Eichwald, p
3. Voir pour les détails zoologiques et pour la flore, Eichwald, p. 513.
HYDROGRAPHIE ; LACS. 357
Le Goktchaï s’étend du nord-ouest au sud-est. Arrivé par le premier côté, on n’a qu’une verste et demie à faire, sur un radeau, espèce de pont volant, pour arriver à nie de Sévanga , formée de rochers de trachvte et n’ayant qu’environ 2 verstes de circuit. Elle renferme plusieurs couvents arméniens, construits en lave. Un autre couvent, que Parrot appelle Kégartha , se trouve au milieu des forêts dans le voisiuage du lac.
Les bords de ce dernier font partie avec Erivàn , Etchmiadzine et Ani, l’ancienne capitale1, de la terre classique des Arméniens, vieux peuple, depuis si longtemps privé de son indépendance et qui s’en dédommage par les affaires lucratives dont le commerce lui procure l’occasion. Du temps des rois, une multitude de villages ornés de belles églises chrétiennes entouraient le Sévang ; mais la plupart ont disparu , avec une partiede la population , par suite des guerres dévastatrices auxquelles ce pays fut incessamment en proie pendant une série de siècles; cependant les voyageurs en comptent encore cinquante-trois, les uns arméniens, les autres tatars.
Nous avons déjà fait connaître plus haut (p. 255) la direction que prend la grande route de Tiflis à Goumri ou Alexandrapol, puis de là à Erivàn par Kara-Klissa, dans le Bambaki, où l’on se trouve en pays arménien. D’Erivàn, il ne faut qu’une journée de marche pour arriver sur les bords du Sévang: on remonte la Zenga jusqu’à sa sortie du lac, et plus d’une fois on la passe. La même route nous est décrite par le professeur Eichwald, qui a fait le voyage du Goktchaï. Il se rendit à cheval de Tiflis à Kodi, 25 verst. , puis à Choulavéri, 31 verst., à Samisti, 18 verst., à Arbiutzkoï, 22verst.,
1. Voir sur les ruines d'Ani, dans le Chouraghel, Riller, t. X, p. 439-148; Koch, t. 11, p. 382, et Bulletin de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, sciences historiques, philosophiques et politiques, t. 11, n° 24, t. VI, n° 133.
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à Djalal - ou Djélal -Oglou, encore 22 verst., d’ou il gagna Kara-Klissa, 40 verstes Total de la distance, 158 verstes.
11 a été dit que le Goktchaï est l’unique grand lac de la Transcaucasie. Quelques petits ont été signalés dans le Daghestan, et nous accorderons au moins une mention à celui de PaUastom dans la Mingrélie, l’ancienne Colchide, à cause de ce nom même, qui, d’origine grecque sans doute, paraît corrompu de Palcostoma , vieille embouchure. Le Petcliori traverse ce lac et lui ménage un écoulement dans la mer: peut-être les anciens l’ont-ils confondu avec le Rion moderne, si célèbre parmi eux sons le nom de Phase’.
Région de la steppe des Kiiigiiises-Kaïssaks. Nous en avons donné une description succincte8, et l’on a pu voir qne cette triste patrie des nomades a une étendue de plus d’un million de kilomètres carrés. On l’appelle aussi le bassin Aralo - Caspien , car il s’étend depuis les bords de la mer Caspienne , par-dessus la mer d’Aral , jusque vers le grand Ralkasch dont il sera question dans un instant. C’est, comme on s’en souvient , avec le gouvernement voisin d’Astrakhan ot une partie de celui de Stavropol, la plus grande dépression continentale de l’Ancien-Monde; et néanmoins une espèce de surgissement y établit la séparation des eaux entre les rivières de la steppe qui , comme le Sara - Sou , suivent la direction du sud , et les affluents de l’irtysch qui coulent , avec ce grand affluent de l’Obi, au nord vers la mer Glaciale. Du reste, le plateau de l’Oust-Ourt, entre la mer Caspienne et l’Aral, composé de couches horizontales de grès et de calcaires d’une formation beaucoup plus récente que les roches primitives de l’Oural4, s’élève jusqu’à 200 mètres au-