Atlas
monts Téletzkoï ou du Téletz. En effet , elle se détache de l’Altaï de la Kalounia , au nord du lac de Téletz , là où la Biya en découle, dans le pays des Téléoutes, peuple tatar', pour s’avancer , du S. S. E. au N, N. 0. , pnr Sandypskoï , Kouznetsk, Sala'irsk et Gavrilofsk, jusqu’au delà du Berd, affluent de l’Obi, entre ce fleuve et le Tom, autre affluent plus important.
Après avoir traversé le Berd , Pallas rapporte ce qui suit* : «On entre dans un pays élevé; on y trouve des places garnies de rocs , où l’on voit à découvert des couches de schiste. On traverse le Tchorn , près du village de Mostovaïa ; on découvre une montagne qui s’élève et s’étend en pente douce ; elle est entièrement constituée de couches dressées d’un schiste verdâtre. Cette montagne est la dernière éminence de la chaîne qui s’étend ici de Kouznetsk ; c’est un bras de la chaîne des hautes montagnes (monts neigeux, selon Erman’), situées entre le Tom et le Tchoumisch ( affluent de l’Obi au sud du Berd). Le Berd et les ruisseaux qu’il reçoit y ont leurs sources. On passe ces collines au delà du ruisseau de Kamenka , à travers d’une superbe forêt d’arbres à résine , mêlés de mélèzes
et de cèdres , qui couvre toute la montagne On entre ici
dans de superbes campagnes boisées de bouleaux
En résumé, l’Altaï russe, qui court lui-même de l’est à l’ouest, il est vrai, avec toutes sortes d’entre-croisements, envoie vers le nord , dans le voisinage du lac de Téletz , sous le 80° degré de longitude , une chaîne qui doit avoir de 450 à 500 kilom. de long, et qui sépare le bassin de l’Obi du bassin du lénicéï.