‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 13 sur 359 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

valle l’amirauté russe fit partir è cet effet cinq expéditions différentes, et c’est aux efforts des commandants Lasaref et Lülke 1 , ainsi qu’à ceux de l’académicien Bær , qu’on doit toutes les notions que nous possédons sur celte terre liyperboréenne qu’une révolution semble avoir détachée du continent voisin, quelle protège maintenant, en guise de boulevard, contre le choc perpétuel des glaçons arctiques, tout en cédant elle-même aux ravages du temps; car le froid extrême y fait crever les montagnes et s’écrouler leurs sommets.

L'ile de Yaïgatch, plus au sud et très-petite en comparaison, en est séparée par les Portes deKara ( Karskié YorotaJ, entrée de la mer de ce nom. Sa longueur est d’environ 50, et sa largeur de 17 versles; mais elle est encore moins connue que Novaïa-Zemlia, bien quelle ne soit séparée que par un détroit peu large, le détroit de Vaïgatch, de l’extrémité nord-est du gouvernement d’Arkhangel.

Plus à l’ouest, vers l’entrée de la mer Blanche , mais à une assez grandedislance de la côte, est l’ile de Kalgouïef, formée de rochers , mais couverte de marais glacés et sans mouillage sur. L’amiral Lütke lui donne une circonférence de 192 verstes*. Elle est habitée par quelques Samoièdes et quelques entrepreneurs 3 russes de chasse. On la fréquente en effet pour la chasse des. bêtes à fourrure, à graisse et à duvet. La distance depuis la presqu’île de Kanine, aussi habitée par des Samoièdes , est d’environ cent verstes.

Enfin, au fond de la mer Blanche, à l’entrée du golfe de

1. Tous deux amiraux depuis. Le dernier, ancien gouverneur du grand-duc Constantin Nikolaïcvitch , est auteur de l’intéressante relation citée dans une des

. notes précédentes , et de l’ouvrage que nous citons ci-après.

2. Heisr nach Kowaïa-Semtia , t. II , p. 395. — Voir sur l’ile de Kalgouïef un travail étendu de M. Savélicf, dans Erman, Archiv [tir wiattemchafUiche Kunde von RtusUmd, 1832, t. X, p. 302 — 318.

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