On dit 10,850 dans Russland unter Alexander II, p
39,339 milles carrés ou 2,159,000 kilom. carrés, ce qui est presque quatre fois l'étendue de la France. Cependant, de même que l'Algérie conquise en 1830 n'est pas à vrai dire la France, de même il faut ici faire cette distinction : moins d'un quart seulement du chiffre (474,000 kilom. carrés) se rapporte à la Russie d'Europe, et tout le reste (1,684,400 kilom. carrés) à l'Asie, c'est-à-dire aux simples possessions. La grande-principauté de Finlande y entre pour 5,472 milles carrés ou environ 300,000 kilom. carrés1, et le royaume de Pologne de 1815 pour 2,320 milles carrés ou 127,878 kilom. carrés; total, 7,792 milles carrés ou environ 428,000 kilom. carrés. Voici comment le chiffre total d'aujourd'hui se décomposerait d'après ces calculs d'acquisitions, calculs qui, faute de renseignements toujours authentiques, ne peuvent pas cadrer absolument et en tous points avec les chiffres officiels que nous avons donnés précédemment*, mais sont du moins des approximations :
Mille* carrés. Kilom. carrés.
Superficie en Europe3 96,600 5,300,000
— en Asie 269,800 14,800,000 •
— en Amérique 24,300 1,333,000
Totaux .... 390,700 21,433,000
Voici quels sont les chiffres analogues adoptés par l'Académie des sciences et reproduits dans le Calendrier de Saint-Pétersbourg pour 1861 : c'est sans doute l'Académie qui est le plus près de la vérité exacte.
1 . Après déduction de la Vieille-Finlande, que la Russie possédait déjà antérieurement.
2. T. H, p. 46. En définitive, pour l'état actuel, c'est aux chiffres donnés plus haut, p. 19-24, que le lecteur doit s'en tenir. Cf. t. II, p. 42-48.
3. Pologne et Finlande comprises, mais non le? parties transouraliques des gouvernements de Perm et d'Orenbourg.
Superficie en Europe (Finlande et Maie* carré*. Silom. carréi.
Pologne comprises) 97,247 5,333,965 1
— en Asie* 270,540 14,842,000
— en Amérique 24,298 1,333,000
Totaux .... 392,085 21,508,965
Évidemment, ce sont là des proportions à part et qui n'ont rien de commun avec ce que nous trouvons partout ailleurs en Europe. Ici, dans ces vastes plaines orientales, qu'il ne serait guère possible de démembrer, à moins d'en isoler de la mer la plus grande partie et de les faire tomber dans un complet appauvrissement, l'étendue superficielle n'a pas la même valeur que dans nos pays d'Occident, où, au lieu d'être compacte, elle est articulée3 et où, par des fleuves, des golfes et des échancrures naturelles, elle est partout mise en contact avec l'élément le plus favorable aux communications. Loin d'être une force, qu'on ne l'oublie pas, les grandes dimensions deviennent une cause d'embarras et d'affaiblissement.
Cet historique sert à expliquer la délimitation actuelle qu'il nous reste à décrire dans son ensemble, tâche qui n'est pas sans difficulté, puisqu'il s'agit d'un périmètre d'environ 11,000 lieues ou 44,000 kilomètres4. En indiquant ce péri-