Reise, t. II, p
2. Huhen (1er Oerter un ariatischen Russland, barumetrisch beslimmt, 1805-1807.
3. T. IV, p. 267 ; voir aussi Ritter, t. III, p. 259, et Humboldt, Asie centrale , t. I , p. 359 et suiv. Cocbrane , qui a fait 5 peu près le même chemin
aucune couche régulière de rochers dons toute l'étendue de cette chaîne. Les rochers sont entassés les uns sur les autres , sans ordre, gros et petits pêle-mêle. Ils sont couverts de
mousse Ces montagnes manquent d’eau généralement.
Leurs forêts sont composées en plus grande partie de mélèzes et de bouleaux nains. On remarque des bouleaux blancs et des pins dans la partie sud-est et le long des ruisseaux , dont les bords sont couverts de sapins blancs et de sapins rouges entremêlés. »
Kiiingan-Onôn ou Khingân occidental. On lui donne ces épithètes, ainsi que celle de Grand Khingan, adoptée de préférence par M. Ch. Hitler, pour le distinguer du K hingàn oriental ou aussi Khingân Petcha (sur la carte de M. de Humboldt), qui, courant du sud au nord dans l’empire Chinois , sépare la Mongolie de la Mandchourie, et forme l’escarpement oriental du plateau désert de Gobi , ainsi que la limite occidentale du bassin de l’Amour.
Nous n’avons pas à nous occuper de ce dernier Khingân , qui ne touche point à la Russie, telle qu’elle est aujourd’hui limitée, c’est-à-dire, n’arrivant plus, ou n’arrivant pas encore, sur la ligne de l’Amour1. Il ne parait même pas lié à l’autre, quoi qu’ils semblent vouloir se rapprocher l’un de l’autre du côté du sud ; et par le parallèle de l’Durga , c’est-à-dire , du côté méridional , ils sont même séparés par une distance de 850 à 900 kilomètres. M. de Humboldt trouve, avec raison, qu’il est dangereux de les confondre sous une même dénomination.
que Pallas, semble 3 peine avoir vu des montagnes ( Fus freine ilurrh Hussland, p. 400). — Sur la partie plus méridionale du lablonnoi, voir Pallas, t. IV, p 652.
1 . Voir ce qui a été dit plus haut (p. 84 et 85) de la ligne de l'Amour. — Quant 3 ce Khingân chinois , qui semblerait mériter le nom de Grand Khingân plutôt que sou homonyme, on peut consulter à son sujet Hitler, Géographie, I. II, p. 101, 485; Humboldt, Asie centrale, t. |, p. 356 et 357. Quelques géographes écrivent Khing- khan.
ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE
Le Khingân-Onon , ainsi surnommé parce qu’il longe d’assez près la rive droite de l’Onôn-Chilka , doit seul nous occuper ici un court instant. Comme celle du iablonnoï Khrébelh auquel il est parallèle , sa direction est de 0. S. 0. à E. N. E. Pallas 1 décrit la route qu’il suivit pour y arriver à travers les villages des Toungouses. Il parle de hauteurs assez élevées même en deçà de l’Onôn. Les montagnes qui bordent cette rivière, dit-il , sont composées de rochers et couvertes de sable. Elles étaient émaillées de fleurs dès le commencement du mois de juin. C’est aussi Pallas qui , dans un autre de ses ouvrages , cité par l’omniscience de M. Ritter’, a fait, après Messerschmidt, voyageur dont nous avons le journal relatif à l’année 1724, l’observation suivante d’un grand intérêt pour la géographie botanique et zoologique. On sait, dit-il, qu’en Sibérie, quoique cette région s’étende, vers le sud, à l'entour de l’irtysch et du Baïknl , jusqu’au 50° parallèle , il n’y a ni chênes ni noisetiers : ces végétaux répandus sur toute la Russie d’Europe, jusqu’à la rive orientale de la Kama, et qui sont même encore communs sur le penchant occidental des monts Ourals, s'arrêtent près de cette chaîne, en même temps que disparaissent aussi les écrevisses, les carpes, les brèmes, les truites, les lutréoles , les rats domestiques , etc. Mais quand , depuis la croupe montagneuse qui sépare la Daourie et le district de Nertchinsk de celui de Sélenghinsk , on voyage vers l’est , on retrouve dans les eaux que l’Amour entraîne dans l'Océan oriental , des écrevisses et des carpes, et près du Khingàn-Onôn, des chênes et des noisetiers.
A ces surgissements appartient l’Adon-Scholo , voisin de la petite ville russe d’Akchinsk, et connu par ses bérifs, peu précieux pourtant , et que Pallas 5 appelle des cristaux de