumérer, nous tâcherons de les réduire à leur plus simple expression. Les véritables écoles ecclésiastiques sont, selon toute vraisemblance, les suivantes: 4 académies, 50 séminaires, et 8,587 écoles d'églises et de couvents. Dans ces dernières, les élèves étaient au nombre de 320,350, dont 49,087 filles; dans les autres, on en comptait environ 5 ou 6,000. L'espace manque ici pour examiner la valeur de ces écoles ; elles prêteraient à toutes sortes de critiques, s'il fallait s'en rapporter là-dessus à un ouvrage, d'ailleurs remarquable, publié sur cette matière à l'étranger par un Russe à qui elle paraît familière9.

2° Ressort du ministère de la guerre. En outre de 4 académies, dont Tune équivaut à une faculté de médecine et de chirurgie et a été fréquentée, en 1862, par 662 étudiants, et dont la seconde, l'Académie militaire, est une haute école d'état-major, ce ressort, ainsi qu'on l'a vu plus haut (p. 708-712), embrasse 7 écoles d'officiers de santé, 24 écoles militaires que l'on peut assimiler aux gymnases, enfin plus de 1,200 du degré primaire3. Ces écoles sont en

1. Krusenstcrn, p. 288-307; mais il y a , dans son énumération, beaucoup d'écoles qui aujourd'hui sont du ressort du ministère de l'instruction publique. Il en est de même des indications contenues dans le Calendrier de l'Académie cité plus haut, p. 547. Chez Woldemar (p. 245), il doit y avoir une faute d'impression: au lieu de 18,587 écoles d'églises et de eouvents, il faut, sans doute, lire 8,587. Nous ne pouvons pas tirer parti, non plus, des données de M. Khanikof <p. 151), qui paraissent incomplètes.

2. Ob oustroiitvè doukhovnykh outchitischtch v'Rossié, De l'organisation des écoles ecclésiastiques en Russie (académies, séminaires et écoles primaires); Leipzig, 1863, 2 forts vol. in-8°.

3. Krusenstern, p. 205-286. — Le règlement de l'Académie militaire, réd ig par le générai Jomini, a été publié en 1831, et nous l'avons sous les yeui. Voir aussi Oldekop, Der Russuche Merkur, t. Ier, p. 66.

voie de transformation , et il ne paraît pas possible d'en indiquer la population d'une manière précise. Le total des élèves atteignait, en 1862, 60,000, dont environ 700 du sexe féminin : c'étaient, par approximation , 3,000 du degré supérieur, 7,000 du degré secondaire, et plus de 50,000 du degré primaire.

3° Ressort du ministère de la marine. Également en transformation (comme on Ta vu p. 735) , ces écoles, qui n'avaient en 1863 que 588 élèves, mais en 1862 encore 1,152, sont d'un genre spécial qui échappe à notre classification.

4° Ressort du ministère des domaines de l'empire. A ce sujet, les chiffres du tableau de M. Woldemar (p. 243) sont loin d'être d'accord avec ceux que nous trouvons dans les publications spéciales de cette administration pour 1858*. Au lieu de 7,137 établissements de toute espèce avec 227,000 élèves portés en compte par le premier, nous ne voyons figurer dans le second que 2,527 écoles rurales, avec 155,372 élèves, savoir 109,303 garçons et 43,483 filles; plus 2,226 enfants des deux sexes qui fréquentent des écoles mixtes. Toutefois, les publications spéciales du département enregistrent en outre les établissements suivants du degré supérieur ou moyen : l'Institut agronomique de Gorygoretsk (gouv. de Moghilef), avec 112 auditeurs1, 2 écoles d'agriculture, ensemble avec 87 élèves, les 6 fermes modèles avec 425 élèves, 20 écoles d'horticulture avec 95 élèves , 1 de viticulture avec 10 ; l'Institut forestier et d'arpentage à Saint-Pétersbourg , l'école pratique du forestier à Licina (district de Tsarsko-Sélo), et 2 autres écoles forestières : ces 4 établissements avec plus de 400 élèves; G

1. Statktitcheskii Obxor. Précis statistique des propriétés de l'empire pour 1858 (1861), p. 69-4-699.

2. Il faut y ajouter maintenant l'Académie d'agriculture de Pétrulski-Kasonmofcki, aux enviions de Moscou, récemment ouverte.

écoles d'écrivains (d'économie rurale) avec 429 élèves; total de tous ces établissements de la seconde espèce : 40, avec 1,571 écoliers ou étudiants.

5° Ressort du ministère des apanages. On lui attribue1 2,175 écoles avec 36,586 élèves, dont 12,175 filles; mais nous craignons que la plupart d'entre elles ne fassent double emploi avec celles de la troisième catégorie du ministère de l'intérieur : aussi ne les ferons-nous pas figurer toutes dans notre tableau général. On énumère 1 école d'arpenteurs, 1 d'économie rurale pour les jeunes gens et 1 pour les jeunes filles, ensemble avec un total de 1,000 élèves ; puis 294 écoles de villages avec 9,424 élèves, 1,046 écoles de district ou particulières, avec 12,814 élèves, 721 écoles communales privées avec 9,128, 111 écoles près des mosquées, avec 5,120. Dans tous les cas, on ne dira pas que les lieux qui sont sous l'influence immédiate de l'empereur ou des princes de sa famille, sont les moins bien pourvus des moyens d'instruction populaire.

6° Ressort du ministère de la cour impériale et de la chancellerie particulière de l'empereur*. En premier lieu, il faut mentionner ici les 61 établissements avec 12,702 élèves, la plupart du sexe féminin , qui sont sous le patronage direct de l'impératrice régnante, Marie Alexandrovna, auguste continuatrice des œuvres de charité et de moralisation des trois nobles princesses qui l'ont devancée sur le trône et qui elles-mêmes, en particulier Marie Fœodorovna, la mère des deux derniers empereurs, ont, sous ce rapport, marché sur les traces de Catherine H\ Quelques autres éta-

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