‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 150 sur 359 · Sibiritche lleiiai . I. II, p · texte numérisé non relu

Sibiritche lleiiai . I. II, p

CHAPITRF III.

pour le tracé de la carte de Hitler et O’Etzel , où , à la suite du premier et vrai lablonnoï , vient le Stanovoï , au delà de l’Ingoda, encore dans le gouvernement d’Irkoulsk; mais au delà de ce gouvernement , sur les confins de l’empire Russe et de l’empire Chinois, là où le Toughir et l’Olegma ont leurs sources , recommence le lablonnoï, des Russes, est-il dit, et que les Chinois appellent Khing-Khan-Tougourik.

D’une nomenclature ainsi entendue , il ne peut sortir que la confusion. Si le lablonnoï - Khrébeth , comme tous le veulent, commence au Kentéï , il faut le continuer jusqu’à la province de Iakoutsk et aux sources du Toughir , ou jusqu’au point où le Vitim, après avoir coulé au nord-est, tourne vers l’ouest. Jusqu’à cet endroit presque, il est accompagné, au delà de l’Onôn-Chilka, par le Khingân occidental ou Khingàn-Onôn , comme l’appelle M. de Humboldt , qui lui est parallèle du côté du sud-est. Au delà du même endroit, aux confins du pays des Iakoutes et de la Daourie chinoise , court , au nord et à l’est , le Stanovoï, qui , chose étrange , manque entièrement sur la carte géognostique de M. Erman'. Il s’avance jusqu’au delà de l’Aldân , et là commencent les monts d’Aldàn qui côtoient la mer d’Okhotsk.

Ainsi, le Iablonnoï-Khrébeth est, pour nous, cette chaîne qui , séparant la Daourie baïkalique de la Daourie de Nerlchinsk , court au nord-est depuis le Tchokondo , ou même , si l’on veut, depuis le cours supérieur de l’Onôn, jusqu’au pays des

1. En revanche , la chaîne qui pari du Kentéï pour s'avancer vers le nord-est, porte tout enlière le nom de lablonruü-Gebirge. — Dans le grand Allas russe, en 75 feuilles ( i 823 ) , on appelle aussi lablonnoï- Khrébeth la chaîne limitrophe jusque vers les sources de l’Aldàn, où commence, pour la prolonger vers l'est, le Stanovoï - Khrébeth ; mais alors on ne donne pas ce nom â la ctiaine intérieure qui part du Kentéï , et il n'y en a pas deux du même nom à un grand intervalle l’une de l'autre. Le premier lablonnoï est alors la chaîne du Tchokondo, ou elle porte tel autre nom. De cette manière aussi , on peut échapper i la confusion. Voir carte 56 c.

ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE. 305

Moules et jusqu’aux sources du Toughir , qui sont presque à égale distance du Vilim et de la Chilka.

M. Erman 1 2 croit pouvoir l’appeler aussi chaîne de Nei'tchinsk; mais il nous semble préférable de réserver celte dénomination, accessoire et explicative , ou Khingân-Onôn ou Khingàn occidental , à moins qu’on n’aime mieux l’appliquer collectivement à ces deux chaînes parallèles entre elles , que rien n’empêche de regarder comme appartenant à un même système.

Quoi qu’il en soit, celle du lablonnoï Khrébeth se prolonge, dans les limites indiquées, en une ligne d’environ 650 kilom. Nous avons déjà dit qu’elle n’est pas haute. Sur plusieurs points elle ne présente qu’un plateau servant à partager les eaux entre les affluents de l'Amour, ceux de la Sélenga et ceux île la Léna. Pansner* en a déterminé quelques points. D’après M. Fuss, le col par lequel passe la grande roule de Verkhnéi-Oudinsk à la ville de Nerlchinsk , entre les sources de la Konda et Tchitanskoï, sur l’Ingoda, a cependant déjà 572 toises (1 ,144 mètres) d’élévation absolue, et sur d’autres points on a trouvé 1,450 mètres. Et si la chaîne n’est pas haute, elle n’est pas non plus bien large : là où la même route de poste la traverse, elle n’a guère que 20 kilomètres.

Celle chaîne , dit Pallas , qui , explorant les bords élevés de l’Ingoda, se rendit de Tchitinsk à Akchinsk, cette chaîne est en plus grande partie d’une hauteur médiocre, et sur plusieurs points elle est adossée à des montagnes plus élevées, dont quelques sommets sont couverts de neige pendant tout l’été. «Une chose surprenante, ajoute-t-il3, c’est qu’on n’aperçoit

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