‹ L'Empire des tsars au point actuel de la scienceChapitre 365 sur 367 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

pilai; 1,432 moururent. Sur les 53,036 naissances, 2,515 avaient un caractère plus ou moins anormal. En tout sont nés à cet hôpital, depuis sa fondation jusqu'au 1er janvier 4863, 78,562 individus. Étaient en nourrice à la campagne, en 1862, 4,029 garçons et 4,367 filles. La mortalité était de 17 p. 100. Malgré les chiffres presque prodigieux que le lecteur vient d'avoir sous les yeux, les dépenses inscrites comme afférentes aux établissements de bienfaisance qui dépendent du ministère de la maison de l'Empereur, ne dépassent pas, dans le budget de 1865, la somme de 502,871 R. A., ce qui n'est pas beaucoup plus de 2 millions de francs.

Notre tâche est remplie en ce qui concerne l'État et l'Église. Nous avons examiné , une à une , toutes les conditions et manifestations de la vie nationale et religieuse des Russes ; toute l'économie intérieure de leur colossal empire est désormais accessible à l'étude la plus sérieuse. Et qu'avons-nous vu? Une nation en progrès sous tous les rapports; un prince sage et bienveillant, favorisant ces progrès de toutes ses forces et de tous ses moyens. Sans doute, tout n'est pas fait encore, tant s'en faut ; car pour que les réformes d'Alexandre II produisent leur effet, il faut que tout le peuple s'y associe et les seconde; qu'il se les assimile, pour ainsi dire, de jour en jour. Quid leges sine moribus f Mais ce qui est fait est considérable et réjouissant; c'est un pas énorme vers la vraie civilisation, non pas d'une classe privilégiée, mais de toutes les classes sans exception. Aussi comprenons -nous jusqu'à un certain point la mâle fierté de cette réponse aux détracteurs de la Russie que nous avons trouvée, il y a quelques jours, dans un journal de Saint-Pétersbourg1, à la fin d'un article habilement

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