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4. Annuaire du Journal de» mine » de llustie. Saint-Pétersbourg, 1840,
HYQR0GRAPH1E ; LACS.
dessus de la première de ces mers. C’esl une longue steppe que ce plateau, et voici comment le capitaine Mouravief, aujourd’hui général en chef et vainqueur de Kars', la décrit: «C’était, dit-il, l’image de la mort ou plutôt de la désolation après un grand bouleversement de la nature. On n’y découvrait ni quadrupède ni oiseau; nulle verdure, nulle plante n’y récréait la vue; à peine rencontrait - on de distance eu distance des emplacements où de chétifs buissons croissaient avec peine . . . Telle fut ma triste existence pendant seize jours, au milieu de ce désert, l’effroi de la nature.» Et pourtant les caravanes le traversent assez fréquemment pour aller d’Orenbourg à Khiva ou à la riche ville de Bokhara el vice- versa. Hommaire de Ilell* compte, pour le dernier voyage, 1,600 kilomètres. Au lieu de choisir pour point de départ Orenbourg , on peut aller par la mer Caspienne et débarquer près du cap Tuk Karagàn ou plutôt au fond «lu golfe de Manghischlak \ De là à Khiva , il y a , suivant le même auteur , 800 kilom. , et l’on met pour parcourir cette distance , terme moyen , de vingt - huit à trente journées de chameau. Outre ces deux routes de caravanes , il en existe encore une troisième , un peu plus courte , celle qui aboutit à la baie de Balkhan.
Les lacs de la région des Kirghises-Kaïssaks sont petits, mais nombreux. Parmi eux cependant , il y en a un , grand comme une mer, le Balkasch, que nous y comprenons, quoiqu’il fasse partie déjà du gouvernement de Tobolsk*. Ces petits lacs
Introduction, p. 50. — Voir aussi sur ce plateau, Meyendorff, Voyage d’Orenbourg à Boukhara , Paris, 1826, in-8°, et Eversmann, Reise van Orenbury nach Boehara, Berlin 1824,in-4°. '