Voir Asie centrale, t. II, p
A. Ce mot turc, qui signifie mer, s'écrit tantôt Tenghiz, tantôt Uenghiz,-et aussi Deniz ou Degniz.
HYDROGRAPHIE ; LACS
enfin le Saumal - Koul. Puis, au nord de l’Oulou - Tenghiz , le Tchoubar- Tenghiz, et plus loin, au nord - est, le Kourgdldjine- Tenghiz , qui reçoit la Noura, peu éloignée du cours supérieur de l’Ischini. Ces lacs, pour la plupart salants, sont souvent désséchés par les chaleurs de l’été, et laissent à découvert des cristallisations qui brillent au soleil comme un amas de pierres précieuses.
Sur l’isthme des Troukhmènes, à l’entrée de la presqu’île de Manghischlak , est le lac salant de Kagan.
Arrivons enfin au plus grand de ces lacs. Le Balkasch ', appelé aussi Teniz ou Denghiz, Mer, par excellence, est au point où la steppe des Kirghises, après avoir confiné avec les khanats du Turkestan , touche à la fois aux limites de l’empire Russe proprement dit et à celles de l’empire Chinois, sous 47° à 40° de lat. N., entre 72° et 97° de long, orientale 11 est à peu de distance au nord del’Issi-Koul ouTemourtou- Noor’, qui, bordé de montagnes, appartient exclusivement au second de ces empires. Les eaux du Balkasch sont salées, et, après l’Aral et le Baïkal, il est le plus grand lac de l’Asie, ayant au moins 200 kilom. de long. M. A. de Humboldt lui attribue une circonférence de 944 kilomètres *. Le Tchenghiztaou, montagne de la steppe, n’est pas très-éloigné de son extrémité orientale, vaste golfe couvert de roseaux et séparé du reste du lac par une langue de terre très - allongée qui s’avance du sud - est au nord - ouest. Plusieurs cours d’eau apportent leur tribut au lac Balkasch, particulièrement l'ili,
1. Balkasch-noor parait signifier, en kalmuk, Grande Eau. En turc, on dit aussi Ak-Tenghii, mer Blanche, et Ala-Tenghii , nier Vermeille ou Bigarrée.
2. D’après la carte de Kiepert, Turan oder Türkislan. D’après la carte de Pansner, il no s’étendrait que sur I degré */4. Voir Ritter, t. II, p. 399 et la carte de Ritter et O'Etzel, Karte von Hoch-Asien, livr. I, n° 2.