‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 100 sur 359 · T. II, p · texte numérisé non relu

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ASPECT général; orographie.

bourg * aussi, sa déclivité orientale est déjà bien faible : on croit voyager, dit le voyageur par excellence, dans la plaine , et l’on ne trouve une espèce de gradin abrupt que dans la vallée de la Puyschma , affluent de la Toura , et au pont de Kamyschlof, où, dans le vaste bassin d’alluvion de Sibérie , on n’est probablement qu’à la petite hauteur de 35 toises (70 mètres) au-dessus du niveau de la mer Glaciale. Cependant , si , au centre du Moyen Oural , l’abaissement est grand , c’est ce même Moyen Oural qui , dans sa partie septentrionale, au nord de Pétropavlofsk , renferme aussi les plus hautes sommités de toute la chaîne, le Kontchakofskoï-Kamen, et son voisin à l’ouest, le Pavdinskoï-Kamen, qui s’élève sous le 59e degré de latitude.’ L'Oural septentrional s’étend du 61® au 69° degré de latitude. Même sans compter son prolongement vers les îles de Vaigatch et de Novaïa Zemlia , il a ainsi encore une longueur de près de 900 kilomètres. On pourrait l’appeler

1. Outre Pallas et Cmelin (Reine durcit Sibirien in den Jahren 1733 bis 1743, t. F, p. 112 et suiv. ), voir sur Iékatéiincbonrg, Lépékliine, Tagebuch ci ncr lieine durcit rerschiedene Provimen den tlunninchen Reichen in den Jahren 176S bin 1771, t. III; Erdmann, Reitriige, etc., t. III, p. 108 et suiv.; Erman, Reine, t. I, p. 389 et suiv.; G. Rose, Reine, t. I, p. 133-152; 1 Muller, t. I, p. 8G, etc. ; La Rue nie , la Pologne et la Finlande, p. 656; Matèriahj dlia Slalintiki, etc., 3m' partie, p. 13 et suiv. Voir aussi, dans l'Atlas de Pallas, pl. 17 du l. II, la carte minéralogique des monts Ourals; et, de même, dans l’ouvrage d'Erdmann, une carte des environs de Catherinebourg et de Béresof (dans l'Oural). — Le district de Calhcrinebourg s'appelait autrefois province d’Icelh , et passait pour le principal grenier des pays à l’Orient de l'Oural. Voir Miiller, t. I, p. 84.

2. Anie centrale, t. I, p. 445; G. Rose, Reine, etc., t. I, p. 382. L'eiploration complète de cette partie de la chaîne est encore arrêtée par le manque de routes ; il n'existe guère que celle de Solikamsk il Verkliotourié, en passant an pied du Pavdinsknî-Kamen , ce qui est la vieille route commerciale menant en Sibérie,

i et celle de Tcherdyue à Pétropavlofsk , qui est un peu plus au nord et laisse au sud, dit M. G. Rose (p. 383), le Kakvinskoî-Kamen. — Voir ce que nous avons dit de Tcherdyne, dans l’ouvrage La Runnie, la Pologne et la Finlande, p. 657.

X Oural des Vogouls , et, comme il est dénué d’arbres , hérissé de rochers, privé de richesses minérales, on le désigne aussi fréquemment sous le nom d 'Oural disert : c’est, eu effet , peut-être le coin le plus inhospitalier qui existe en Europe. A l'entrée de cette troisième partie de l’Oural, qui appartient aux gouvernements de Yologda et d’Arkhangel, du côté de l’Europe, et, du côté de l’Asie, à celui de Toholsk , la chaîne forme encore une seule masse ; mais , plus loin , elle [tarait faire pendant à sa partie méridionale , en se divisant en trois rameaux ’. Au reste , toute cette partie , sur laquelle il faut lire MM. Muller , de Humboldt , G. Kose et Murchison *, est encore peu connue.

Sous le 65e degré, s’en détache, pour courir vers N. N. E., un rameau qu’on appelle monts d’Obdorsk \ nom qui rappelle l’ancienne Obdorie du grand titre impérial*, et qui est emprunté à un endroit du district de Bérésof ( gouvernement de Toholsk), peu éloigné de l’embouchure de l'Obi dans son liman , et tout à fait hyperboréen. C’est un de ses émissaires qui s’avance dans la presqu’île samoïède, dite Mijs J aimai, qui sépare l’Obskaïa Gouba de la mer de Kara. M. Erman croit pouvoir fixer à plus de 1,500 mètres de hauteur ses principales sommités.

Un autre rameau , le Timân , étudié très-récemment par MM. A. de Keyserling1 2 3 4 5 et de Krusenstcrn fils, se détache de l’Oural sous le 02e degré , non loin du Petchora-illis , où

1. Erdmann, Retirage , t. III, p. 155, M. Murchison (p. 421) parle aussi de rameaux détachés, entre autres du mont Sablia, dont il estime la plus grande hauteur à 4,000 pieds anglais.

2. Muller, t. I, p. 101 et suiv. ; Asie centrale, t. I, p. 455 et suiv.; Abrégé de M. Lconhard, p. 350, 308 et suiv. —Voir aussi Castrcn, Voyage en Sibérie.

3. Voir Erman, Reise um die Erde, t. I, p. 688, 702 et suiv. Ce savant en détermine aussi la constitution géologique.

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