‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 132 sur 359 · Asie centrale, I. t, p · texte numérisé non relu

Asie centrale, I. t, p

aspect général; orographie.

toriques. 11 n’existe ni de montagnes, ni de mines, ni une ville de Kolyvân; mais bien, dans les plaines (steppes) de Platofsk et de Sauchkina, un petit lac de Kolyvân, dont les rochers de granité en couches nous ont offert l’aspect le plus romantique. 11 existe aussi un petit bourg de Kolyvân, 30 verstes auN.N.E. du Schlangenberg, au pied de la Sinaïa Sopka (Sommet bleu), où , de nos jours , l’on ne fond plus des minerais , mais où se trouve le grand établissement pour la coupe et le polissage des beaux granités , jaspes et porphyres de l’Altaï '. C’est près de cet établissement, dans la vallée de la Biélaïa, que, sous les auspices de l’entreprenant Nikita Démidof , dès l’année 1725 , furent construites les premières usines de cuivre*.» Ces observations, intéressantes en elles-mêmes, n’ont cependant plus la même justesse , aujourd’hui que , en vertu de l’oukase du 31 mai 1854, Kolyvân est devenu ville de district5.

La Sinaïa Sopka , dont il vient d’être fait mention , et qu’il ne faut pas confondre avec la Tchaïnaïa Sopka , est à 7 verstes au sud de l’usine de Kolyvano-Vosskrécensk. Le nom de Sommet bleu lui a été donné , parce qu’elle est presque toujours rouverte de brouillards , surtout dans les temps humides , ce qui la fait paraître de loin toute bleuâtre. Sa hauteur est considérable, selon Pallas *, quoiqu’elle ne soit pas aussi élevée que les montagnes de neige. Malgré son exposition au nord , on n’y voit pas de neige en été. Kaiser l’a mesurée : il a trouvé qu’elle avait 200 toises (400 mètres) de hauteur perpendiculaire au-dessus du niveau du lac Biéloï, qui est assez élevé.

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