‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 138 sur 359 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE. 283

Kin-chân , c’est-à-dire Mont d’Or, par les Chinois, maîtres de toute cette région , voisine de la fameuse ville de Karakorum , jadis la résidence du conquérant mongol Tchenghiz-khan1 2. La Sélenga , qui débouche dans le lac Baïkal , a ses sources près de son extrémité orientale, t Depuis une haute antiquité , dit M. do Humboldt , le Tangnou a formé la limite entre la race turque , au sud , et la race kirghise ou hakas , vers le nord. Il horde le vaste bassin du haut léniccï , fleuve qui se forme par le confluent du Kemtchik et de l’Oulou-Kem » , et qui , comme on le dira plus loin , coupe la chaîne Saïane. La Tchouïa paraît en descendre , pour arroser le plateau élevé du même nom.

Montagnes Saïanes. Autre prolongement de l’Altaï russe, cette chaîne , également peu explorée encore , est renfermée entre 51° et 53°, 45' de lat. N., et paraît avoir une longueur à peu près égale à celle de la première, savoir d’environ 800 kilomètres. Elle forme pour l’empire voisin, dont les bornes de frontière se dressent dans son sein, au nombre de vingt-quatre, depuis le col deChabina* jusqu’à la ville deKiakhta, comme une seconde muraille chinoise, presque infranchissable, à cause des difficultés naturelles avec lesquelles on se rencontre. Néanmoins , la Russie défend encore de son côté sa frontière par la ligne d’Abakansk, district de Minoucinsk, qui, toutefois, s’éloigne de la vraie frontière du côté du nord de \ 00 à 300 kilom. environ3. Mais au sud , la chaîne laisse entre elle et le

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