‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 131 sur 359 · etc., I. II, p. 183 cl · texte numérisé non relu

etc., I. II, p. 183 cl

2. T. II, p. 178. — Voir aussi Asie centrale, t. I, p. 236, 211.

nois. Comme l’illustre voyageur, qui a eu l’avantage de voir par lui-même, M. Hitler, qui, sans avoir vu, n’ignore rien , est d’avis de rçnoncer à cette distinction, bien qu’elle ligure encore sur la carte de la Russie d’Asie , publiée en 1825 par le Dépôt topographique à Saint - Pétersbourg. Le système est beaucoup plus compliqué que cette double dénomination, fausse d'ailleurs dans ses épithètes, ne le donnerait à entendre.

Nous ne suivrons pas M. Hitler dans le labyrinthe presque inextricable où il s’engage, en multipliant les détails, on peut le dire , à l’infini ; mais , combinant ses données avec celles de l’Asie centrale, nous chercherons à répandre un peu de jour sur cette matière encore si embrouillée, malgré les travaux de ces deux grands maîtres.

L’Altaï russe proprement dit est presque entièrement renfermé dans les districts de Kolyvûn et de Biisk du gouvernement sibérien de Tomsk, ainsi que dans Yoblasth ou province kirgliiso-russe de Sémipalatinsk '. Ses limites naturelles sont : du côté de l’ouest , l’Aléï , affluent de l’Obi , qui coule du sud au nord parallèlement à la forêt de Barnaoul ( Barnaoulskoi Bor) \ au sud-ouest, l’irtysch, depuis le confluent du Narym, endroit d’où il coule au nord-ouest pour arriver à Tobolsk et se joindre ensuite à l’Obi ; du côté du sud , d’abord le Narym et ensuite la Boukhtarma , deux affluents de droite de l’irtysch , qui forment ici successivement la frontière du côté de l'empire Chinois; à l’est, le Tchoulyschmân et le lac de Téletz ( Tüetdioï) , auquel il

1. Voir Kartr rom russischen Allai île MM. Ch. Rilter et O’Etrel (1839), ainsi que hurle des Allai. schen UiUtenbesirks , dans le Voyage de G. Rose. II faut toutefois faire attention, relativement h l'une et à l'autre carte , que la division en districts n’est plus la même aujourd'hui : il n'y a plus de district de Tcharysch, ni d'Oust-Kaménogorsk : l'oukase du 31 mai 1854 a changé tout cela. Il ii’etislc plus non pins de province d'Omsk. Voir P. de Kœppen, Vorlàiifige l ebersichl der Bevulkerunq Russlands , p. 12 et 14.

aspect général; orographie.

aboutit ; enfin , au nord , si on veut élargir un peu cette frontière, le cours de l’Obi, avec celui de la Katounia, qui vient ici former ce fleuve en se réunissant avec la Biya, cours dirigé de l’est à l’ouest. M. dellumboldt recule même la frontière jusque sur la Biya. Du confluent de l’Ouba au promontoire du Schlangenberg, dit-il, le contour de l’Altaï va du sud au nord; puis, du Schlangenberg jusqu’à Sandypskoï, sur la Biya, par une longueur de fi8 lieues (marines, 378 kilom. ), la direction moyenne est du sud-ouest au nord - est. Le versant oriental est naturellement beaucoup moins tranché, parce que c’est de ce côté-là que l’Altaï proprement dit tient4 au reste du système , c’est-à-dire aux chaînes Saïanes et du Tangnou.

M. de Uumboldt donne à la limite de l’est, entre Sandvpskoï et les sources de la Boukhtarma, 84 lieues marines ( 466 kilom. ) ; il donne à l’Altaï proprement dit , circonscrit par ces contours, 4,400 lieues marines carrées (136,000 kilom. carrés) ; c’est un peu plus que l’aréade l’Angleterre.

Du côté de l’ouest et du sud , ainsi que de celui du nord , l’Altaï n’est entouré que de pays plats '. De la steppe de Baraba ', on passe à celle d’Aléisk , qui est déjà une espèce de plateau , en contournant les forêts de Kousmalinsk et de Barnaoul, pour entrer dans la forêt d’Aléïsk , entre l’Aléï et l’Ouba, celui-là affluent de l’Obi, celle-ci de l’irtysch ’. On est alors en présence de ce que les Busses appellent l’Allaï-Kolyvân , faisant partie du district des mines qui porte le même nom*. Dans le coude que forme l’Aléï , en se tournant vers le nord ,

1. Sur le niveau des différents points, voir Asie centrale , t. I, p. 2G3.

2. Voir plus haut, p. 150, et, dans l'Atlas de Pallas, t. III, pl. 19, la Carie des monts Altaisk et des déserts salins qui les avoisinent.

3. Le lecteur qui voudrait connaître plus cvacleraent les routes à suivre, pourra consulter Ritter, t. II, p. 815 et suiv.

A. Kolivàn ou Kolyvln-Vosskrécensk.

6onl les hauteurs dites Komarskaïa-Gora et Zmétn aïa-Gora. Ce dernier nom, plus connu, depuis Pallas, dans sa traduction allemande, Schlcmgcnbcrg, rappelle de grandes richesses minéralogiques*, car les minerais se trouvent ici en abondance. C’est le vrai commencement de l’Altaï du côté de l’occident; seulement il faut remarquer que la véritable direction que suivent ces montagnes , est plutôt celle de l’est à l’ouest ; elles ne commencent pas, à vrai dire, à l’endroit indiqué, elles s’y terminent, de même que sur la rive droite de l’Irtysch , entre Sémipalatinsk 1 2 et Boukhlarminsk. Le fort d’Oust-Kaménogorsk, dont le nom signifie Bouche ou Ouverture des Montagnes rocheuses ou pierreuses , fut appelé ainsi , parce que là l’Altaï s’arrête brusquement , et que l’irtysch sort comme d’un défilé de montagnes3 4.

Après avoir fuit cette réserve au sujet de la direction des lignes de faîtes , nous commençons la description de l’Altaï, du côté de l’occident , par le groupe appelé Altaï-Kolyvàn.

C’est , selon l’expression de M. de liumboldt *, un massif de montagnes, qui s’avance comme un vaste promontoire à l’extrémité occidentale des chaînes qui forment l’ensemble du système de l’Altaï ( monts Saïans et Tangnou compris ). Notre illustre conducteur ajoute : «La dénomination d’ Allaï-Kohjvûn et de district de mines et de fonderies de Kolyvân-Vosskrécensk , sont d’anciennes formules officielles, dues à des souvenirs his-

1. Sur le Schlangenberg, lat. 50° HUI", voir Pallas, Voyages, t. III, p. 308- 338; Killer, t. II, p. 580, 810-841. A la suite viennent de grands détails sur les usines de Barn’aoul , ville qui est à 280 verstes au nord du Schlangcnbcrg.

2. Sémipalatinsk, la ville des sept pavillons. Sur l'origine de ce nom, il faut voir ailler, t. II, p. 572, dans un savant et excellent travail, comme lui seul sait en donner, sur las découvertes successivement faites dans ces contrées, depuis les premiers voyages , jusqu'à celui de M. de liumboldt et celui du docteur Meyer de Dorpat, p. 564-630.

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